Aller au contenu
Réussir mon BTS SIO

Tape une notion, une commande ou le nom d'une épreuve.

Par exemple

Chapitre 918 minIntermédiaire

Analyse de risques à l'E7 : méthode et études de cas corrigées

Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .

À la fin de ce chapitre, tu sauras

  • repérer ce que les sujets d'E7 demandent en analyse de risques ;
  • lire une consigne et répondre au niveau attendu ;
  • gérer ton temps au prorata des points ;
  • traiter un dossier complet, en SLAM comme en SISR.

2 exercices corrigés

À l'écrit E7 du BTS SIO, l'analyse de risques prend la forme d'un dossier où tu « participes à un atelier d'analyse des risques » : justifier des besoins DICP, évaluer des événements redoutés, placer ou justifier un risque dans une matrice, proposer des mesures, appliquer le RGPD. Ce chapitre fait le bilan des questions posées par les sujets officiels de 2022 à 2025, donne une méthode de réponse et la gestion du temps, puis propose deux études de cas complètes et corrigées : l'une centrée sur une application (SLAM), l'autre sur une infrastructure (SISR).

L'épreuve E7 en bref

L'E7 « Cybersécurité des services informatiques » est un écrit de 4 heures, coefficient 4, sans document ni matériel autorisé. Elle évalue le bloc 3 du référentiel ; chaque option a son propre sujet, mais l'analyse de risques et la protection des données relèvent de la partie commune du bloc. Un sujet présente le contexte d'une organisation, puis plusieurs dossiers indépendants, notés au total sur 80 points dans les sujets récents, et un dossier documentaire. Jusqu'à la session 2024, cette épreuve portait le code E6 (unité U6) : les sujets 2022 à 2024 restent d'excellents entraînements.

Ce que les sujets ont demandé

Voici les questions d'analyse de risques et de réglementation des sujets de 2022 à 2025 (SLAM, et le sujet SISR 2024), reformulées.

SessionDossierCe qu'on demandaitChapitre
2022 (U6)Participation à l'atelier d'analyse de risqueÉvaluer les quatre critères (confidentialité, intégrité, disponibilité, preuve) pour deux cas d'utilisation ; évaluer l'impact métier de deux événements redoutés ; proposer deux mesures pour deux scénarios de risques ; expliquer ce qui peut motiver des clients peu scrupuleux2, 4, 5
2023 (U6)Authentification et habilitations ; sécurisation d'une fusion de basesDécrire un scénario de risque exploitant l'absence de restriction d'accès ; justifier la gravité de deux risques placés dans une matrice EBIOS1, 3
2024 (U6)Authentification unique ; politique de sécurité d'une application mobileCharte informatique (infractions, condition pour qu'elle s'impose) ; données sensibles et scénario justifiant un chiffrement ; effet du SSO sur un risque placé dans une matrice et piste d'amélioration ; biométrie et droit3, 6, 8
2025 (U7)Participation à l'atelier d'analyse des risquesJustifier des niveaux DICP de récits utilisateurs ; impacts et mesures techniques contre un rançongiciel ; obligations en cas de violation de données2, 5, 8
2024 SISR (U6)Gestion et réduction du risque d'attaque par rançongicielPrincipal risque d'une attaque par rançongiciel ; niveau de gravité sur l'échelle EBIOS du sujet (G1 à G5) ; mesures tirées du guide de l'ANSSI ; intérêt des sauvegardes déconnectées3, 5

Pour aller plus loin, le blog propose les corrigés détaillés des sujets SLAM 2025, SLAM 2024, SISR 2025 et SISR 2024, ainsi que les récapitulatifs Quoi réviser pour l'E7 SLAM et Quoi réviser pour l'E7 SISR. Pour la méthode complète de l'épreuve, les annales classées par thème et des épreuves blanches corrigées, suis le cours de ton option : E7 SLAM ou E7 SISR.

Les verbes de consigne

Le verbe dit ce que le correcteur attend. Le confondre fait perdre des points même avec de bonnes connaissances.

