Chapitre 723 minIntermédiaire
Table de routage et routes statiques
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- lire
show ip routeet les codes des routes ; - appliquer la règle du préfixe le plus long puis la distance administrative ;
- écrire des routes statiques, une route par défaut et une route flottante ;
- résumer des routes sans englober de réseaux étrangers ;
- penser à la route de retour.
6 exercices corrigés1 schéma
La table de routage est la liste des réseaux qu'un routeur sait atteindre, avec pour chacun l'interface de sortie et le prochain routeur à qui confier le paquet ; une route statique est une ligne de cette table écrite à la main par l'administrateur, avec la commande ip route. Ce chapitre explique comment un routeur choisit une route (le préfixe le plus long, la distance administrative, la métrique), comment lire show ip route, puis configure les routes statiques, la route par défaut, la route flottante et la route résumée entre les trois sites de Sorbier.
Pour garder des tables lisibles, les chapitres de routage reprennent le siège avec un seul switch de cœur, SW-COEUR, qui porte les passerelles des VLAN comme au chapitre 3.
Ce que fait un routeur d'un paquet
Quand un paquet arrive sur une de ses interfaces, un routeur (ou un switch de niveau 3) :
- vérifie la trame, puis la jette pour ne garder que le paquet IP ;
- diminue le TTL de 1 ; s'il tombe à 0, il détruit le paquet et prévient l'émetteur par un message ICMP Time Exceeded ;
- cherche l'adresse IP de destination dans sa table de routage ;
- s'il ne trouve aucune route, il détruit le paquet et renvoie un ICMP Destination Unreachable ;
- sinon, il trouve l'adresse MAC du prochain saut (par ARP), fabrique une nouvelle trame et l'envoie par l'interface de sortie.
L'adresse IP de destination ne change jamais en route (sauf NAT) ; les adresses MAC changent à chaque saut. Le cours Réseaux montre ce trajet du point de vue d'un poste. Ici, on se place du côté des routeurs.
D'où viennent les routes
| Code | Origine | Comment elle arrive |
|---|---|---|
C | Réseau directement connecté | Automatiquement, dès qu'une interface a une adresse et est up |
L | Adresse locale (/32) | Automatiquement : l'adresse de l'interface elle-même |
S | Route statique | Écrite par l'administrateur (ip route) |
S* | Route statique par défaut | ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 … |
O, O E2, O*E2 | OSPF | Apprise des voisins OSPF (chapitre 8) |
R | RIP | Apprise des voisins RIP |
D | EIGRP | Apprise des voisins EIGRP (protocole de Cisco) |
B | BGP | Apprise des voisins BGP (entre opérateurs) |
Une interface qui tombe emporte sa route C et toutes les routes statiques qui passaient par elle.
Lire show ip route
Voici la table de SW-COEUR une fois les routes statiques du siège posées (elles sont expliquées plus bas) :
SW-COEUR# show ip route
Codes: L - local, C - connected, S - static, R - RIP, M - mobile, B - BGP
D - EIGRP, EX - EIGRP external, O - OSPF, IA - OSPF inter area
N1 - OSPF NSSA external type 1, N2 - OSPF NSSA external type 2
E1 - OSPF external type 1, E2 - OSPF external type 2
i - IS-IS, su - IS-IS summary, L1 - IS-IS level-1, L2 - IS-IS level-2
* - candidate default, U - per-user static route, o - ODR
P - periodic downloaded static route
Gateway of last resort is 192.168.10.193 to network 0.0.0.0
S* 0.0.0.0/0 [1/0] via 192.168.10.193
10.0.0.0/8 is variably subnetted, 2 subnets, 2 masks
S 10.30.0.0/23 [1/0] via 192.168.10.198
S 10.40.0.0/24 [1/0] via 192.168.10.198
172.16.0.0/28 is subnetted, 1 subnets
S 172.16.0.0 [1/0] via 192.168.10.198
192.168.10.0/24 is variably subnetted, 16 subnets, 5 masks
C 192.168.10.0/26 is directly connected, Vlan40
L 192.168.10.62/32 is directly connected, Vlan40
C 192.168.10.64/26 is directly connected, Vlan10
L 192.168.10.126/32 is directly connected, Vlan10
C 192.168.10.128/27 is directly connected, Vlan30
L 192.168.10.158/32 is directly connected, Vlan30
C 192.168.10.160/28 is directly connected, Vlan50
L 192.168.10.174/32 is directly connected, Vlan50
C 192.168.10.176/28 is directly connected, Vlan20
L 192.168.10.190/32 is directly connected, Vlan20
C 192.168.10.192/30 is directly connected, GigabitEthernet1/0/47
L 192.168.10.194/32 is directly connected, GigabitEthernet1/0/47
C 192.168.10.196/30 is directly connected, GigabitEthernet1/0/48
L 192.168.10.197/32 is directly connected, GigabitEthernet1/0/48
C 192.168.10.208/28 is directly connected, Vlan99
L 192.168.10.222/32 is directly connected, Vlan99
Comment lire une ligne : S 10.30.0.0/23 [1/0] via 192.168.10.198 signifie « route statique vers le réseau 10.30.0.0/23 ; distance administrative 1, métrique 0 ; envoyer au prochain saut 192.168.10.198 ». Les lignes en retrait (« is variably subnetted ») regroupent les routes par grand réseau, pour la lisibilité : elles ne sont pas des routes. Gateway of last resort est la route par défaut : la destination de tout ce qui ne correspond à rien d'autre.
