Chapitre 1114 minIntermédiaire
Cryptographie post-quantique : ce qui change
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- dire quels algorithmes un ordinateur quantique menacerait ;
- expliquer la menace « récolter maintenant, déchiffrer plus tard » ;
- citer les standards post-quantiques et la position de l'ANSSI ;
- repérer un échange de clés hybride dans une connexion TLS ou SSH, et prioriser une migration.
6 exercices corrigés
La cryptographie post-quantique désigne les algorithmes conçus pour résister à un futur ordinateur quantique capable de casser RSA, Diffie-Hellman et les courbes elliptiques. Ces algorithmes fonctionnent sur les ordinateurs actuels ; ils sont normalisés depuis 2024 et déjà utilisés, en combinaison avec les algorithmes classiques, dans les connexions HTTPS et SSH. Ce chapitre explique ce que menacerait un ordinateur quantique, pourquoi il faut agir dès maintenant, quels sont les nouveaux standards et ce que recommande l'ANSSI. C'est un sujet de veille technologique, idéal pour ton E5, plus qu'une notion d'E7.
Ce qu'un ordinateur quantique changerait
Un ordinateur quantique ne calcule pas « plus vite » en général : il résout plus vite certains problèmes précis. Deux algorithmes concernent la cryptographie :
- l'algorithme de Shor (1994) factorise les grands nombres et calcule les logarithmes discrets en un temps raisonnable. Il casserait RSA, Diffie-Hellman et la cryptographie sur courbes elliptiques, c'est-à-dire tout l'asymétrique actuel ;
- l'algorithme de Grover (1996) accélère la recherche exhaustive : il réduirait en théorie de moitié le nombre de bits de sécurité d'une clé symétrique ou d'une fonction de hachage.
| Mécanisme | Effet d'un ordinateur quantique suffisamment puissant | Réponse |
|---|---|---|
| RSA, DH, ECDH, ECDSA, Ed25519 | Cassés (Shor) | Remplacer ou combiner par des algorithmes post-quantiques |
| AES-128 | Affaibli (Grover), mais en pratique encore solide selon l'ANSSI | Préférer AES-192 ou AES-256 pour une protection longue |
| AES-256 | Sûr | Rien à changer |
| SHA-256 | Sûr en pratique | SHA-384 recommandé pour une sécurité post-quantique |
Le qubit et l'algorithme de Shor, en bref. Un bit classique vaut 0 ou 1. Un qubit peut se trouver dans une superposition des deux états, et plusieurs qubits peuvent être intriqués : un calcul agit alors sur toutes les combinaisons à la fois. Ce n'est pas une recherche exhaustive gratuite, car la mesure finale ne donne qu'un seul résultat ; il faut un algorithme qui fasse ressortir la bonne réponse. Shor en fournit un pour la factorisation : il ramène le problème à la recherche de la période d'une fonction, qu'une transformée de Fourier quantique révèle efficacement, et de cette période on déduit les facteurs premiers de n, donc la clé privée RSA. Le même principe s'applique au logarithme discret, sur lequel reposent Diffie-Hellman et les courbes elliptiques.
Personne ne sait quand un tel ordinateur existera, ni s'il existera : les machines actuelles comptent trop peu de qubits, et trop instables, pour menacer une clé RSA réelle. Les estimations parlent de la décennie 2030 ou au-delà, avec une forte incertitude. Les ressources nécessaires baissent pourtant à mesure que les algorithmes s'améliorent : en mai 2025, le chercheur Craig Gidney (Google) a estimé qu'une clé RSA de 2 048 bits pourrait être factorisée en moins d'une semaine avec moins d'un million de qubits bruités, quand les estimations de 2019 en demandaient vingt millions.
« Récolter maintenant, déchiffrer plus tard »
Pourquoi s'en soucier aujourd'hui ? Parce qu'un attaquant patient peut enregistrer dès maintenant des communications chiffrées (des échanges diplomatiques, des secrets industriels, des données de santé) et attendre de disposer d'un ordinateur quantique pour les déchiffrer. Si une donnée doit rester confidentielle quinze ans, et qu'un ordinateur quantique apparaît dans dix ans, elle est déjà menacée.
Les résultats d'analyses du laboratoire Hélianthe en sont un bon exemple : une donnée de santé reste sensible toute la vie du patient. Pour elles, l'échange de clés des connexions qui les transportent devrait dès maintenant être post-quantique. La signature, elle, est moins urgente : une signature ne peut pas être falsifiée rétroactivement, il suffit de changer d'algorithme avant l'arrivée de la menace (sauf pour les signatures qui doivent rester vérifiables très longtemps, comme celles des racines de PKI ou des micrologiciels).
