Chapitre 1226 minIntermédiaire
Exercices corrigés de cryptographie type E7
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- repérer comment la cryptographie est demandée dans les sujets d'E7 ;
- rédiger une réponse justifiée par la bonne propriété de sécurité ;
- traiter un cas complet SLAM et un cas complet SISR ;
- réviser l'essentiel avec un QCM et un aide-mémoire.
12 exercices corrigés
Ce chapitre rassemble des exercices corrigés de cryptographie au format de l'écrit E7 du BTS SIO : d'abord le relevé des questions de cryptographie posées dans les sujets officiels de 2022 à 2026, vérifiés un à un, en SLAM comme en SISR, puis la méthode pour y répondre, deux cas complets (un SLAM, un SISR) construits sur le modèle des sujets, un QCM de révision et un aide-mémoire. Les sujets 2022 à 2024 portaient le nom d'E6 (U6) ; l'épreuve est devenue l'E7 (U7) à la session 2025, sans changer de nature.
Où la cryptographie tombe à l'E7 : les sujets vérifiés
| Session et option | Cas | Question (résumée) | Chapitre |
|---|---|---|---|
| 2022, SLAM (Nouvelle-Calédonie) | Denas | Choisir entre mots de passe chiffrés par AES et mots de passe hachés par SHA ; expliquer l'intérêt du sel avec bcrypt | 6 |
| 2022, SISR | CalédoBank | Vérifier avec OpenSSL la signature électronique d'une offre de prêt : extraire la clé publique du certificat éphémère, retrouver l'empreinte signée, recalculer l'empreinte SHA-512 et comparer ; dire si une authentification par mot de passe et code SMS est forte | 7, 8 |
| 2022, SISR (Nouvelle-Calédonie) | Benoît Myon | Intérêt de TLS entre le client et le serveur de messagerie, et sa limite si le mot de passe d'un salarié est volé ; ce qu'apporte le chiffrement des courriels avec la clé publique du destinataire ; protocole sécurisé pour transférer des données vers un hébergeur | 9, 10 |
| 2023, SLAM | Lama | Pas de question dédiée, mais le dossier documentaire montre le bon contre-exemple : le mot de passe d'un compte applicatif est chiffré de façon réversible, parce que le pilote de connexion à la base en a besoin en clair | 3, 10 |
| 2023, SISR | Ville du Parc | Pourquoi une mairie doit utiliser un certificat TLS issu d'une autorité publique ; terminaison TLS ou pass-through sur des répartiteurs HAProxy : où installer les certificats, jusqu'où les communications sont chiffrées | 8, 9 |
| 2023, SISR (Nouvelle-Calédonie) | Saint-Jacques-sur-Argens | Objectifs de sécurité d'un VPN ; schéma des deux clés symétriques de la phase 2 d'IPsec ; objectif d'une PKI et choix des certificats plutôt qu'une clé prépartagée ; intérêt de l'authentification par certificat après le vol d'un portable | 3, 8, 10 |
| 2024, SLAM | Gsic | Confidentialité et intégrité d'archives chiffrées sans empreinte ; chiffrement de colonnes SQL Server avec clé AES-256 protégée par certificat ; authentification par certificat ; jeton JWT expiré | 5, 3, 8, 7 |
| 2024, SISR | Clinique Martin | Expliquer pourquoi HTTPS gêne la détection d'un rançongiciel ; principe du déchiffrement HTTPS par le pare-feu (proxy, autorité interne déployée sur les postes), avantages, inconvénients et obligations légales | 9 |
| 2025, SLAM | Casterman | Empreinte ou mot de passe chiffré ; intérêt de la signature électronique GPG d'un PDF ; transfert confidentiel d'un fichier de 2 Go | 6, 7, 10 |
| 2025, SLAM (Nouvelle-Calédonie) | Kirassur | Justifier HTTPS pour une API à clé ; pourquoi ne pas renvoyer la clé ; jetons aléatoires à durée de validité limitée | 9, 7 |
| 2025, SISR | Blanca | Paramètres de sécurité de SNMPv3 (auth sha, priv aes) ; portail captif HTTPS avec certificat d'autorité interne ; SMB 2 non chiffré | 7, 8, 9 |
| 2025, SISR (Nouvelle-Calédonie) | Everest | Syslog sur TLS : expliquer comment les certificats assurent l'authentification, la confidentialité et l'intégrité des journaux transmis | 8, 9 |
| 2026, SLAM | NDV | Chiffrement des données personnelles : obligation ou recommandation ; chiffrer une colonne avec AES_ENCRYPT et réafficher avec AES_DECRYPT ; remplacer SHA-1 par Argon2i | 10, 3, 6 |
Quatre constats. Le stockage des mots de passe revient presque chaque année en SLAM. Les questions sont rarement des définitions : on te demande de choisir, justifier, corriger du code ou proposer un scénario. Et le dossier documentaire fournit souvent la syntaxe (fonctions AES_ENCRYPT, password_hash, commande SNMPv3) : ce qu'on évalue, c'est ta compréhension du mécanisme. Enfin, en SISR, la cryptographie sert surtout à sécuriser des flux : certificats d'un site public ou d'un répartiteur, VPN IPsec, messagerie, journaux, inspection HTTPS.
