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12 chapitres3 h 24 minIntermédiaire

Authentification et habilitations

Cours d'authentification gratuit pour le BTS SIO en 12 chapitres : MFA, passkeys, mots de passe, SSO, LDAP, 802.1X, RBAC, habilitations, cas E7 corrigé.

Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .

L'essentiel

L'authentification consiste à prouver son identité avant d'accéder à un système d'information ; les habilitations définissent ensuite ce que chacun a le droit d'y faire. Ce cours couvre toute la chaîne : facteurs et authentification multifacteur, passkeys, politique de mots de passe, sessions et jetons JWT, authentification unique avec OAuth 2.0 et OpenID Connect, annuaire Active Directory et Kerberos, contrôle d'accès au réseau avec 802.1X, modèles de droits, comptes à privilèges et matrice d'habilitations. Au BTS SIO, ces notions relèvent du bloc 3, « Cybersécurité des services informatiques », commun aux options SISR et SLAM : elles reviennent dans les sujets de l'écrit de cybersécurité (E7 depuis 2025, E6 de 2022 à 2024), notamment en SLAM en 2023, 2024 et 2025, et servent dès le bloc 1 pour « mettre en place et vérifier les niveaux d'habilitation associés à un service ».

À la fin de ce cours, tu sauras :

  • distinguer identification, authentification, autorisation et traçabilité, et les relier aux critères de sécurité ;
  • choisir des facteurs d'authentification et déployer une MFA, jusqu'aux passkeys qui résistent à l'hameçonnage ;
  • rédiger une politique de mots de passe conforme aux recommandations de la CNIL et de l'ANSSI, et stocker les mots de passe correctement ;
  • sécuriser une session, un JWT, une intégration OpenID Connect, un annuaire et un accès réseau 802.1X ;
  • appliquer le moindre privilège, protéger les comptes d'administration, construire et faire vivre une matrice d'habilitations ;
  • traiter une étude de cas d'E7 sur ce thème, en SISR comme en SLAM.

Prérequis. Aucun pour les chapitres 1 à 4. Les chapitres 5, 6 et 9 contiennent du code PHP et JavaScript : les bases d'une application web aident (cours Sécurité des applications). Les chapitres 7 et 8 supposent de savoir ce qu'est un VLAN et une adresse IP (cours Réseaux : les bases). Les requêtes SQL renvoient au cours SQL.

Le fil rouge. Les exemples se passent chez Sorbier Logistique, la PME fictive de 14 salariés des cours SQL et réseau : son domaine Active Directory est ad.sorbier.example, son service informatique compte Antoine Mercier, le responsable, et deux techniciens, Chloé Lambert et Moussa Diallo. Les noms de domaine et les adresses publiques sont réservés à la documentation.

Comment travailler. Chaque chapitre définit sa notion, la met en pratique côté SISR et côté SLAM, montre comment l'E7 l'interroge (avec les sujets officiels de 2025 et, quand ils l'ont fait, de 2023 et 2024, sessions où l'écrit de cybersécurité s'appelait encore U6) et se termine par des exercices dont la réponse est masquée : cherche d'abord, ouvre ensuite. Le chapitre 12 est un sujet d'entraînement complet.

Ton objectifChapitres à travailler en priorité
Découvrir le thème1, 2, 4 et 9
Préparer l'E7 SLAM1, 2, 4, 5, 6, 9, 11 et 12
Préparer l'E7 SISR1, 2, 4, 7, 8, 9, 10, 11 et 12
Préparer l'E5 (habilitations d'un service, comptes et droits)1, 7, 9 et 11
Réviser la veille de l'épreuve1, 4, 9 et 12

Ce cours est le premier de la série sécurité. La protection du réseau (pare-feu, DMZ, VPN, certificats) est dans Sécurité des réseaux, les failles applicatives (injection, XSS, CSRF) dans Sécurité des applications, le RGPD dans Droit informatique et RGPD.

Sommaire

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Authentification

0 chapitre sur 12

  1. Chapitre 1 : Identification, authentification, autorisation : les différences15 min
  2. Chapitre 2 : Facteurs d'authentification et MFA : l'authentification forte16 min
  3. Chapitre 3 : Passkeys, FIDO2 et WebAuthn : se connecter sans mot de passe13 min
  4. Chapitre 4 : Politique de mots de passe : recommandations CNIL et ANSSI22 min
  5. Chapitre 5 : Sessions, cookies et JWT : rester connecté18 min
  6. Chapitre 6 : OAuth 2.0, OpenID Connect, SAML : l'authentification unique (SSO)15 min
  7. Chapitre 7 : Annuaire LDAP, Active Directory et Kerberos15 min
  8. Chapitre 8 : Contrôle d'accès au réseau : 802.1X, RADIUS et portail captif14 min
  9. Chapitre 9 : Contrôle d'accès : RBAC, ABAC et principe du moindre privilège16 min
  10. Chapitre 10 : Comptes à privilèges, PAM et bastion d'administration16 min
  11. Chapitre 11 : Matrice d'habilitations et gestion des droits dans le temps21 min
  12. Chapitre 12 : Cas type E7 corrigé : authentification et habilitations21 min
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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre authentification et autorisation ?