Les nouveaux standards : ML-KEM, ML-DSA, SLH-DSA
Le NIST américain a mené de 2016 à 2024 un concours public, comme pour AES. En août 2024, il a publié trois normes :
| Norme | Algorithme | Usage | Fondement mathématique |
|---|---|---|---|
| FIPS 203 | ML-KEM (issu de Kyber) | Encapsulation de clé : convenir d'une clé secrète, comme Diffie-Hellman | Réseaux euclidiens (problème MLWE) |
| FIPS 204 | ML-DSA (issu de Dilithium) | Signature | Réseaux euclidiens |
| FIPS 205 | SLH-DSA (issu de SPHINCS+) | Signature | Fonctions de hachage uniquement |
En mars 2025, le NIST a retenu HQC, fondé sur les codes correcteurs d'erreurs, comme second mécanisme d'encapsulation de secours, et une norme de signature fondée sur Falcon (FN-DSA) est en préparation. Des chercheurs français figurent parmi les auteurs de plusieurs de ces algorithmes, dont HQC et Falcon.
Ces algorithmes ont un coût : des clés et des messages plus gros. Une clé publique ML-KEM-768 fait 1 184 octets, contre 32 pour X25519 ; une signature ML-DSA-65 fait 3 309 octets, contre 64 pour Ed25519. Rien d'insurmontable pour un ordinateur, mais un vrai sujet pour les objets connectés et les protocoles contraints.
L'hybridation : la position de l'ANSSI
Ces algorithmes sont récents : ils n'ont pas des décennies d'analyse derrière eux, et un candidat du concours du NIST (SIKE) a été cassé en 2022 sur un ordinateur portable ordinaire. L'ANSSI en tire une position nette, inscrite dans son guide de mars 2026 sur les mécanismes cryptographiques : un produit qui vise une sécurité post-quantique doit rester au moins aussi sûr qu'aujourd'hui face aux attaques classiques. Comme aucun mécanisme ne garantit encore les deux à la fois, il faut hybrider : combiner un algorithme classique éprouvé et un algorithme post-quantique, de sorte que l'attaquant doive casser les deux.
Concrètement, selon ce guide :
- ML-KEM utilisé seul n'est pas conforme ; il l'est s'il est hybridé avec un mécanisme classique, et le niveau ML-KEM-768 est préférable à ML-KEM-512 ;
- pour les signatures, on peut concaténer une signature classique et une signature post-quantique, la signature hybride n'étant valide que si les deux le sont ; les signatures fondées uniquement sur le hachage, comme SLH-DSA, peuvent être utilisées sans hybridation ;
- pour le symétrique et le hachage, l'ANSSI recommande, quand une sécurité post-quantique est visée, des clés d'au moins 192 bits et des empreintes d'au moins 384 bits.
Déjà dans ton navigateur : X25519MLKEM768
L'hybridation n'est pas un projet lointain. Le groupe d'échange de clés X25519MLKEM768, qui combine X25519 (classique) et ML-KEM-768 (post-quantique), est activé par défaut dans les principaux navigateurs (Chrome, Edge, Firefox), chez de grands hébergeurs et réseaux de diffusion, et dans OpenSSL depuis la version 3.5 (avril 2025). OpenSSH l'utilise aussi par défaut depuis sa version 10.0 (avril 2025), sous le nom mlkem768x25519-sha256.
Tu peux le constater toi-même :
echo | openssl s_client -connect www.cloudflare.com:443 -brief 2>&1 | grep -i group
# Negotiated TLS1.3 group: X25519MLKEM768
openssl list -kem-algorithms # liste ML-KEM-512, ML-KEM-768, ML-KEM-1024 et les hybrides
ssh -Q kex | grep mlkem # côté OpenSSH : mlkem768x25519-sha256
Dans la poignée de main TLS 1.3 (chapitre 9), seule la part de clé du ClientHello et du ServerHello change : elle contient à la fois une part X25519 et une part ML-KEM. Le secret de session est dérivé des deux.
Se préparer : inventaire et agilité cryptographique
Pour une organisation, la migration commence par des tâches très concrètes, qui relèvent du travail d'un technicien :
- Inventorier la cryptographie utilisée : quels protocoles, quelles versions de bibliothèques, quels certificats (algorithme, taille, échéance), quelles données chiffrées et pour combien de temps.
- Prioriser les données à longue durée de confidentialité (santé, propriété industrielle, archives) et les flux qui les transportent.
- Mettre à jour : des versions récentes d'OpenSSL, d'OpenSSH, des navigateurs, des serveurs web et des VPN apportent l'hybride sans effort ; les équipements anciens qui ne seront jamais mis à jour sont à planifier pour remplacement.
- Viser l'agilité cryptographique : des applications où l'algorithme est un paramètre de configuration, pas une constante codée en dur, pour pouvoir changer d'algorithme sans tout réécrire.
