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Chapitre 1320 minIntermédiaire

Sécuriser Active Directory : modèle en tiers, LAPS, gMSA et audit

Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .

À la fin de ce chapitre, tu sauras

  • expliquer le chemin d'une attaque contre l'annuaire ;
  • appliquer le modèle d'administration en tiers ;
  • déployer Windows LAPS et des comptes de service gérés ;
  • interpréter un rapport d'audit et proposer des mesures.

5 exercices corrigés1 schéma

Sécuriser Active Directory, c'est empêcher qu'un attaquant qui a compromis un poste puisse, de proche en proche, obtenir un compte d'administration du domaine, et donc le contrôle de toutes les machines. Ce chapitre donne les mesures concrètes à mettre en place sur un domaine Windows Server : le modèle d'administration en tiers, la protection des comptes privilégiés, Windows LAPS pour les mots de passe des administrateurs locaux, les comptes de service gérés (gMSA et dMSA), la fermeture des protocoles anciens et l'audit de l'annuaire. Les notions d'authentification (Kerberos, NTLM, attaques contre l'annuaire) sont expliquées dans le chapitre Annuaire LDAP, Active Directory et Kerberos du cours Authentification, et le bastion d'administration dans le chapitre Comptes à privilèges et bastion.

Pourquoi l'annuaire est la cible prioritaire

Celui qui contrôle un compte membre des Admins du domaine peut se connecter à toutes les machines du domaine, lire tous les fichiers, créer des comptes, et pousser une GPO qui lance un programme sur tous les postes en même temps. C'est exactement ce que font les rançongiciels qui frappent les entreprises : ils ne chiffrent pas un poste, ils chiffrent tout le parc d'un coup depuis l'annuaire.

Le chemin type d'une attaque, tel qu'on le retrouve dans les rapports d'incident et les sujets d'examen :

  1. accès initial : un courriel piégé ouvert sur un poste, ou un accès distant mal protégé ;
  2. élévation locale : l'attaquant obtient les droits d'administrateur sur ce poste ;
  3. vol d'identifiants : il récupère dans la mémoire du poste les empreintes des mots de passe des comptes qui s'y sont connectés ;
  4. déplacement latéral : avec l'empreinte du mot de passe administrateur local, identique partout (pass-the-hash), il se connecte aux autres postes, jusqu'à en trouver un où un administrateur du domaine a ouvert une session ;
  5. prise de contrôle du domaine : il vole les identifiants de cet administrateur, se connecte à un contrôleur de domaine, puis déploie sa charge.

Chaque mesure de ce chapitre coupe une étape de ce chemin.

Le modèle d'administration en tiers

Le principe, recommandé par l'ANSSI (et repris par Microsoft, qui l'a fait évoluer vers son modèle d'accès d'entreprise), classe les ressources en trois niveaux selon le contrôle qu'elles donnent, et interdit qu'un compte d'un niveau élevé s'expose sur un niveau inférieur.

TierRessourcesComptes d'administration
Tier 0Contrôleurs de domaine, autorité de certification, serveur de synchronisation avec le cloud, serveurs de sauvegarde des contrôleurs, comptes et groupes d'administration du domaineadm0-amercier, membres des Admins du domaine
Tier 1Serveurs membres et applications : fichiers, gestion, bases de donnéesadm1-clambert, administrateurs des serveurs
Tier 2Postes de travail, imprimantes, terminauxadm2-mdiallo, techniciens du support

La règle d'or : un compte d'administration ne se connecte jamais à une machine d'un tier inférieur. Un administrateur du domaine qui ouvre une session sur un poste ordinaire laisse ses identifiants dans la mémoire de ce poste : si le poste est compromis, le domaine l'est. Chaque administrateur a donc plusieurs comptes : un compte de bureautique sans privilège (messagerie, Internet), et un compte par tier qu'il administre. Les comptes de tier 0 s'utilisent depuis des postes d'administration dédiés (PAW), sans messagerie ni navigation, ou depuis un bastion.