L'authentification vérifie que tu es bien la personne que tu prétends être, avec un mot de passe, un code ou une passkey. L'autorisation décide ensuite ce que tu as le droit de faire, selon tes habilitations. On peut être authentifié sans être autorisé : sur le web, le code HTTP 401 signale un problème d'authentification, le code 403 un refus d'autorisation (les quatre étapes en détail).

C'est quoi l'authentification multifacteur (MFA) ?

C'est une authentification qui combine au moins deux facteurs de catégories différentes : ce que tu sais (un mot de passe), ce que tu possèdes (un téléphone, une clé de sécurité) et ce que tu es (une empreinte). Un mot de passe volé ne suffit alors plus pour entrer. Deux secrets de la même catégorie, comme un mot de passe et une question secrète, ne forment pas une MFA (facteurs et MFA).

C'est quoi une passkey ?

Une passkey, ou clé d'accès, remplace le mot de passe par une paire de clés : la clé privée reste sur ton appareil, le site ne garde que la clé publique. Pour te connecter, l'appareil signe un défi envoyé par le site, après que tu l'as déverrouillé avec ton empreinte, ton visage ou un code PIN. La signature ne fonctionne que pour le vrai site, ce qui rend les passkeys résistantes à l'hameçonnage (passkeys et WebAuthn).

Quelles sont les recommandations de la CNIL pour les mots de passe ?

Depuis sa recommandation de juillet 2022, la CNIL raisonne en entropie : 80 bits pour un mot de passe seul, soit par exemple 12 caractères mêlant les quatre types, 14 caractères sans caractère spécial ou une phrase de passe de 7 mots ; 50 bits si le nombre d'essais est limité ; 13 bits pour un code PIN sur une carte qui se bloque après 3 essais. Elle ne demande plus de changement périodique, sauf pour les comptes d'administration, et impose un stockage par hachage salé (politique de mots de passe).

Quelle est la différence entre une session et un JWT ?

Avec une session, le serveur garde l'état de la connexion et le navigateur ne détient qu'un identifiant aléatoire dans un cookie : on peut fermer la session à tout moment. Un JWT transporte lui-même l'identité et les droits, signés par le serveur : chaque API le vérifie sans consulter de base, mais il reste valable jusqu'à son expiration. On lui donne donc une durée de vie courte, avec un jeton de rafraîchissement (sessions et JWT).

Quelle est la différence entre OAuth 2.0 et OpenID Connect ?

OAuth 2.0 sert à déléguer une autorisation : une application obtient un jeton d'accès pour appeler une API au nom d'un utilisateur, sans connaître son mot de passe. Il ne dit pas qui est l'utilisateur. OpenID Connect ajoute cette couche d'identité au-dessus d'OAuth 2.0 : il fournit un ID token, un JWT signé qui décrit l'utilisateur et son authentification, et c'est lui qu'on utilise pour l'authentification unique (OAuth 2.0, OpenID Connect et SSO).

C'est quoi le SSO ?

Le SSO (Single Sign-On, authentification unique) permet de s'authentifier une seule fois auprès d'un fournisseur d'identité pour accéder à plusieurs applications sans retaper son mot de passe. Il simplifie la vie des utilisateurs, centralise la MFA et la désactivation des comptes. En contrepartie, un compte compromis ouvre toutes les applications : le SSO doit toujours s'accompagner d'une authentification multifacteur (OAuth 2.0, OpenID Connect et SSO).

À quoi sert le 802.1X ?

La norme 802.1X contrôle l'accès au réseau : le switch ou la borne Wi-Fi bloque la connexion tant qu'un serveur RADIUS n'a pas authentifié l'utilisateur ou l'appareil, par certificat ou par identifiant et mot de passe. Le serveur peut aussi placer l'appareil dans le VLAN de son service. C'est ce qu'on appelle le Wi-Fi « Entreprise », par opposition à la clé partagée (802.1X, RADIUS et portail captif).

C'est quoi le principe du moindre privilège ?

Chaque compte, humain ou technique, ne reçoit que les droits strictement nécessaires à sa mission, et pour la durée nécessaire. Si le compte est compromis, l'attaquant ne peut faire que ce que ces droits permettent. Dans une copie d'E7, applique-le au contexte : quel compte, quels droits retirer, pourquoi (RBAC et moindre privilège).

C'est quoi une matrice d'habilitations ?

C'est un tableau qui croise les profils de l'organisation avec ses ressources (applications, dossiers, données) et indique, dans chaque case, le niveau d'accès autorisé : aucun, lecture, modification, validation, administration. Validée par les responsables des ressources, elle sert de référence pour créer les groupes et les rôles, traiter les arrivées et les départs, et contrôler les droits réels lors des revues (matrice d'habilitations).