Le relevé couvre les sujets de métropole et de Nouvelle-Calédonie consultés ; le sujet SISR 2026 n'y figure pas encore. Deux sujets ne contiennent aucune question de cryptographie : SLAM 2022 (cas Easy2Drive, centré sur la politique de mots de passe) et SLAM 2023 de Nouvelle-Calédonie. Le site propose des corrigés complets de plusieurs de ces sujets : le corrigé du sujet SLAM 2024 Gsic, le corrigé du sujet SISR 2024 Clinique Martin, le corrigé du sujet SLAM 2025 Casterman et le corrigé du sujet SISR 2025 Blanca, ainsi que les fiches quoi réviser pour l'E7 SLAM et quoi réviser pour l'E7 SISR. Les cours Épreuve E7 SLAM et Épreuve E7 SISR classent toutes ces annales par thème, avec la méthode de rédaction et deux épreuves blanches corrigées par option.
La méthode pour répondre
- Identifier le besoin de sécurité derrière la question : confidentialité, intégrité, authenticité, non-répudiation, ou plusieurs. C'est lui qui dicte l'outil.
- Choisir le mécanisme en une phrase, avec son nom exact : « hacher le mot de passe avec Argon2id », « signer le fichier avec la clé privée de l'éditeur », « chiffrer la colonne en AES-256 ».
- Justifier par la propriété : « le hachage est irréversible, donc… », « seul le détenteur de la clé privée peut produire cette signature, donc… ». Une justification sans propriété (« c'est plus sécurisé ») ne rapporte rien.
- Préciser la condition de réussite, ce qui distingue une bonne copie : où est la clé, comment elle est protégée, quel paramètre choisir (sel aléatoire, IV unique, durée de validité, TLS 1.2 minimum).
- S'appuyer sur le dossier : cite le document (« d'après le document B5… ») et reprends son vocabulaire et sa syntaxe.
Les mots qui rapportent des points
| Écris… | Plutôt que… |
|---|---|
| chiffrer, déchiffrer, chiffrement | crypter, décrypter (avec la clé), cryptage |
| haché, empreinte, fonction de hachage | « crypté en SHA-256 » |
| confidentialité, intégrité, authenticité, non-répudiation | « sécurité », « protection » |
| clé publique du destinataire, clé privée du signataire | « la clé » |
| sel aléatoire unique par compte, facteur de coût | « un sel » |
| vecteur d'initialisation ou nonce unique | « un IV » sans plus |
| autorité de certification, chaîne de confiance, magasin racine | « certificat de confiance » |
| TLS 1.2 ou 1.3, HTTPS | « SSL » |
| défaillance cryptographique (A02 de l'OWASP 2021, A04 en 2025) | « faille de cryptage » |
Cas 1 (SLAM) : le portail de résultats d'Hélianthe
Exercice 1 sur 12 Question 1.1 : les mots de passe Réussi À revoir
a) Identifie l'algorithme utilisé pour stocker les mots de passe et explique pourquoi il est inadapté.
b) Que révèle le fait que les deux patients ont la même valeur dans la colonne mdp ?