RessourcesComptes d'administrationTier 0 : contrôle de l'annuairecontrôleurs de domaine, autorité de certification,synchronisation cloud, comptes Admins du domaineTier 1 : serveurs et applicationssrv-fichiers, srv-gestion, bases de données,applications métierTier 2 : postes et périphériquespostes de travail, portables,imprimantes, terminauxadm0-amercieradm1-clambertadm2-mdiallo✕Interdit : un compte d'administration ne se connecte jamais à un tier inférieurChaque tier s'administre depuis ses propres postes d'administration
Le modèle en tiers : un compte d'administration ne descend jamais vers un niveau moins protégé

La règle s'impose techniquement par GPO, avec les droits utilisateur : sur les postes (tier 2), une GPO liée à leur OU donne aux groupes d'administration du tier 0 et du tier 1 les droits Interdire l'ouverture d'une session locale, Interdire l'accès à cet ordinateur à partir du réseau et Interdire l'ouverture de session par les services Bureau à distance (Configuration ordinateur > Stratégies > Paramètres Windows > Paramètres de sécurité > Stratégies locales > Attribution des droits utilisateur).

Réduire et protéger les comptes privilégiés

  • Moins de membres. Les groupes Administrateurs de l'entreprise et Administrateurs du schéma restent vides en temps normal ; Admins du domaine ne contient que deux ou trois comptes nominatifs dédiés. Les groupes intégrés Opérateurs de compte, Opérateurs de serveur, Opérateurs d'impression restent vides : on délègue finement à la place (chapitre 3).
  • Le groupe Protected Users. Ses membres ne peuvent plus s'authentifier en NTLM, leurs identifiants ne sont pas mis en cache sur les postes, Kerberos n'utilise pour eux que AES et leurs tickets durent 4 heures au lieu de 10. On y place les comptes d'administration humains (jamais les comptes de service ni les comptes d'ordinateurs), après avoir vérifié qu'aucune application ne leur demande NTLM.
  • La case « Le compte est sensible et ne peut pas être délégué » (onglet Compte) sur les comptes d'administration : aucun service ne pourra agir en leur nom.
  • Le compte Administrateur intégré du domaine reçoit un mot de passe très long, rangé dans un coffre, et ne sert qu'en secours.
  • Le compte krbtgt, qui signe tous les tickets Kerberos du domaine, voit son mot de passe changé régulièrement (et deux fois, à au moins dix heures d'intervalle, après un incident), pour invalider d'éventuels faux tickets fabriqués par un attaquant.
  • Surveiller les ajouts aux groupes d'administration : les événements 4728, 4732 et 4756 du journal de sécurité des contrôleurs (chapitre 14).

L'authentification multifacteur des administrateurs, les solutions de gestion des accès à privilèges et le bastion sont traités dans le cours Authentification.

Windows LAPS : un mot de passe administrateur local unique

Sur beaucoup de parcs, le compte Administrateur local de chaque poste a le même mot de passe, défini une fois dans l'image d'installation. Un attaquant qui récupère son empreinte sur un poste se connecte à tous les autres : c'est l'étape 4 du chemin d'attaque.

Windows LAPS (Local Administrator Password Solution), intégré à Windows depuis la mise à jour d'avril 2023 (Windows 10, Windows 11, Windows Server 2019 et suivants), règle ce problème. Chaque machine :

  • génère un mot de passe aléatoire et unique pour son compte d'administrateur local ;
  • le renouvelle automatiquement (tous les 30 jours par défaut) ;
  • le sauvegarde dans l'annuaire (ou dans Microsoft Entra ID), dans un attribut lisible seulement par les groupes autorisés, et chiffré si le domaine est au niveau fonctionnel 2016 ou plus.

Le technicien qui doit intervenir en local lit le mot de passe du poste, l'utilise, et une action après authentification peut le renouveler automatiquement quelques heures plus tard. Windows Server 2025 ajoute la gestion automatique du compte (LAPS crée et gère lui-même le compte, au nom personnalisable ou aléatoire), les phrases de passe plus faciles à taper, et la détection du retour d'une image (quand une machine revient à un ancien instantané, son mot de passe local ne correspond plus à celui de l'annuaire, et LAPS le détecte).