Pour savoir quelle route s'applique à une adresse précise, demande-le directement :
SW-COEUR# show ip route 10.30.1.130
Routing entry for 10.30.0.0/23
Known via "static", distance 1, metric 0
Routing Descriptor Blocks:
* 192.168.10.198
Route metric is 0, traffic share count is 1
Comment le routeur choisit : trois critères dans l'ordre
1. Le préfixe le plus long. Parmi les routes dont le réseau contient l'adresse de destination, le routeur prend la plus précise, celle qui a le plus long masque. 0.0.0.0/0 contient toutes les adresses, mais elle perd contre n'importe quelle route plus précise.
Pour vérifier qu'une route contient une adresse, applique son masque à l'adresse (le ET logique) : 10.30.1.130 avec un masque /23 (255.255.254.0) donne 10.30.0.0 : l'adresse est bien dans 10.30.0.0/23.
2. La distance administrative. Quand deux sources différentes proposent exactement le même réseau, avec le même préfixe (une route statique et une route OSPF vers 10.30.0.0/23, par exemple), le routeur installe celle de la source la plus fiable, celle qui a la plus petite distance administrative (AD) :
| Source | Distance administrative par défaut |
|---|---|
| Réseau connecté | 0 |
| Route statique | 1 |
| EIGRP | 90 |
| OSPF | 110 |
| IS-IS | 115 |
| RIP | 120 |
| BGP interne (iBGP) | 200 |
| Inconnue (jamais installée) | 255 |
3. La métrique. Quand un même protocole connaît plusieurs chemins vers le même réseau, il choisit celui de plus petite métrique : le coût pour OSPF, le nombre de sauts pour RIP. À métrique égale, il peut garder plusieurs routes et répartir le trafic entre elles.
Écrire une route statique
La syntaxe :
ip route <réseau> <masque> <prochain saut | interface de sortie> [distance]
Trois formes existent :
| Forme | Exemple | Remarque |
|---|---|---|
| Par le prochain saut | ip route 10.40.0.0 255.255.255.0 172.16.0.6 | La plus courante. Le routeur cherche ensuite comment joindre 172.16.0.6 (recherche récursive) |
| Par l'interface de sortie | ip route 10.40.0.0 255.255.255.0 GigabitEthernet0/0/2 | À réserver aux liens point à point non Ethernet. Sur Ethernet, le routeur doit faire une requête ARP pour chaque destination |
| Les deux | ip route 10.40.0.0 255.255.255.0 GigabitEthernet0/0/2 172.16.0.6 | Évite la recherche récursive ; obligatoire avec une adresse IPv6 de lien local |
Le prochain saut doit être une adresse directement joignable : celle de l'interface du routeur voisin, sur le lien commun. Jamais une adresse « lointaine », comme la passerelle du réseau de destination.
Les routes statiques entre les trois sites
Commence par te poser, pour chaque équipement, la question : « quels réseaux ne sont pas connectés chez moi, et à quel voisin dois-je les confier ? ».
SW-COEUR connaît le siège. Il lui manque Internet, Marseille, Saint-Priest et les liens loués :
SW-COEUR(config)# ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 192.168.10.193
SW-COEUR(config)# ip route 10.30.0.0 255.255.254.0 192.168.10.198
SW-COEUR(config)# ip route 10.40.0.0 255.255.255.0 192.168.10.198
SW-COEUR(config)# ip route 172.16.0.0 255.255.255.240 192.168.10.198
La dernière route résume les trois liens loués (172.16.0.0/30, .4/30 et .8/30) en un seul préfixe, 172.16.0.0/28 : on y revient plus bas.