c) Modifie le code de connexion.php pour utiliser une fonction adaptée. Indique les lignes modifiées.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
a) Une valeur de 32 caractères hexadécimaux, calculée par md5() (ligne 2) : c'est MD5, sans sel. MD5 est cassé (collisions connues depuis 2004) et surtout extrêmement rapide : une carte graphique en calcule des dizaines de milliards par seconde, et les empreintes de mots de passe courants figurent dans des tables précalculées. Une base volée livre la plupart des mots de passe en quelques minutes. C'est une défaillance cryptographique (A02 de l'OWASP 2021).
b) Sans sel, deux mots de passe identiques donnent la même empreinte : les deux patients ont le même mot de passe. C'est d'ailleurs l'empreinte MD5 de password, présente dans toutes les tables. Un attaquant repère les doublons et les mots de passe les plus courants immédiatement.
c) On ne compare plus l'empreinte dans la requête : on lit l'empreinte stockée par l'adresse, puis on la vérifie avec password_verify(), qui gère le sel et le coût.
2. $mdp = $_POST['mdp'];
3. $req = $pdo->prepare('SELECT id, mdp FROM patient WHERE email = ?');
4. $req->execute([$email]);
5. $patient = $req->fetch();
6. if ($patient !== false && password_verify($mdp, $patient['mdp'])) {
7. session_regenerate_id(true);
8. $_SESSION['patient'] = $patient['id'];
9. }
À l'inscription, l'empreinte est calculée par password_hash($mdp, PASSWORD_ARGON2ID), dans une colonne VARCHAR(255). Les empreintes MD5 existantes sont migrées à la connexion (vérification de l'ancien format, puis password_hash et mise à jour), comme au chapitre 6.
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Exercice 2 sur 12 Question 1.2 : le numéro de sécurité sociale Réussi À revoir
a) Le numéro de sécurité sociale doit-il être haché ou chiffré ? Justifie. b) Propose un scénario de risque impliquant un acteur interne contre lequel ce chiffrement protège. c) Que penses-tu de la clé de chiffrement prévue dans le document 3 ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
a) Chiffré : le numéro doit être relu (il figure sur les comptes rendus et les échanges avec l'Assurance maladie), donc il faut une transformation réversible avec une clé. Un hachage ne permettrait pas de le réafficher, et, appliqué à un numéro de format connu, il ne protégerait même pas sa confidentialité (on peut hacher tous les numéros possibles).
b) Par exemple : « Un prestataire chargé de la maintenance de la base, qui dispose d'un accès en lecture aux tables, exporte les numéros de sécurité sociale et les revend pour des fraudes à l'identité. » Si la colonne est chiffrée avec une clé détenue par l'application seule, l'export ne contient que des données inexploitables.
c) Elle est inacceptable : helianthe est un mot devinable de 9 caractères, pas une clé de 256 bits générée aléatoirement, et elle est écrite en clair dans un fichier de configuration qui risque d'être versionné ou lu. Il faut générer une clé de 32 octets avec random_bytes(32), la stocker hors du dépôt (variable d'environnement définie sur le serveur, ou coffre de secrets), lisible par le seul service, et chiffrer en AES-256-GCM avec un IV aléatoire par valeur.
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Exercice 3 sur 12 Question 1.3 : le transport Réussi À revoir
a) D'après le document 4, le portail est-il protégé par HTTPS ? Quel risque cela fait-il courir aux patients qui se connectent depuis un Wi-Fi public ? b) Propose les mesures de configuration à mettre en place.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
a) La réponse ne montre ni en-tête HSTS ni attribut Secure sur le cookie de session : rien ne garantit que le portail impose HTTPS (et s'il répond en HTTP, tout circule en clair). Sur un Wi-Fi public, un attaquant peut lire les identifiants envoyés par le formulaire et voler le cookie de session (PHPSESSID) pour usurper la session du patient : atteinte à la confidentialité de données de santé.
b) Obtenir un certificat (Let's Encrypt avec certbot), configurer nginx pour n'accepter que TLS 1.2 et 1.3, rediriger tout le trafic HTTP vers HTTPS (code 301), ajouter l'en-tête HSTS (Strict-Transport-Security: max-age=63072000; includeSubDomains), et marquer le cookie de session Secure, HttpOnly et SameSite=Lax (en PHP : session.cookie_secure = 1, session.cookie_httponly = 1, session.cookie_samesite = "Lax").