Le déploiement, étape par étape :

powershell
# 1. Étendre le schéma (une fois par forêt, membre des Administrateurs du schéma)
Update-LapsADSchema

# 2. Autoriser les ordinateurs d'une OU à écrire leur propre mot de passe
Set-LapsADComputerSelfPermission -Identity "OU=Ordinateurs,OU=Sorbier,DC=ad,DC=sorbier,DC=example"

# 3. Autoriser le support de niveau 2 à lire les mots de passe de cette OU
Set-LapsADReadPasswordPermission -Identity "OU=Ordinateurs,OU=Sorbier,DC=ad,DC=sorbier,DC=example" `
    -AllowedPrincipals "SORBIER\GG_Support_N2"
  1. Une GPO liée à l'OU des ordinateurs, dans Configuration ordinateur > Stratégies > Modèles d'administration > Système > LAPS :
RéglageValeur
Configurer le répertoire de sauvegarde des mots de passeActivé : Active Directory
Paramètres du mot de passeComplexité maximale, 20 caractères, durée de vie 30 jours
Activer le chiffrement du mot de passeActivé (niveau fonctionnel 2016 au minimum)
Configurer les déchiffreurs de mots de passe autorisésSORBIER\GG_Support_N2 (par défaut : Admins du domaine)
Nom du compte administrateur à gérerLaisser vide pour le compte Administrateur intégré, ou indiquer le compte local choisi
Actions après authentificationRéinitialiser le mot de passe et fermer la session du compte géré, 8 heures après son utilisation
powershell
# Sur un poste : appliquer la stratégie LAPS tout de suite
Invoke-LapsPolicyProcessing

# Depuis le poste d'administration : lire le mot de passe d'un poste (droits requis, accès journalisé)
Get-LapsADPassword -Identity "PC-COMPTA-01" -AsPlainText

# Sur le poste : forcer le renouvellement après une intervention
Reset-LapsPassword

Comptes de service gérés : gMSA et dMSA

Un compte de service fait tourner un service ou une tâche planifiée : la sauvegarde, l'agent de supervision, une application métier. Créé comme un compte utilisateur ordinaire, il reçoit souvent un mot de passe simple, qui n'expire jamais, noté dans un document ou dans un script (chapitre 9). Pire : si ce compte a un nom de service Kerberos (SPN), n'importe quel utilisateur du domaine peut demander un ticket chiffré avec son mot de passe et tenter de le casser hors ligne. Cette attaque s'appelle le Kerberoasting ; elle réussit contre les mots de passe courts.

Le compte de service géré de groupe (gMSA, group Managed Service Account) supprime le problème : son mot de passe, de 240 octets aléatoires, est géré par l'annuaire et changé automatiquement tous les 30 jours. Aucun humain ne le connaît. Seuls les serveurs autorisés peuvent le récupérer pour lancer le service.

powershell
# 1. Une fois par forêt : la clé racine KDS qui sert à calculer les mots de passe
#    (elle n'est utilisable qu'après 10 heures, le temps qu'elle se réplique)
Add-KdsRootKey -EffectiveImmediately

# 2. Le groupe des serveurs autorisés à utiliser le compte
New-ADGroup -Name "GG_Serveurs_Sauvegarde" -GroupScope Global -GroupCategory Security `
    -Path "OU=Groupes,OU=Sorbier,DC=ad,DC=sorbier,DC=example"
Add-ADGroupMember -Identity "GG_Serveurs_Sauvegarde" -Members "srv-gestion$"

# 3. Le compte de service géré
New-ADServiceAccount -Name "svc-sauvegarde" -DNSHostName "svc-sauvegarde.ad.sorbier.example" `
    -PrincipalsAllowedToRetrieveManagedPassword "GG_Serveurs_Sauvegarde"

# 4. Sur srv-gestion (après un redémarrage, pour que le serveur ait son nouveau groupe)
Install-ADServiceAccount -Identity "svc-sauvegarde"
Test-ADServiceAccount -Identity "svc-sauvegarde"      # doit répondre True

Dans la configuration du service ou de la tâche planifiée, on indique le compte SORBIER\svc-sauvegarde$ (avec le $ final) et on laisse le mot de passe vide. Le compte ne reçoit que les droits nécessaires à son travail : jamais Admins du domaine.