VerbeCe qui est attenduLongueur
Citer, indiquerLe bon terme ou la bonne information, sans développementUn mot à une ligne par élément
JustifierUne raison tirée du contexte qui explique le niveau ou le choixDeux à quatre lignes
ExpliquerLe mécanisme ou la raison, avec un lien de cause à effetTrois à six lignes
Décrire un scénarioSource, vulnérabilité, bien, événement redouté, impactsTrois à cinq lignes
Proposer, préconiserUne mesure précise et réalisable, rattachée au problèmeUne à deux lignes par mesure
ÉvaluerUn niveau sur l'échelle fournie, avec sa justificationLe niveau, puis deux à trois lignes
CompléterLes cases manquantes d'un tableau, au même format que les autresRecopie le tableau ou numérote les réponses

La méthode en cinq étapes

  1. Lis le contexte et repère les enjeux. Quelle activité, quelles données (personnelles, sensibles, financières), quels utilisateurs, quels prestataires ? Souligne tout ce qui pourra servir de justification.
  2. Lis les échelles et les légendes du dossier documentaire. Utilise exactement les niveaux du sujet (0, +, ++ ou *, **, ou G1 à G4) et le sens des axes de la matrice.
  3. Identifie le critère ou la notion visés : quel critère DICP, gravité ou vraisemblance, type de mesure (technique ou non), obligation réglementaire.
  4. Rédige avec la méthode « nommer, expliquer, contextualiser » et les gabarits du cours (justification d'un niveau au chapitre 2, scénario de risque au chapitre 1).
  5. Relis en te demandant : « Cette réponse pourrait-elle s'appliquer à n'importe quelle entreprise ? » Si oui, ajoute un élément du contexte.

Gère ton temps au prorata des points. Sur 4 heures et 80 points, un point vaut 3 minutes. Un dossier d'analyse de risques à 15 points mérite donc environ 45 minutes, lecture des documents comprise ; à 12 points, environ 36 minutes. Ce dossier demande peu de technique : traite-le avec soin, ce sont souvent les points les plus faciles du sujet.

Étude de cas n° 1 (SLAM) : l'application MonTrajet

Contexte. TransAlpes est une entreprise de transport par autocar de la région grenobloise : 320 salariés, 45 lignes régulières, 18 000 abonnés. Elle fait développer par une ESN, où tu es alternant, une application mobile et web, MonTrajet, pour acheter des billets et des abonnements. Les étudiants bénéficient d'un tarif réduit : ils déposent dans l'application un justificatif (certificat de scolarité) que le service commercial vérifie. Le paiement est confié à un prestataire de paiement. L'application est encore en développement ; la responsable de la sécurité de TransAlpes organise un atelier d'analyse des risques.

Document 1. Besoins de sécurité des récits utilisateurs (0 : pas de besoin ; + : besoin important ; ++ : besoin très important)

N°Récit utilisateurDICP
1En tant que voyageur, je consulte les horaires d'une ligne++++00
2En tant qu'étudiant, je dépose mon justificatif pour obtenir le tarif réduit++++++
3En tant qu'agent commercial, je valide ou je refuse un justificatif+++++à compléter
4En tant que contrôleur, je vérifie dans le car la validité du titre d'un voyageurà compléterà compléterà compléterà compléter

Document 2. Échelle de gravité et matrice. Gravité de G1 (mineure) à G4 (critique), vraisemblance de V1 (peu vraisemblable) à V4 (quasi certain). Niveau de risque : la matrice de Rhône Analyses du chapitre 3.

Document 3. Risques identifiés

RisqueDescriptionGV
R1Un utilisateur modifie l'identifiant d'un justificatif dans l'adresse de l'API et télécharge les certificats de scolarité d'autres étudiantsG3V3
R2Un voyageur génère de faux titres de transport en modifiant le code QR de son billet?V2
R3L'application de contrôle est indisponible pendant une matinéeG2V2

Exercice 1 sur 2 Étude de cas MonTrajet : les questions Réussi À revoir

  1. Justifie le niveau de disponibilité (++) et le niveau de confidentialité (0) du récit utilisateur 1.
  2. Propose une évaluation des quatre critères pour le récit utilisateur 4, en justifiant chaque niveau.
  3. Propose et justifie le niveau de preuve du récit utilisateur 3.
  4. Donne le niveau de chacun des risques R1 et R3 dans la matrice.
  5. Propose une gravité pour R2 en décrivant ses impacts pour TransAlpes, puis donne son niveau.
  6. Décris le scénario de risque R1 de façon complète, puis propose deux mesures pour le réduire.
  7. R1 se produit en production : 2 400 certificats de scolarité ont été téléchargés par un tiers. Indique les obligations de TransAlpes au titre du RGPD.
  8. Lors de l'atelier, un participant propose de supprimer purement et simplement le dépôt de justificatif et de vérifier le statut d'étudiant autrement. De quelle option de traitement s'agit-il ? Propose une solution qui la met en œuvre.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1

1. Disponibilité ++ : les voyageurs consultent les horaires au moment de partir, souvent à l'arrêt ; une indisponibilité les empêche d'organiser leur trajet, provoque des cars manqués, des appels au service client et une image dégradée du réseau. Confidentialité 0 : les horaires sont des informations publiques, destinées à être diffusées au plus grand nombre ; leur divulgation n'a aucune conséquence.