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Exercice 4 sur 12 Question 1.4 : les comptes rendus signés Réussi À revoir
La direction veut que les comptes rendus PDF téléchargés par les patients soient signés électroniquement par le biologiste qui les a validés.
a) Explique, pour le patient et pour le laboratoire, l'intérêt de cette signature. b) Décris le mécanisme de signature et de vérification, en précisant les clés utilisées.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4
a) Pour le patient (et le médecin à qui il transmet le PDF) : l'intégrité (le résultat n'a pas été modifié depuis sa validation, par exemple par une falsification du fichier) et l'authenticité (il émane bien du laboratoire et du biologiste nommé). Pour le laboratoire : la non-répudiation et la preuve en cas de litige ; il peut démontrer le contenu exact du compte rendu validé, et un document falsifié ne porterait pas de signature valide.
b) Le logiciel calcule l'empreinte (SHA-256) du PDF, puis la signe avec la clé privée du biologiste, conservée sur un support personnel (carte, module matériel) ; la signature et le certificat du biologiste sont intégrés au PDF. Le lecteur PDF recalcule l'empreinte du document reçu, vérifie la signature avec la clé publique contenue dans le certificat, et vérifie la chaîne de ce certificat jusqu'à une autorité de confiance. Si un seul octet a changé, la vérification échoue.
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Exercice 5 sur 12 Question 1.5 : l'API des cliniques Réussi À revoir
Les cliniques partenaires envoient leurs commandes à l'API du laboratoire. L'équipe hésite entre deux solutions : un jeton fixe par clinique transmis dans l'URL, ou une signature HMAC-SHA-256 de chaque requête, transmise dans un en-tête.
a) Compare les deux solutions.
b) Écris en PHP la vérification de la signature HMAC, le secret de la clinique étant dans $secret et la signature reçue dans $_SERVER['HTTP_X_SIGNATURE'].
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
a) Le jeton fixe dans l'URL authentifie la clinique mais ne protège pas l'intégrité du contenu ; même en HTTPS, il est enregistré dans les journaux et l'historique, et quiconque le récupère peut l'utiliser indéfiniment. La signature HMAC prouve à chaque requête que l'expéditeur connaît le secret (authenticité) et que le corps n'a pas été modifié (intégrité) ; le secret lui-même ne circule jamais. On y ajoute un horodatage signé pour empêcher le rejeu d'une ancienne requête.
b)
$corps = file_get_contents('php://input');
$attendue = hash_hmac('sha256', $corps, $secret);
$recue = $_SERVER['HTTP_X_SIGNATURE'] ?? '';
if (!hash_equals($attendue, $recue)) {
http_response_code(401);
exit('Signature invalide');
}
hash_equals() compare en temps constant, pour ne pas renseigner l'attaquant par la durée de la comparaison.
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Cas 2 (SISR) : l'infrastructure d'Hélianthe
Exercice 6 sur 12 Question 2.1 : l'administration des commutateurs Réussi À revoir
a) Relève les deux faiblesses de la configuration du document 1 et le critère de sécurité menacé.
b) Propose une configuration corrigée et explique le rôle des paramètres auth et priv de SNMPv3.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 6
a) Telnet transmet tout en clair, identifiants d'administration compris ; SNMPv2c avec la communauté public transmet un « mot de passe » connu de tous, en clair, sans intégrité. Un attaquant qui écoute le réseau récupère les accès d'administration et les informations des équipements : la confidentialité et l'intégrité sont menacées.
b) Remplacer Telnet par SSH (transport input ssh, clés RSA 3 072 bits ou plus, SSH version 2), et SNMPv2c par SNMPv3 en mode authPriv. Le document 1 est en syntaxe Cisco IOS : snmp-server group SUPERVISION v3 priv puis snmp-server user supervision SUPERVISION v3 auth sha <mot de passe> priv aes 128 <mot de passe> (sur un commutateur Aruba, comme dans le sujet Blanca : snmpv3 user supervision auth sha <mdp> priv aes <mdp>) ; on supprime snmp-server community public RO (no snmp-server community public). auth sha active l'authentification par HMAC-SHA : chaque message est accompagné d'une empreinte calculée avec un secret, ce qui garantit qu'il vient d'un utilisateur autorisé et qu'il n'a pas été modifié (authenticité et intégrité). priv aes active le chiffrement AES du contenu des messages (confidentialité).