Le compte de service géré délégué (dMSA), nouveau dans Windows Server 2025, permet de migrer un ancien compte de service à mot de passe fixe vers un compte géré, sans reconfigurer l'application : l'ancien compte est désactivé et le dMSA prend sa place. Il exige au moins un contrôleur de domaine sous Windows Server 2025.

Fermer les vieilles portes

Plusieurs protocoles anciens, conservés pour la compatibilité, sont des portes d'entrée connues.

Protocole ou serviceRisqueMesure
NTLMAuthentification ancienne, réutilisable par pass-the-hash et par relaisNTLMv1 est supprimé de Windows Server 2025 ; pour NTLMv2, auditer son usage (stratégies Sécurité réseau : restreindre NTLM) puis le restreindre ; privilégier Kerberos
SMB 1Faille exploitée par WannaCryNe pas l'installer ; il ne l'est plus par défaut
Signature SMB absenteRelais d'authentificationExigée par défaut côté client sur Windows Server 2025 et Windows 11 24H2 ; l'exiger aussi côté serveur
LDAP sans signatureRelais et modification des échangesExiger la signature LDAP et la liaison de canal sur les contrôleurs (par défaut dans les nouvelles forêts 2025)
LLMNR et NetBIOSUn attaquant du réseau répond aux résolutions de noms ratées et capture des empreintesDésactiver par GPO (chapitre 5)
Spouleur d'impression sur les contrôleursFailles d'impression (PrintNightmare) et coercition d'authentificationDésactiver le service sur les contrôleurs de domaine
RC4 dans KerberosChiffrement faible, facilite le KerberoastingDéprécié ; depuis les mises à jour d'avril et de juillet 2026, les contrôleurs n'émettent plus que des tickets AES pour les comptes sans réglage explicite. Repérer les comptes et applications qui exigent encore RC4 (événements 201 à 209 du journal Système des contrôleurs, attribut msDS-SupportedEncryptionTypes) et les passer en AES

Auditer l'annuaire

Un annuaire en production depuis des années accumule les écarts : comptes inactifs restés membres de groupes d'administration, délégations oubliées, mots de passe qui n'expirent jamais, systèmes obsolètes, GPO incohérentes. L'audit les met au jour.

PingCastle est l'outil d'audit le plus utilisé en France : lancé depuis un poste du domaine avec un compte ordinaire, il lit l'annuaire et produit un rapport qui attribue un score de risque par catégorie (comptes privilégiés, objets obsolètes, anomalies, approbations) et décrit chaque règle en défaut avec la façon de la corriger. Les sujets d'écrit de cybersécurité en donnent des extraits à interpréter : on te demande alors d'expliquer un constat et de proposer une mesure. Les recommandations de l'ANSSI pour l'administration sécurisée des systèmes reposant sur Active Directory servent de référence pour prioriser.

Ce qu'un audit relève souvent, et la réponse attendue :

ConstatRisqueMesure
Même mot de passe d'administrateur local sur tous les postesDéplacement latéral : un poste compromis ouvre tous les autresWindows LAPS, déployé par GPO
Comptes d'administration du domaine utilisés au quotidien, connectés sur des postesVol de leurs identifiants dans la mémoire d'un posteComptes dédiés par tier, postes d'administration, droits « Interdire l'ouverture de session »
Comptes de service avec SPN et mot de passe ancienKerberoastinggMSA, ou mot de passe aléatoire très long, chiffrement AES uniquement (RC4 n'est plus émis par défaut depuis 2026)
Systèmes d'exploitation hors supportFailles connues jamais corrigéesMigration, ou isolement en attendant
Identifiants mis en cache sur les postes (10 par défaut)Récupération hors ligne sur un poste volé ou compromisRéduire le nombre par GPO, chiffrer les disques
Corbeille AD non activéeRestauration difficile après une suppressionL'activer (chapitre 11)

La détection complète l'audit : Microsoft Defender for Identity, un SIEM qui reçoit les journaux des contrôleurs ou un EDR repèrent les comportements d'attaque en cours (demandes de tickets massives, réplication demandée par un poste, connexions inhabituelles). C'est l'objet du chapitre suivant et du cours Réponse à incident.