R-LYON connaît ses deux liens loués et le transit vers SW-COEUR. Tout ce qui n'est ni à Marseille ni à Saint-Priest part vers le siège, et donc vers Internet : une route par défaut suffit pour ça.
R-LYON(config)# ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 192.168.10.197
R-LYON(config)# ip route 10.30.0.0 255.255.254.0 172.16.0.2
R-LYON(config)# ip route 10.40.0.0 255.255.255.0 172.16.0.6
R-LYON(config)# ip route 172.16.0.8 255.255.255.252 172.16.0.6
R-MARSEILLE a son propre accès à Internet : sa route par défaut part vers le routeur de l'opérateur local, 203.0.113.49. Du coup, tout réseau interne de Sorbier doit être écrit explicitement, sinon il partirait vers Internet :
R-MARSEILLE(config)# ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 203.0.113.49
R-MARSEILLE(config)# ip route 192.168.10.0 255.255.255.0 172.16.0.1
R-MARSEILLE(config)# ip route 10.40.0.0 255.255.255.0 172.16.0.10
R-MARSEILLE(config)# ip route 172.16.0.0 255.255.255.240 172.16.0.1
Une seule route, 192.168.10.0/24, couvre tout le siège : c'est la route résumée prévue par le plan d'adressage du cours Réseaux. La route 172.16.0.0/28 permet de joindre le lien Lyon – Saint-Priest ; les deux liens connectés de Marseille, plus précis (/30), restent prioritaires sur elle.
R-STPRIEST envoie tout vers Lyon, sauf Marseille, joignable directement :
R-STPRIEST(config)# ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 172.16.0.5
R-STPRIEST(config)# ip route 10.30.0.0 255.255.254.0 172.16.0.9
Reste le pare-feu du siège : pour renvoyer les réponses d'Internet aux postes de Saint-Priest, il doit savoir que 10.40.0.0/24 (et les autres réseaux internes) se trouve derrière SW-COEUR (192.168.10.194), et inclure ces réseaux dans sa traduction d'adresses vers Internet. Sur pfSense, cela se fait dans System > Routing (une passerelle 192.168.10.194, puis des routes statiques).
La route par défaut
La route 0.0.0.0/0 correspond à toutes les destinations, avec le préfixe le plus court possible : elle ne sert que si aucune autre route ne convient. On l'utilise :
- vers Internet, sur l'équipement de sortie et sur tout ce qui est derrière lui ;
- sur un site « en bout de chaîne » (une agence, un entrepôt) qui n'a qu'une sortie : tout part vers le siège.
Sur R-STPRIEST, deux lignes suffisent pour tout joindre. Sans route par défaut, il faudrait une route par réseau du siège et une vers Internet… ce qui est impossible : la table de routage d'Internet compte de l'ordre d'un million de préfixes IPv4.
La route statique flottante
Le triangle de liens loués offre un chemin de secours : si le lien Lyon – Marseille tombe, Marseille peut passer par Saint-Priest. On écrit une seconde route vers le même réseau, avec une distance administrative plus grande que 1 : elle « flotte » au-dessus de la route principale et n'entre dans la table que si celle-ci disparaît.
R-MARSEILLE(config)# ip route 192.168.10.0 255.255.255.0 172.16.0.10 5
R-LYON(config)# ip route 10.30.0.0 255.255.254.0 172.16.0.6 5
Les deux sens sont nécessaires : Marseille doit savoir partir par Saint-Priest, et Lyon doit savoir y renvoyer les réponses. R-STPRIEST sait déjà relayer dans les deux sens (sa route par défaut va vers Lyon, sa route 10.30.0.0/23 vers Marseille).
Tant que le lien direct fonctionne, show ip route n'affiche que la route principale. Si l'interface Gi0/0/0 de R-MARSEILLE tombe, la route principale disparaît et la route flottante prend sa place, avec [5/0].
La route d'hôte
Une route peut viser une seule adresse, avec un masque /32 :
SW-COEUR(config)# ip route 10.30.1.161 255.255.255.255 192.168.10.198
Elle sert à forcer un chemin particulier vers un serveur précis, ou à tester. Le préfixe le plus long la rend prioritaire sur toutes les autres routes qui contiennent cette adresse.