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Exercice 7 sur 12 Question 2.2 : les portables itinérants Réussi À revoir
a) Quel risque fait courir l'absence de chiffrement des portables, au regard du RGPD ? b) Propose une solution de déploiement sur tout le parc, en précisant comment éviter de perdre l'accès aux données.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 7
a) Un portable perdu ou volé expose les données de santé qu'il contient : c'est une violation de données à notifier à la CNIL dans les 72 heures si elle présente un risque (article 33), et, si le risque est élevé, à signaler aux patients (article 34). Si le disque avait été chiffré, l'information individuelle des patients n'aurait pas été nécessaire. L'article 32 impose des mesures appropriées : pour des portables contenant des données de santé, le chiffrement en fait clairement partie.
b) Activer BitLocker par stratégie de groupe : chiffrement XTS-AES 256 du disque système, protecteur TPM + code PIN de démarrage pour les portables, et sauvegarde obligatoire de la clé de récupération dans Active Directory avant le chiffrement (le poste ne chiffre pas tant que la clé n'est pas enregistrée). Vérifier régulièrement l'état (manage-bde -status, rapport de conformité) et la présence des clés dans l'annuaire.
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Exercice 8 sur 12 Question 2.3 : l'alerte de certificat de l'intranet Réussi À revoir
a) Explique la cause probable de l'alerte. b) Pourquoi l'habitude de cliquer sur « Continuer » est-elle dangereuse ? c) Propose une solution durable.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 8
a) Le certificat de l'intranet est auto-signé, ou émis par une autorité interne dont le certificat racine n'est pas installé dans le magasin « Autorités de certification racines de confiance » des postes. Le navigateur ne peut pas remonter la chaîne jusqu'à une racine connue : il ne peut pas vérifier l'identité du serveur.
b) L'utilisateur ne fait plus la différence entre cette alerte et celle qu'afficherait une attaque de l'homme du milieu : le jour où un attaquant présentera un faux certificat pour l'intranet, il cliquera aussi sur « Continuer » et lui livrera ses identifiants. On a appris aux utilisateurs à ignorer la seule protection qui les alertait.
c) Installer une autorité de certification interne (rôle AD CS, avec une racine hors ligne et une autorité intermédiaire), délivrer à l'intranet un certificat dont le champ SAN contient intranet.helianthe.lan, et déployer le certificat racine par stratégie de groupe sur tous les postes du domaine. Activer l'inscription automatique pour les certificats des serveurs, et sensibiliser les utilisateurs : une alerte de certificat doit désormais être signalée, jamais ignorée.
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Exercice 9 sur 12 Question 2.4 : les sauvegardes externalisées Réussi À revoir
Propose une mesure pour protéger les sauvegardes copiées chez le prestataire, en précisant où conserver la clé et comment vérifier l'intégrité des sauvegardes.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 9
Chiffrer les sauvegardes avant leur départ du site, avec l'outil de sauvegarde (restic, BorgBackup, ou l'option de chiffrement du logiciel du marché) en AES-256 : le prestataire et quiconque accède à son stockage ne voient que des données chiffrées. La clé (ou la phrase de passe) est conservée hors du système sauvegardé et hors du stockage du prestataire, en au moins deux exemplaires (coffre de mots de passe de l'équipe, copie scellée au coffre). Pour l'intégrité, on calcule et on conserve à part l'empreinte SHA-256 de chaque sauvegarde (ou l'on s'appuie sur la vérification intégrée de l'outil, comme restic check), et l'on teste la restauration régulièrement, déchiffrement compris.
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Exercice 10 sur 12 Question 2.5 : les liaisons entre sites Réussi À revoir
a) Quel risque font courir les liaisons Internet sans VPN et les partages en SMB 2 ? b) Propose une solution pour les liaisons et une pour les partages.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 10
a) Le trafic entre les sites traverse Internet en clair : un attaquant placé sur le chemin (chez un opérateur, sur un équipement compromis) peut lire les fichiers échangés et les identifiants, et modifier les flux. SMB 2 sans chiffrement expose le contenu des fichiers à toute écoute, y compris sur le réseau local (atteinte à la confidentialité).
b) Relier chaque site au siège par un VPN site à site : IPsec IKEv2 avec authentification par certificats délivrés par l'autorité interne (ou WireGuard), chiffrement AES-GCM. Pour les partages, passer à SMB 3 et imposer le chiffrement (Set-SmbServerConfiguration -EncryptData $true, ou Set-SmbShare -EncryptData $true partage par partage), et désactiver SMB 1.