Exercices

Exercice 1 sur 5 Classer dans les tiers Réussi À revoir

Range chaque élément dans le tier 0, 1 ou 2 : (a) srv-ad2 ; (b) le poste de Julie Lefèvre ; (c) srv-fichiers ; (d) le serveur de sauvegarde qui sauvegarde les contrôleurs de domaine ; (e) l'imprimante de l'accueil ; (f) le compte adm0-amercier, membre des Admins du domaine ; (g) le serveur srv-gestion ; (h) l'autorité de certification d'entreprise.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
  • Tier 0 : (a) srv-ad2, contrôleur de domaine ; (d) le serveur de sauvegarde des contrôleurs, car qui peut restaurer un contrôleur contrôle l'annuaire ; (f) le compte adm0-amercier ; (h) l'autorité de certification, qui peut délivrer des certificats d'authentification pour n'importe quel compte.
  • Tier 1 : (c) srv-fichiers et (g) srv-gestion, serveurs membres.
  • Tier 2 : (b) le poste de Julie et (e) l'imprimante.

Tu avais trouvé ?

Exercice 2 sur 5 Ce qui ne va pas Réussi À revoir

Antoine Mercier, administrateur du domaine, utilise un seul compte, amercier, membre des Admins du domaine, pour lire sa messagerie, naviguer sur Internet et dépanner les postes des salariés en se connectant dessus. Explique le risque en suivant le chemin d'une attaque, puis propose trois mesures.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2

Le risque. En se connectant aux postes avec un compte d'administration du domaine, Antoine laisse ses identifiants dans la mémoire de chacun. Si l'un de ces postes est compromis (courriel piégé ouvert par un salarié), l'attaquant y récupère les identifiants d'Antoine et prend le contrôle du domaine entier. Et comme il lit sa messagerie et navigue avec ce même compte, un courriel piégé ouvert par lui-même donne directement les droits d'administration du domaine à l'attaquant.

Les mesures.

  1. Séparer les comptes : amercier sans privilège pour la bureautique, adm2-amercier pour le support des postes (administrateur local des postes, rien d'autre), adm0-amercier pour l'administration du domaine.
  2. Interdire par GPO aux comptes du tier 0 l'ouverture de session sur les postes et serveurs des tiers inférieurs (droits utilisateur « Interdire l'ouverture d'une session locale », « … par les services Bureau à distance », « Interdire l'accès à cet ordinateur à partir du réseau »).
  3. Utiliser le compte de tier 0 depuis un poste d'administration dédié ou un bastion, et placer ce compte dans Protected Users.

Tu avais trouvé ?

Exercice 3 sur 5 Déployer LAPS dans l'ordre Réussi À revoir

Remets dans l'ordre les étapes du déploiement de Windows LAPS sur les postes de l'OU Ordinateurs, et indique pour chacune qui doit la faire :

(a) créer et lier la GPO LAPS ; (b) Set-LapsADComputerSelfPermission ; (c) Update-LapsADSchema ; (d) Get-LapsADPassword pour vérifier sur un poste ; (e) Set-LapsADReadPasswordPermission pour le support.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
  1. (c) Update-LapsADSchema : étend le schéma, une fois par forêt ; il faut être membre des Administrateurs du schéma (et le contrôleur maître de schéma doit être joignable).
  2. (b) Set-LapsADComputerSelfPermission sur l'OU : les ordinateurs pourront écrire leur mot de passe ; un administrateur du domaine, ou un compte délégué sur l'OU.
  3. (e) Set-LapsADReadPasswordPermission : le groupe du support pourra lire les mots de passe ; même niveau de droits.
  4. (a) La GPO : répertoire de sauvegarde Active Directory, longueur et durée de vie, chiffrement, actions après authentification ; un administrateur des GPO.
  5. (d) Après application de la GPO sur un poste (gpupdate /force puis Invoke-LapsPolicyProcessing), un membre du support lit le mot de passe pour vérifier.