- Exiger le post-quantique dans les achats de produits de sécurité (VPN, HSM, PKI) qui protégeront des données au-delà de 2030.
Un exemple d'inventaire : le laboratoire Hélianthe. Le service informatique recense les flux et les données chiffrées, puis classe chaque ligne selon la durée pendant laquelle la donnée doit rester confidentielle :
| Flux ou donnée | Cryptographie actuelle | Confidentialité à garantir | Priorité | Action |
|---|---|---|---|---|
| Portail patients en HTTPS (résultats d'analyses) | TLS 1.3, échange X25519, certificat RSA 2 048 bits | Toute la vie du patient | Haute | Mettre à jour le serveur web et OpenSSL (3.5 ou plus récent) pour proposer X25519MLKEM768, puis vérifier avec openssl s_client |
| VPN IPsec entre les sites et le siège | IKEv2, Diffie-Hellman sur courbe P-256, clé prépartagée | Toute la vie du patient (résultats, dossiers) | Haute | Passer aux certificats ; vérifier si le pare-feu propose un échange hybride (IKEv2 à échanges de clés multiples, RFC 9370), sinon planifier son remplacement |
| Administration SSH des serveurs Debian 13 | OpenSSH 10.0, échange mlkem768x25519-sha256 par défaut | Courte (sessions d'administration) | Faible | Déjà hybride : vérifier que les postes d'administration ont aussi un client récent |
| Archives de sauvegarde | AES-128-CBC, empreinte SHA-256 | Vingt ans | Moyenne | Passer à AES-256-GCM et SHA-384 pour les nouvelles archives |
| Signature des comptes rendus PDF | RSA 2 048 bits | Vérifiable quelques années | Faible | Suivre l'offre du prestataire de signature ; RSA 3 072 bits au prochain renouvellement |
Les deux priorités hautes sont les échanges de clés qui transportent des données de santé : c'est exactement la menace « récolter maintenant, déchiffrer plus tard ». Les signatures et les sessions courtes peuvent attendre.
À l'E7 et à l'E5
Aucun des sujets d'E7 vérifiés de 2022 à 2026 n'a interrogé la cryptographie post-quantique. En revanche, le sujet se prête parfaitement à la veille technologique que tu présentes à l'E5 (méthode de la veille) : il évolue chaque année (nouvelles normes, prises de position de l'ANSSI, déploiement dans les logiciels), il touche les deux options et il se raccroche à des actions concrètes (inventaire, mise à jour, configuration). À l'E7, il peut servir d'argument : justifier le choix d'AES-256 plutôt qu'AES-128 pour des archives de santé, ou celui d'un VPN qui prend en charge l'échange hybride.
Exercices
Exercice 1 sur 6 Ce que menace un ordinateur quantique Réussi À revoir
Pour chaque mécanisme, dis s'il serait cassé, affaibli ou épargné par un ordinateur quantique suffisamment puissant : RSA 3 072 bits, AES-256, l'échange ECDHE sur X25519, SHA-256, la signature Ed25519, ML-KEM-768.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
- Cassés (algorithme de Shor) : RSA 3 072 bits, ECDHE sur X25519, Ed25519. Toute la cryptographie asymétrique classique.
- Épargnés en pratique : AES-256 (Grover ne le ramène qu'à une sécurité théorique de l'ordre de 128 bits, ce qui reste hors de portée) et SHA-256 (pour une sécurité post-quantique, l'ANSSI recommande toutefois SHA-384).
- Conçu pour résister : ML-KEM-768, normalisé par le NIST en 2024. Faute de recul, l'ANSSI demande de l'hybrider avec un mécanisme classique.
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Exercice 2 sur 6 Récolter maintenant Réussi À revoir
Explique à un directeur non technicien pourquoi des données chiffrées aujourd'hui avec un échange de clés classique pourraient être lues dans quinze ans, alors qu'aucun ordinateur quantique capable de casser RSA n'existe.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
Un attaquant peut enregistrer aujourd'hui les échanges chiffrés qui passent sur Internet et les stocker, ce qui coûte peu. La clé de session de chaque connexion a été convenue par un échange (ECDHE) qu'un futur ordinateur quantique saura casser. Le jour où il en disposera, il rejouera les calculs sur les échanges enregistrés et retrouvera les clés de session, donc les données. Pour des données qui doivent rester secrètes longtemps, comme des données de santé, la menace existe donc dès maintenant : c'est la menace « récolter maintenant, déchiffrer plus tard ». La parade est d'adopter dès aujourd'hui un échange de clés hybride, classique et post-quantique.