2. Une évaluation possible : D ++ : le contrôle se fait dans le car, en temps réel ; si l'application est indisponible, les contrôleurs ne peuvent plus vérifier les titres et la fraude n'est plus détectée. I ++ : un résultat de vérification faux (un titre valide déclaré invalide, ou l'inverse) entraîne une amende injustifiée pour un voyageur ou une fraude non détectée. C + : la vérification affiche des informations personnelles (nom, type d'abonnement, tarif réduit donc statut d'étudiant) que le contrôleur seul doit voir. P ++ : un contrôle peut conduire à un procès-verbal ; en cas de contestation, TransAlpes doit prouver quel contrôleur a contrôlé quel titre, et à quel moment. D'autres niveaux sont acceptés s'ils sont justifiés par le contexte.

3. Preuve ++ : la décision de l'agent ouvre (ou refuse) un droit à un tarif réduit, donc un avantage financier. En cas de contestation d'un étudiant ou de contrôle interne d'une fraude, TransAlpes doit pouvoir prouver quel agent a validé quel justificatif et quand. Il faut donc un compte nominatif par agent et une journalisation fiable des décisions.

4. R1 : G3 × V3 → élevé. R3 : G2 × V2 → moyen.

5. Une gravité G3 (grave) se justifie : des faux titres circulent, les recettes de billetterie baissent, et si la technique se diffuse sur les réseaux sociaux, la fraude devient massive ; les contrôleurs ne peuvent plus se fier aux codes QR, ce qui désorganise le contrôle. Une réponse en G4 est acceptable si elle argumente sur l'ampleur possible de la fraude et la perte de recettes. Niveau : G3 × V2 → moyen (G4 × V2 → élevé).

6. Scénario : un étudiant curieux ou un individu malveillant, inscrit sur l'application, observe que l'API sert les justificatifs par une adresse du type /api/justificatifs/1043. Il modifie le numéro et constate que l'API renvoie le document sans vérifier qu'il lui appartient (contrôle d'accès défaillant, faille IDOR). Un script lui permet de télécharger tous les certificats de scolarité. Événement redouté : divulgation de données personnelles des étudiants (identité, établissement, date de naissance). Impacts : violation à notifier à la CNIL, risque de sanction, usurpation d'identité possible pour les étudiants, atteinte à l'image de TransAlpes.

Mesures (deux parmi) : vérifier côté serveur, à chaque requête, que le justificatif appartient à l'utilisateur connecté (ou que l'utilisateur est un agent commercial habilité), sinon répondre 403 ; utiliser des identifiants non prévisibles (UUID) en complément, jamais à la place du contrôle ; journaliser les accès aux justificatifs et alerter sur un volume anormal ; tests automatisés d'accès croisé avant chaque mise en production ; supprimer les justificatifs après vérification (minimisation).

7. C'est une violation de données personnelles (accès non autorisé). TransAlpes, responsable du traitement, doit : notifier la CNIL dans les 72 heures après en avoir pris connaissance, car la violation est susceptible d'engendrer un risque pour les étudiants ; informer les étudiants concernés si le risque est élevé, ce qui est défendable ici (2 400 personnes, documents d'identité exploitables pour une usurpation) ; documenter la violation dans le registre des violations ; et corriger la faille. L'ESN, sous-traitant, doit aider TransAlpes et l'avoir alertée sans délai.

8. C'est l'option éviter : on supprime la cause du risque (le stockage de certificats de scolarité). Solution : vérifier le statut d'étudiant par un service tiers ou par une attestation numérique vérifiable, sans conserver le document, ou ne conserver que le résultat de la vérification (« étudiant jusqu'au 31 août ») et supprimer le justificatif dès la décision. C'est aussi l'application du principe de minimisation du RGPD.

Tu avais trouvé ?