L'ordre (b)/(e) peut être inversé ; l'essentiel est que le schéma soit étendu en premier et que les droits soient en place avant la GPO, sinon les postes échouent à sauvegarder leur mot de passe (événements d'erreur dans le journal LAPS du poste).

Tu avais trouvé ?

Exercice 4 sur 5 Remplacer un compte de service Réussi À revoir

L'agent de sauvegarde de srv-gestion tourne avec le compte sauvegarde, membre des Admins du domaine, mot de passe Sauvegarde2019 qui n'expire jamais. Propose une solution et écris les commandes principales.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4

Solution. Un compte de service géré de groupe (gMSA), qui n'a que les droits nécessaires à la sauvegarde (membre du groupe local Opérateurs de sauvegarde de srv-gestion, et lecture des dossiers concernés), jamais Admins du domaine.

powershell
Add-KdsRootKey -EffectiveImmediately          # si la forêt n'a pas encore de clé KDS ; attendre 10 h
New-ADGroup -Name "GG_Serveurs_Sauvegarde" -GroupScope Global -GroupCategory Security `
    -Path "OU=Groupes,OU=Sorbier,DC=ad,DC=sorbier,DC=example"
Add-ADGroupMember -Identity "GG_Serveurs_Sauvegarde" -Members "srv-gestion$"
New-ADServiceAccount -Name "svc-sauvegarde" -DNSHostName "svc-sauvegarde.ad.sorbier.example" `
    -PrincipalsAllowedToRetrieveManagedPassword "GG_Serveurs_Sauvegarde"
# Sur srv-gestion, après redémarrage :
Install-ADServiceAccount -Identity "svc-sauvegarde"
Test-ADServiceAccount -Identity "svc-sauvegarde"

On configure le service de sauvegarde avec SORBIER\svc-sauvegarde$ et un mot de passe vide, on vérifie que la sauvegarde fonctionne, puis on désactive l'ancien compte sauvegarde (et on change son mot de passe, puisqu'il était faible et sans doute connu de plusieurs personnes). Sur un domaine doté d'un contrôleur Windows Server 2025, un dMSA permettrait de faire cette migration sans reconfigurer l'agent.

Tu avais trouvé ?

Exercice 5 sur 5 Interpréter un extrait d'audit Réussi À revoir

Un rapport d'audit de l'annuaire de Sorbier contient ces trois lignes. Pour chacune, explique le risque et propose une mesure.

  1. « 4 comptes ont un SPN et un mot de passe inchangé depuis plus de 3 ans. »
  2. « Le groupe Admins du domaine contient 7 membres, dont 2 comptes désactivés et un compte nommé stagiaire2023. »
  3. « La GPO Default Domain Policy définit une longueur minimale de mot de passe de 7 caractères et aucun verrouillage. »
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
  1. Risque : Kerberoasting. N'importe quel utilisateur du domaine peut demander un ticket de service chiffré avec le mot de passe de ces comptes et tenter de le casser hors ligne ; un mot de passe ancien est souvent faible. Mesure : remplacer ces comptes par des gMSA (ou dMSA) ; à défaut, un mot de passe aléatoire très long et le chiffrement AES, et retirer les SPN inutiles.
  2. Risque : surface d'attaque des comptes les plus puissants ; un compte oublié ou réactivable (le compte de stagiaire n'a rien à faire là) est une porte vers le contrôle total du domaine. Mesure : revue immédiate, retrait des comptes désactivés et du compte de stagiaire (et analyse de la raison de sa présence : erreur ou compromission ?), limitation à deux ou trois comptes d'administration nominatifs dédiés, surveillance des ajouts au groupe (événement 4728).
  3. Risque : mots de passe courts devinables, et attaque par force brute ou par pulvérisation sans aucun verrouillage. Mesure : longueur minimale portée à 12 caractères au moins (ou davantage sans complexité), seuil de verrouillage (par exemple 10 échecs), selon les recommandations de l'ANSSI et de la CNIL ; stratégie affinée plus stricte pour les administrateurs.

Tu avais trouvé ?

Chapitre terminé !

Fais les 5 exercices avant de passer à la suite : c'est en t'entraînant que tout se fixe.

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