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Exercice 3 sur 6 Pourquoi hybrider ? Réussi À revoir
Un collègue propose de remplacer directement X25519 par ML-KEM-768 dans le VPN, « puisque ML-KEM résiste aux ordinateurs quantiques ». Que lui réponds-tu, d'après le guide de l'ANSSI ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
ML-KEM est récent : il pourrait comporter une faiblesse classique encore inconnue (un candidat du concours du NIST, SIKE, a été cassé en 2022 sur un ordinateur ordinaire). Utilisé seul, il n'est pas conforme au guide de l'ANSSI. Il faut l'hybrider avec X25519 : l'échange combine les deux, et un attaquant doit casser les deux pour retrouver la clé. On garde ainsi la sécurité classique actuelle tout en ajoutant la protection post-quantique, pour un surcoût faible (quelques kilooctets par connexion).
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Exercice 4 sur 6 Choisir pour des archives de santé Réussi À revoir
Le laboratoire doit chiffrer des archives de comptes rendus conservées vingt ans. Il hésite entre AES-128-GCM et AES-256-GCM, et entre SHA-256 et SHA-384 pour les empreintes d'intégrité. Que recommandes-tu, et pourquoi ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4
AES-256-GCM et SHA-384. Les deux variantes plus faibles restent conformes aux règles de l'ANSSI aujourd'hui, mais pour une protection qui doit durer vingt ans, le guide recommande, quand une sécurité post-quantique est visée, des clés symétriques d'au moins 192 bits et des empreintes d'au moins 384 bits. Le surcoût est négligeable. Il faudra aussi veiller à ce que les clés de ces archives ne soient jamais échangées ou protégées par un mécanisme asymétrique purement classique.
Tu avais trouvé ?
Exercice 5 sur 6 Hybride ou pas ? Réussi À revoir
Tu testes quatre serveurs du laboratoire. Pour chaque extrait de sortie, dis si l'échange de clés est déjà hybride post-quantique, et ce que tu proposes.
# A : echo | openssl s_client -connect portail.helianthe.fr:443 -brief
Protocol version: TLSv1.3
Negotiated TLS1.3 group: X25519MLKEM768
# B : echo | openssl s_client -connect extranet.helianthe.fr:443 -brief
Protocol version: TLSv1.3
Peer Temp Key: X25519, 253 bits
# C : ssh -v admin@srv-sauvegarde
debug1: kex: algorithm: sntrup761x25519-sha512@openssh.com
# D : ssh admin@vieux-nas
** WARNING: connection is not using a post-quantum key exchange algorithm.
** This session may be vulnerable to "store now, decrypt later" attacks.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
- A : hybride. Le groupe X25519MLKEM768 combine X25519 et ML-KEM-768 ; rien à changer.
- B : classique. Le serveur a choisi X25519 seul : son OpenSSL (ou son serveur web) est trop ancien, ou le groupe hybride n'est pas activé. Il faut le mettre à jour (OpenSSL 3.5 ou plus récent) ou ajouter X25519MLKEM768 à la liste des groupes acceptés, puis refaire le test. Le client, lui, propose bien l'hybride, puisque A l'a obtenu.
- C : hybride.
sntrup761x25519-sha512combine X25519 et NTRU Prime, un algorithme post-quantique ; c'est l'échange par défaut d'OpenSSH depuis la version 9.0 (2022). Il sera remplacé parmlkem768x25519-sha256, l'algorithme normalisé, en mettant à jour le serveur vers OpenSSH 10. - D : classique. Ce message est affiché par les clients OpenSSH 10.1 et plus récents quand le serveur ne propose aucun échange post-quantique. Ce NAS est à mettre à jour, ou à remplacer s'il n'y a plus de mise à jour ; en attendant, on limite les flux sensibles qui passent par lui.
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Exercice 6 sur 6 Classer les priorités Réussi À revoir
Dans l'inventaire d'une mutuelle, classe ces trois éléments par ordre de priorité pour la migration post-quantique, en justifiant : (1) la signature des courriels internes en S/MIME, (2) le VPN qui relie les agences au siège et transporte les dossiers des adhérents, (3) la connexion HTTPS au site vitrine, qui ne contient que des informations publiques.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 6
- Le VPN des agences en premier : il transporte des données personnelles, dont des données de santé, qui doivent rester confidentielles des décennies ; un attaquant peut enregistrer le trafic aujourd'hui et le déchiffrer plus tard. Son échange de clés doit devenir hybride.
- La signature S/MIME ensuite : une signature ne peut pas être falsifiée rétroactivement, il suffira de changer d'algorithme avant l'arrivée d'un ordinateur quantique.
- Le site vitrine en dernier : son contenu est public, il n'y a rien à protéger dans la durée. Il deviendra hybride de lui-même lors des mises à jour du serveur web.
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