La route résumée et la route vers Null0
Résumer (agréger) des routes, c'est désigner plusieurs réseaux contigus par un seul préfixe plus court. La méthode est celle du cours Réseaux : écrire en binaire l'octet où les réseaux diffèrent, compter les bits communs. Les quatre réseaux de Marseille (10.30.0.0/24, 10.30.1.0/25, 10.30.1.128/27, 10.30.1.160/28) tiennent tous dans 10.30.0.0/23 : une route au lieu de quatre. Les trois liens loués (.0/30, .4/30, .8/30) tiennent dans 172.16.0.0/28, qui couvre aussi 172.16.0.12/30, encore inutilisé.
Un bon résumé est exact ou presque : il ne doit pas englober des réseaux qui se trouvent ailleurs. Résumer Marseille et Saint-Priest en 10.0.0.0/10 (le plus petit préfixe qui contient 10.30.0.0/23 et 10.40.0.0/24) enverrait vers R-LYON des millions d'adresses qui n'y sont pas, dont tout réseau 10.x qu'on créerait un jour sur un autre site.
Le piège de la boucle. Le siège n'utilise pas toutes les adresses de 192.168.10.0/24 : le bloc 192.168.10.240/28 est libre (le bloc .224/28 accueille la DMZ, derrière le pare-feu). Un poste envoie un paquet vers 192.168.10.245 (une faute de frappe). SW-COEUR n'a pas de route plus précise que la route par défaut : il l'envoie au pare-feu. Le pare-feu, qui a une route vers 192.168.10.0/24 par SW-COEUR, le lui renvoie. Et ainsi de suite jusqu'à ce que le TTL tombe à 0 : une boucle de routage, qui consomme de la bande passante pour rien.
La parade est une route résumée vers Null0, une interface virtuelle qui jette tout :
SW-COEUR(config)# ip route 192.168.10.0 255.255.255.0 Null0
Les réseaux réellement utilisés, plus précis (/26, /27, /28, /30), restent prioritaires ; seules les adresses inutilisées tombent sur la route vers Null0 et sont jetées immédiatement, avec un message ICMP Destination Unreachable à l'émetteur. Les protocoles de routage créent ce genre de route tout seuls quand ils résument.
Un piège dans le piège : la DMZ, 192.168.10.224/28, est elle aussi dans 192.168.10.0/24, mais elle n'est pas connectée à SW-COEUR. Jusqu'ici, SW-COEUR l'atteignait par sa route par défaut ; avec la route vers Null0, plus précise que 0.0.0.0/0, il jetterait tout ce qui va vers le serveur web. Il faut donc lui donner une route explicite vers la DMZ, par le pare-feu :
SW-COEUR(config)# ip route 192.168.10.224 255.255.255.240 192.168.10.193
Préfixe le plus long : /28 l'emporte sur /24, et la DMZ reste joignable.
Statique ou dynamique ?
| Routage statique | Routage dynamique (OSPF) | |
|---|---|---|
| Configuration | Une ligne par réseau et par routeur ; tout changement se reporte à la main partout | Chaque routeur annonce ses réseaux ; les autres les apprennent |
| Réaction aux pannes | Seulement si l'interface tombe ; sinon trou noir | Détection par les messages entre voisins, recalcul automatique en quelques secondes |
| Ressources | Aucune | Messages entre routeurs, calcul, un peu de mémoire |
| Sécurité | Rien n'est annoncé | Il faut authentifier les voisins pour éviter les fausses annonces |
| Usage | Petits réseaux, sites en bout de chaîne, route par défaut, routes vers un pare-feu qui ne fait pas de routage dynamique | Dès qu'il y a plusieurs chemins possibles ou plus de quelques routeurs |
Chez Sorbier, avec trois sites en triangle, le statique montre ses limites : seize routes statiques sur quatre équipements, flottantes comprises (sans compter le pare-feu), des routes flottantes qui ne voient pas les pannes chez l'opérateur, et chaque nouveau réseau à ajouter sur quatre équipements. C'est le moment de passer à OSPF.
Tester une route
pingdepuis le routeur teste avec, comme adresse source, celle de l'interface de sortie. Pour tester comme le ferait un poste du réseau local, on choisit la source :ping 10.40.0.10 source GigabitEthernet0/0/1.10sur R-MARSEILLE. Si le ping simple réussit et celui-ci échoue, c'est la route de retour vers le réseau local de Marseille qui manque quelque part.traceroute 10.40.0.10liste les routeurs traversés : le dernier qui répond est celui après lequel ça casse.show ip route <adresse>dit quelle route le routeur utilise pour cette adresse.