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Exercice 11 sur 12 Question 2.6 : la clé SSH de l'administrateur Réussi À revoir
Un administrateur s'authentifie sur les serveurs Debian avec une clé SSH. Son portable, sur lequel se trouve le fichier ~/.ssh/id_ed25519, vient d'être volé.
a) Quels sont les risques, selon que la clé privée était protégée ou non par une phrase de passe ? b) Quelles actions mènes-tu immédiatement ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 11
a) Sans phrase de passe, le voleur qui lit le disque (non chiffré) peut se connecter à tous les serveurs où la clé publique est autorisée. Avec une phrase de passe, il doit d'abord la deviner, hors ligne : une phrase longue lui résiste, une phrase faible tombera. Dans les deux cas, la clé doit être considérée comme compromise.
b) Retirer la clé publique correspondante du fichier ~/.ssh/authorized_keys de tous les serveurs (idéalement, la gestion centralisée des clés ou des certificats SSH permet de le faire en une fois), générer une nouvelle paire pour l'administrateur, contrôler les journaux d'authentification des serveurs (/var/log/auth.log, journalctl -u ssh) depuis le vol, et faire chiffrer les disques des portables d'administration pour l'avenir.
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QCM de révision
Exercice 12 sur 12 Douze questions pour vérifier l'essentiel Réussi À revoir
Une seule bonne réponse par question.
- Pour envoyer un message confidentiel à Bob, Alice utilise : (a) sa clé privée ; (b) la clé publique de Bob ; (c) la clé privée de Bob.
- Une empreinte SHA-256 en hexadécimal compte : (a) 32 caractères ; (b) 40 caractères ; (c) 64 caractères.
- Le mode de chiffrement qui apporte aussi l'intégrité : (a) ECB ; (b) CBC ; (c) GCM.
- Le sel d'un mot de passe : (a) est secret et identique pour tous ; (b) est aléatoire, propre à chaque compte, stocké avec l'empreinte ; (c) est la clé de chiffrement du mot de passe.
- La non-répudiation est apportée par : (a) un HMAC ; (b) une signature numérique ; (c) un chiffrement AES.
- Un certificat contient : (a) la clé privée du serveur ; (b) la clé publique du serveur et la signature de l'autorité ; (c) le mot de passe de l'administrateur.
- La confidentialité persistante de TLS 1.3 vient de : (a) l'échange de clés éphémère ECDHE ; (b) la longueur du certificat ; (c) l'en-tête HSTS.
- Selon l'ANSSI, une clé RSA de 2 048 bits est acceptable : (a) sans limite de temps ; (b) jusqu'à la fin de 2030 ; (c) jamais.
- L'encodage Base64 : (a) protège la confidentialité ; (b) se décode sans clé ; (c) est une fonction de hachage.
- Le chiffrement des données personnelles, selon l'article 32 du RGPD, est : (a) une obligation absolue ; (b) une mesure appropriée « selon les besoins » ; (c) interdit sans autorisation.
- Le contenu d'un jeton JWT signé en HS256 : (a) est chiffré ; (b) est lisible par tous mais infalsifiable sans le secret ; (c) contient le mot de passe de l'utilisateur.
- La fonction recommandée pour stocker un mot de passe : (a) SHA-256 ; (b) AES-256 ; (c) Argon2id.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 12
- (b) la clé publique de Bob : seul Bob, avec sa clé privée, pourra déchiffrer.
- (c) 64 caractères (256 bits / 4 bits par caractère).
- (c) GCM, grâce à son étiquette d'authentification.
- (b) : le sel n'est pas secret ; il rend chaque empreinte unique.
- (b) : seule une clé privée personnelle permet de prouver l'auteur ; avec un HMAC, la clé est partagée.
- (b) : la clé privée reste sur le serveur.
- (a) : les secrets éphémères sont effacés après chaque connexion.