Étude de cas n° 2 (SISR) : Logistique Saône

Contexte. Logistique Saône est une entreprise de transport routier et d'entreposage de Chalon-sur-Saône : 220 salariés, trois entrepôts, 38 millions d'euros de chiffre d'affaires. Son système d'information comprend un WMS (logiciel de gestion d'entrepôt) qui pilote la préparation des commandes, un Active Directory, un serveur de fichiers, une messagerie en ligne, un Wi-Fi dans les entrepôts pour les terminaux de lecture de codes-barres, et un VPN qui permet aux commerciaux et à un prestataire d'infogérance de se connecter à distance, avec un identifiant et un mot de passe. Les sauvegardes sont faites chaque nuit sur un NAS installé dans la salle serveur, joint au domaine. Un transporteur concurrent de la région vient de subir un rançongiciel qui l'a arrêté trois semaines.

Document 1. Échelle de gravité de Logistique Saône

NiveauDescription
G1 MineureGêne pour quelques utilisateurs, sans effet sur les livraisons
G2 SignificativeActivité dégradée sur un site ou une journée, quelques livraisons en retard
G3 GravePlusieurs sites arrêtés ou plus de deux jours de retard, pénalités clients, perte de clients possible
G4 CritiqueArrêt durable de l'activité, survie de l'entreprise menacée

Exercice 2 sur 2 Étude de cas Logistique Saône : les questions Réussi À revoir

  1. Évalue les besoins de disponibilité et de confidentialité du WMS, sur une échelle de 1 à 4, en justifiant.
  2. Caractérise le risque d'une attaque par rançongiciel entrant par le VPN (source de risque, vulnérabilités, biens supports, événement redouté, impacts).
  3. Propose une gravité, avec l'échelle du document 1, pour un arrêt du WMS pendant une semaine, et une vraisemblance justifiée pour le scénario de la question 2.
  4. Cite trois mesures techniques qui réduisent ce risque et précise, pour chacune, si elle agit sur la gravité ou sur la vraisemblance.
  5. La direction fixe une interruption maximale admissible de 24 heures pour le WMS. Qu'est-ce que cela impose aux sauvegardes et à leur restauration ?
  6. Le prestataire d'infogérance se connecte avec un compte administrateur du domaine partagé entre ses trois techniciens. Quels critères DICP cette pratique dégrade-t-elle, et quelle mesure proposes-tu ?
  7. Le directeur demande si l'entreprise sera concernée par la directive NIS 2. Que lui réponds-tu ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2

1. Disponibilité 4 : le WMS pilote toute la préparation des commandes ; sans lui, les trois entrepôts ne savent plus quoi préparer ni où trouver les marchandises : les livraisons s'arrêtent dans l'heure, avec des pénalités et des clients perdus. Confidentialité 2 : il contient des informations commerciales (clients, volumes, adresses de livraison) et quelques données personnelles, utiles à un concurrent mais pas sensibles ; un usage interne suffit, avec des accès limités aux personnes concernées. Un niveau 3 en confidentialité est acceptable s'il est justifié par la sensibilité commerciale des contrats clients.

2. Source de risque : un groupe cybercriminel qui cherche à extorquer une rançon, motivé par la dépendance d'un logisticien à son informatique (il paie vite pour reprendre). Vulnérabilités : VPN protégé par un simple mot de passe, sans second facteur ; sauvegardes sur un NAS joint au domaine et accessible en permanence ; probablement un réseau peu segmenté. Biens supports : le VPN, l'Active Directory, les serveurs (WMS, fichiers), le NAS. Scénario : l'attaquant obtient le mot de passe d'un commercial (hameçonnage, réutilisation d'un mot de passe ayant fuité), entre par le VPN, prend le contrôle d'un compte administrateur, chiffre les serveurs et le NAS. Événement redouté : arrêt de la préparation et de la livraison des commandes sur les trois sites, sans possibilité de restaurer. Impacts : livraisons arrêtées, pénalités contractuelles, clients perdus, coûts de reconstruction, éventuelle divulgation des données volées.

3. Gravité G3 au minimum : une semaine d'arrêt du WMS arrête les trois entrepôts, ce qui correspond à « plusieurs sites arrêtés, plus de deux jours de retard » (pénalités, clients perdus). G4 se défend si l'on montre que l'arrêt devient durable et menace la survie : sans sauvegarde exploitable, l'exemple du concurrent (trois semaines d'arrêt) montre que la semaine peut s'allonger, et les clients chargeurs se tournent vers d'autres logisticiens. Vraisemblance V3 (très vraisemblable) : un VPN sans second facteur est une porte d'entrée classique des rançongiciels ; le secteur est ciblé, comme le montre l'attaque du concurrent ; les sauvegardes accessibles depuis le domaine n'offrent aucun recours.