Exercices
Exercice 1 sur 6 Quelle route pour quelle adresse ? Réussi À revoir
Un routeur a la table simplifiée suivante :
| Réseau | Vers |
|---|---|
| 0.0.0.0/0 | 192.168.10.197 (SW-COEUR) |
| 10.0.0.0/8 | 172.16.0.6 |
| 10.30.0.0/23 | 172.16.0.2 |
| 10.30.1.128/25 | 172.16.0.6 |
| 10.30.1.160/28 | 172.16.0.2 |
| 172.16.0.0/30 | Connecté, Gi0/0/1 |
| 172.16.0.4/30 | Connecté, Gi0/0/2 |
| 192.168.10.196/30 | Connecté, Gi0/0/0 |
Pour chaque destination, donne la route utilisée et le prochain saut : 10.30.1.20, 10.30.1.130, 10.30.1.170, 10.40.0.15, 172.16.0.9.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
10.30.1.20: correspond à0/0,10.0.0.0/8et10.30.0.0/23, mais pas à10.30.1.128/25, qui couvre .128 à .255. La plus longue est /23 → 172.16.0.2.10.30.1.130: correspond aussi à10.30.1.128/25(/25), plus long que /23 → 172.16.0.6.10.30.1.170: correspond à10.30.1.160/28(.160 à .175), qui est la plus longue (/28) → 172.16.0.2.10.40.0.15: seules0/0et10.0.0.0/8correspondent → 172.16.0.6 par la route /8.172.16.0.9: aucune route 172.16 ne le contient (les deux /30 couvrent .0 à .7) → route par défaut, vers SW-COEUR. C'est probablement une erreur :172.16.0.8/30est un lien loué, il faudrait une route vers lui.
Tu avais trouvé ?
Exercice 2 sur 6 Les routes d'un petit réseau Réussi À revoir
Trois routeurs sont reliés en ligne : R1 — R2 — R3.
- R1 : LAN
192.168.1.0/24(Gi0/0/1,.254) ; lien vers R210.0.12.0/30(R1.1, R2.2). - R2 : LAN
192.168.2.0/24; lien vers R310.0.23.0/30(R2.1, R3.2). - R3 : LAN
192.168.3.0/24; R3 a aussi l'accès Internet, par le routeur de l'opérateur203.0.113.1.
Écris les routes statiques de chaque routeur, avec le moins de lignes possible, pour que tous les LAN communiquent entre eux et sortent sur Internet.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
R1 (une seule sortie, vers R2) :
ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 10.0.12.2
R2 (deux voisins) :
ip route 192.168.1.0 255.255.255.0 10.0.12.1
ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 10.0.23.2
R3 (Internet et le reste du réseau) :
ip route 0.0.0.0 0.0.0.0 203.0.113.1
ip route 192.168.1.0 255.255.255.0 10.0.23.1
ip route 192.168.2.0 255.255.255.0 10.0.23.1
ip route 10.0.12.0 255.255.255.252 10.0.23.1
Sur R3, les deux routes vers 192.168.1.0/24 et 192.168.2.0/24 peuvent se résumer en 192.168.0.0/22 (qui couvre aussi 192.168.0.0/24 et 192.168.3.0/24 ; ce dernier est connecté sur R3, donc plus précis et prioritaire). La route vers 10.0.12.0/30 sert à joindre le lien R1 – R2 (pour un ping d'administration) ; sans elle, ces paquets partiraient vers Internet. R3 doit en plus traduire les adresses privées vers Internet (chapitre 10).
Tu avais trouvé ?
Exercice 3 sur 6 Le ping qui ne revient pas Réussi À revoir
Un technicien ajoute à Saint-Priest un second réseau, 10.40.1.0/24, pour des caméras, sur une nouvelle sous-interface de R-STPRIEST. Depuis une caméra, le ping de la passerelle 10.40.1.254 fonctionne, mais le ping de srv-journaux (192.168.10.180) au siège échoue. Depuis R-STPRIEST, ping 192.168.10.180 fonctionne.
- Pourquoi le ping fonctionne-t-il depuis R-STPRIEST et pas depuis la caméra ?
- Sur quels équipements faut-il ajouter une route, et laquelle ?