- (b) : la règle de l'ANSSI fixe 2 048 bits minimum pour un usage jusqu'à fin 2030, et recommande 3 072 bits.
- (b) : c'est une simple représentation des octets, sans clé.
- (b) : c'est une mesure recommandée au service d'une obligation de sécurité.
- (b) : il est encodé en Base64URL, et sa signature HMAC empêche de le modifier.
- (c) Argon2id (ou bcrypt) : lente, salée, conçue pour cet usage.
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Aide-mémoire
Quel outil pour quel besoin
| Besoin | Outil | Exemple |
|---|---|---|
| Confidentialité d'un gros volume | Chiffrement symétrique | AES-256-GCM, ChaCha20-Poly1305 |
| Échanger une clé avec un inconnu | Échange asymétrique | ECDHE (X25519), hybride X25519MLKEM768 |
| Chiffrer pour un destinataire | Clé publique du destinataire + chiffrement hybride | GPG, S/MIME |
| Vérifier l'intégrité (sans attaquant) | Hachage | SHA-256 |
| Intégrité et authenticité entre deux parties | HMAC | HMAC-SHA-256, JWT HS256 |
| Intégrité, authenticité, non-répudiation | Signature numérique | RSA-PSS, ECDSA, Ed25519 |
| Lier une clé publique à une identité | Certificat X.509 signé par une autorité | Let's Encrypt, AD CS |
| Stocker un mot de passe | Hachage lent et salé | Argon2id, bcrypt (coût 12) |
| Sécuriser un flux réseau | TLS 1.2 ou 1.3, SSH, VPN | HTTPS, SFTP, IPsec, WireGuard |
| Protéger un disque | Chiffrement intégral | BitLocker (TPM + PIN), LUKS |
Tailles et algorithmes en 2026 (guide de l'ANSSI de mars 2026)
| Famille | Minimum | Recommandé | À bannir |
|---|---|---|---|
| Symétrique | Clés de 128 bits (AES-128) | AES-256 pour une protection longue | DES, 3DES, RC4 |
| Mode | Avec IV aléatoire | GCM (chiffrement authentifié) | ECB |
| Hachage | Empreintes de 256 bits (SHA-256, SHA3-256) | SHA-384 pour une sécurité post-quantique | MD5, SHA-1 |
| RSA | 2 048 bits, usage jusqu'à fin 2030 | 3 072 bits | 1 024 bits, remplissage PKCS#1 v1.5 pour chiffrer |
| Courbes elliptiques | Ordre premier d'au moins 250 bits | P-256, P-384, Curve25519 | Courbes de moins de 250 bits |
| Mots de passe | Fonction lente et salée | Argon2id, bcrypt coût 12 | Clair, chiffré, MD5, SHA-1, SHA-256 nu |
| TLS | TLS 1.2 avec ECDHE et AEAD | TLS 1.3 | SSL, TLS 1.0, TLS 1.1 |
Les commandes à connaître
| Tâche | Commande |
|---|---|
| Empreinte d'un fichier | sha256sum f ; Get-FileHash f -Algorithm SHA256 ; openssl dgst -sha256 f |
| Chiffrer un fichier par phrase de passe | openssl enc -aes-256-cbc -salt -pbkdf2 -iter 600000 -in f -out f.enc |
| HMAC | openssl dgst -sha256 -hmac secret f |
| Paire de clés | openssl genpkey -algorithm RSA -pkeyopt rsa_keygen_bits:3072 -out cle.pem |
| Clé SSH | ssh-keygen -t ed25519 |
| Signer, vérifier | openssl dgst -sha256 -sign cle.pem -out f.sig f ; openssl dgst -sha256 -verify pub.pem -signature f.sig f |
| Demande de certificat | openssl req -new -newkey rsa:3072 -nodes -keyout cle.key -out demande.csr |
| Lire un certificat | openssl x509 -in cert.pem -noout -subject -issuer -dates -ext subjectAltName |
| Tester TLS | openssl s_client -connect site:443 -brief |
| Certificat Let's Encrypt | sudo certbot --nginx -d site |
| État de BitLocker | manage-bde -status |
| Volume chiffré Linux | cryptsetup luksFormat /dev/sdX puis cryptsetup open /dev/sdX nom |