4. Trois mesures parmi :

  • Second facteur obligatoire sur le VPN : un mot de passe volé ne suffit plus → vraisemblance.
  • Une copie des sauvegardes déconnectée ou immuable, avec des identifiants hors du domaine et une restauration testée : on peut repartir sans payer → gravité.
  • Segmentation du réseau et filtrage entre les zones (VPN, serveurs, postes, Wi-Fi des entrepôts, administration) : la propagation est freinée → vraisemblance (l'attaquant atteint plus difficilement les serveurs) et gravité (moins de systèmes touchés).
  • Acceptées aussi : correctifs de sécurité appliqués rapidement sur le VPN et les serveurs (vraisemblance), EDR sur les serveurs et postes (vraisemblance et détection), comptes d'administration dédiés et non utilisés pour la navigation ou la messagerie (vraisemblance).

5. Une interruption maximale de 24 heures impose : des sauvegardes assez récentes pour que la perte de données soit acceptable (au moins quotidiennes, plus fréquentes si une journée de saisie perdue est trop coûteuse) ; une copie hors d'atteinte d'un rançongiciel ; une procédure de restauration documentée ; et surtout des tests de restauration réguliers qui prouvent qu'on remet le WMS en service en moins de 24 heures, matériel de remplacement compris. Si la restauration complète dure plus longtemps, il faut une solution de secours (serveur de reprise, réplication). Le cours Sauvegarde et PRA détaille ces calculs.

6. Preuve : impossible de savoir lequel des trois techniciens a fait une action (pas d'imputabilité). Confidentialité et intégrité : un compte partagé, aux droits maximaux, est plus exposé (mot de passe connu de plusieurs personnes, rarement changé) et donne accès à tout. Mesure : un compte nominatif par technicien, avec les seuls droits nécessaires (moindre privilège), un second facteur, un accès ouvert à la demande et journalisé ; une clause de sécurité dans le contrat d'infogérance.

7. Une réponse nuancée est attendue. Par sa taille (220 salariés, 38 millions d'euros de chiffre d'affaires), Logistique Saône est une entreprise moyenne au sens de la directive, donc assez grande pour être visée. Mais son activité ne l'est probablement pas directement : pour la route, le secteur des transports de NIS 2 vise les autorités routières chargées de la gestion du trafic et les exploitants de systèmes de transport intelligents, pas le transport routier de marchandises ni l'entreposage en tant que tels ; le texte de transposition et l'ANSSI préciseront le périmètre. Elle peut en revanche être concernée indirectement : si ses clients sont des entités NIS 2 (un industriel de l'agroalimentaire ou de la chimie, par exemple), ils devront sécuriser leur chaîne d'approvisionnement et pourront lui imposer des exigences par contrat. Enfin, au 1er novembre 2026, la loi de transposition n'est pas encore adoptée en France. Dans tous les cas, s'y préparer est raisonnable : analyse de risques, second facteur, sauvegardes, procédure de gestion des incidents.

Tu avais trouvé ?

La checklist du dossier d'analyse de risques

Avant de rendre ta copie, vérifie :

  • J'ai utilisé les échelles et les niveaux du sujet, et lu la matrice dans le bon sens.
  • Chaque justification de besoin DICP contient une conséquence concrète tirée du contexte.
  • Mes justifications de gravité parlent d'impacts, mes justifications de vraisemblance parlent de facilité d'attaque.
  • Mes scénarios de risque contiennent une source, une vulnérabilité, un bien, un événement redouté et des impacts.
  • Mes mesures sont précises, de la nature demandée (technique, organisationnelle), et chacune coupe un maillon du scénario.
  • Pour une violation de données : CNIL sous 72 heures sauf risque improbable, personnes si risque élevé, registre des violations toujours.
  • Aucune question n'est laissée vide.

Chapitre terminé !

Fais les 2 exercices avant de passer à la suite : c'est en t'entraînant que tout se fixe.

chapitres
–
de série
–
du cours
–
Cours suivant : Droit et RGPDRevoir le sommaire du cours