- Quelle commande, sur R-STPRIEST, aurait mis le problème en évidence ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
- Depuis R-STPRIEST, le ping part avec l'adresse source
172.16.0.6(son interface vers Lyon), que tout le monde sait joindre grâce aux routes172.16.0.0/28. Depuis la caméra, la source est10.40.1.x: l'aller arrive au siège, mais personne ne connaît le chemin de retour vers10.40.1.0/24. SW-COEUR envoie la réponse vers sa route par défaut, le pare-feu, qui la jette ou la fait sortir sur Internet. - Il faut une route vers
10.40.1.0/24partout où10.40.0.0/24existait : R-LYON (ip route 10.40.1.0 255.255.255.0 172.16.0.6), SW-COEUR (… 192.168.10.198), R-MARSEILLE (… 172.16.0.10) et le pare-feu (vers192.168.10.194). Mieux : remplacer chaque route10.40.0.0/24par un résumé10.40.0.0/23, qui couvre les deux réseaux et prépare l'avenir. ping 192.168.10.180 source 10.40.1.254(ousourcesuivi du nom de la sous-interface) : il simule une caméra et échoue, alors que le ping simple réussit.
Tu avais trouvé ?
Exercice 4 sur 6 Statique contre OSPF Réussi À revoir
R-LYON a une route statique 10.30.0.0/23 via 172.16.0.2 et apprend par OSPF la route 10.30.0.0/23 via 172.16.0.6, de coût 30.
- Laquelle est installée dans la table, et pourquoi ?
- Même question si la route OSPF était
10.30.1.0/25, pour l'adresse10.30.1.20. - Comment transformer la route statique en route de secours d'OSPF ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4
- Même préfixe (/23) : on compare les distances administratives. La statique (AD 1) l'emporte sur OSPF (AD 110).
- Les deux routes sont installées (préfixes différents). Pour
10.30.1.20, le préfixe le plus long l'emporte : la route OSPF/25, via172.16.0.6. La distance administrative ne compte pas ici. - En lui donnant une distance administrative supérieure à 110 :
ip route 10.30.0.0 255.255.254.0 172.16.0.2 120(après avoir retiré l'ancienne). Elle ne s'installe que si OSPF ne propose plus rien pour ce réseau.
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Exercice 5 sur 6 Résumer des routes Réussi À revoir
Une agence utilise 172.20.8.0/24, 172.20.9.0/24, 172.20.10.0/24, 172.20.11.0/24 et 172.20.12.0/24.
- Quelle est la plus petite route résumée qui contient les cinq réseaux ?
- Ce résumé est-il exact ? Sinon, quels réseaux englobe-t-il en trop ?
- Propose un résumé exact avec le moins de routes possible.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
- Le 3e octet en binaire : 8 =
00001000, 9 =00001001, 10 =00001010, 11 =00001011, 12 =00001100. Les bits communs aux cinq :00001(5 bits). 16 + 5 = 21 bits :172.20.8.0/21. - Non :
/21couvre 8 réseaux /24, de172.20.8.0à172.20.15.0. Il englobe en trop172.20.13.0/24,172.20.14.0/24et172.20.15.0/24. Si l'un d'eux est utilisé ailleurs, le trafic ira au mauvais endroit (sauf route plus précise). - Deux routes :
172.20.8.0/22(8 à 11) et172.20.12.0/24.
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Exercice 6 sur 6 La route flottante qui ne bascule pas Réussi À revoir
Le lien loué Lyon – Marseille tombe chez l'opérateur un mardi matin. Sur R-MARSEILLE, show ip interface brief montre Gi0/0/0 up / up. Les postes de Marseille ne joignent plus le siège, alors que la route flottante par Saint-Priest est configurée.
- Pourquoi la route flottante ne s'active-t-elle pas ?
- Que fait le trafic de Marseille vers le siège ?
- Propose deux solutions.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 6
- Une route statique ne disparaît que si son interface de sortie tombe. Gi0/0/0 est reliée au boîtier de l'opérateur, qui fonctionne : elle reste
up. La route principale (AD 1) reste dans la table, et la route flottante (AD 5) n'est jamais installée. - Il continue de partir vers
172.16.0.1par Gi0/0/0 et se perd chez l'opérateur : c'est un trou noir. - Passer au routage dynamique (OSPF) : les voisins s'envoient des hello, la perte du voisin est détectée en quelques secondes et la route est recalculée par Saint-Priest. Ou associer à la route principale une sonde (IP SLA et suivi d'objet) qui teste régulièrement la joignabilité de
172.16.0.1et retire la route quand la sonde échoue. En attendant, un administrateur peut éteindre Gi0/0/0 (shutdown) : la route principale disparaît et la flottante s'installe.
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