Chapitre 625 minIntermédiaire
Active Directory, journaux, certificats, supervision et sauvegardes
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- lire un rapport d'audit Active Directory et proposer des mesures ;
- calculer la priorité d'un message Syslog et repérer une attaque dans le journal de sécurité Windows ;
- expliquer ce que garantissent une empreinte, une signature et un certificat ;
- justifier SNMPv3 et les traps ;
- vérifier une stratégie de sauvegarde au regard des recommandations de l'ANSSI.
5 exercices corrigés2 schémas
Les thèmes systèmes de l'E7 SISR portent sur ce qui protège et surveille le cœur du système d'information : l'annuaire Active Directory et les comptes à privilèges, la centralisation des journaux avec Syslog et la lecture du journal de sécurité Windows, la supervision sécurisée en SNMPv3, la détection (EDR, SIEM), les certificats et la preuve électronique, et les sauvegardes qui permettent de survivre à un rançongiciel. Pour chacun, ce chapitre donne l'essentiel à savoir, la forme des questions et des réponses modèles.
Durcir Active Directory
Ce que tu dois savoir. L'annuaire est la cible prioritaire d'un attaquant : qui contrôle un compte administrateur du domaine contrôle tous les postes et serveurs. Les sujets donnent souvent un extrait de rapport d'audit (PingCastle, qui attribue un score de risque au domaine, ou un tableau de bord d'EDR) et demandent de relever les risques et de proposer des mesures.
| Constat fréquent dans un rapport | Risque | Mesure |
|---|---|---|
| même mot de passe d'administrateur local sur tous les postes | un seul poste compromis donne l'accès administrateur à tous les autres (déplacement latéral) | Windows LAPS : un mot de passe unique et aléatoire par poste, renouvelé automatiquement, stocké dans l'annuaire et lisible seulement par les administrateurs autorisés |
| comptes d'administration du domaine utilisés pour le travail courant, ou ouverts sur des postes ordinaires | leurs identifiants restent en mémoire sur ces postes et peuvent y être volés | comptes d'administration dédiés, utilisés seulement depuis des postes d'administration dédiés ; modèle en tiers (domaine, serveurs, postes) |
| comptes à privilèges hors du groupe Protected Users | identifiants mis en cache, authentification NTLM possible | ajouter les comptes d'administration humains au groupe Protected Users (pas de NTLM, pas de mise en cache des identifiants, tickets Kerberos de 4 heures) |
| politique de mot de passe faible (8 caractères, pas d'historique) | mots de passe devinables | politique renforcée ; politiques affinées (PSO) plus strictes pour les comptes d'administration ; authentification multifacteur pour les accès sensibles |
| systèmes d'exploitation qui ne reçoivent plus de correctifs | vulnérabilités connues et publiques non corrigées | migration ou isolation, gestion des mises à jour (WSUS, toujours supporté mais déprécié par Microsoft depuis 2024, ou une solution de gestion des correctifs) |
| mise en cache des identifiants sur les postes, contrôle de compte d'utilisateur (UAC) désactivé | vol d'identifiants, élévation de privilèges sans alerte | réduire le nombre d'ouvertures de session mises en cache par GPO, réactiver l'UAC |
Pour la politique de mot de passe, la CNIL recommande, quand le mot de passe est le seul facteur d'authentification, au moins 12 caractères mêlant majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux, ou au moins 14 caractères mêlant majuscules, minuscules et chiffres. Les recommandations de l'ANSSI raisonnent en force du secret et poussent l'authentification multifacteur pour les comptes à privilèges.
Le cours Windows Server montre la création des GPO et des comptes ; le cours Sécurité de l'Active Directory détaille les attaques et leurs parades et le durcissement du domaine.
Centraliser les journaux avec Syslog
Ce que tu dois savoir. Un journal (log) n'est utile que s'il existe encore après l'incident, s'il est horodaté de façon fiable et si quelqu'un le lit. Les recommandations de l'ANSSI sur la journalisation demandent de synchroniser l'heure de tous les équipements (NTP), de centraliser les journaux sur des serveurs dédiés, protégés et cloisonnés, de chiffrer et d'authentifier leur transport, et de choisir ce que l'on collecte.
Syslog est le protocole standard des équipements réseau et des systèmes Linux. Une architecture résiliente distingue trois rôles :
| Rôle | Fonction |
|---|---|
| Périphérique | produit les messages (routeur, pare-feu, serveur) |
| Relais | reçoit les messages d'un site, les met en file d'attente si le lien tombe, filtre, compresse, chiffre, transmet |
| Collecteur | stocke et classe les messages, les rend consultables, alimente le SIEM |
Transport : UDP 514 dans le mode historique (rapide, mais sans accusé de réception, sans chiffrement ni authentification : des messages peuvent être perdus, falsifiés ou rejoués) ; Syslog sur TLS, TCP 6514 (RFC 5425), qui apporte la fiabilité de TCP, la confidentialité, l'intégrité et l'authentification des deux extrémités par certificats.
La priorité d'un message. Chaque message porte une valeur PRI = facility × 8 + gravité.
| Gravité | Code |
|---|---|
| emerg (système inutilisable) | 0 |
| alert (action immédiate) | 1 |
| crit (critique) | 2 |
| err (erreur) | 3 |
| warning (avertissement) | 4 |
| notice (normal mais significatif) | 5 |
| info | 6 |
| debug | 7 |
| Facility | Code |
|---|---|
| kern (noyau) | 0 |
| user | 1 |
| 2 | |
| daemon | 3 |
| auth (sécurité, authentification) | 4 |
| syslog | 5 |
| cron | 9 |
| authpriv (authentification privée) | 10 |
| local0 à local7 | 16 à 23 |
Le sélecteur facility.gravité d'un fichier de configuration (rsyslog) retient la gravité indiquée et toutes les plus graves : auth.warning retient les messages d'authentification de gravité 0 à 4. Sur un équipement Cisco, logging trap warnings (ou logging trap 4) envoie de même les gravités 0 à 4 au serveur, c'est-à-dire « strictement inférieures à 5 ».
Trop ou trop peu. Tout transmettre sature le réseau et le stockage, et noie les événements importants ; ne transmettre que les erreurs fait perdre les traces d'une attaque discrète (connexions réussies inhabituelles, changements de configuration). La bonne réponse : choisir les événements de sécurité utiles, avec un niveau de gravité adapté à chaque source.
Sous Windows. Le transfert d'événements Windows (WEF) envoie les journaux des postes et serveurs vers un collecteur Windows (WEC), configuré par GPO, sans agent à installer. Il ne couvre pas les équipements réseau ni les serveurs Linux, d'où une collecte Syslog complémentaire, ou des agents qui envoient tout au SIEM.
Lire le journal de sécurité Windows
Ce que tu dois savoir. Sous Windows, les événements de sécurité (ouvertures de session, créations de comptes, changements de groupes) sont écrits dans le journal « Sécurité », que l'on consulte dans l'Observateur d'événements ou que l'on centralise. Chaque événement porte un identifiant (ID) stable : le reconnaître te permet de lire un extrait de journal sans hésiter. Les authentifications du domaine apparaissent sur les contrôleurs de domaine, les ouvertures de session sur la machine où elles ont lieu. Et ce journal ne se remplit que si la stratégie d'audit, définie par GPO, active les catégories utiles.
| ID | Événement | Ce qu'il peut révéler |
|---|---|---|
| 4624 | ouverture de session réussie | une connexion inhabituelle (heure, poste, type de session) ; après une série d'échecs, un mot de passe trouvé |
| 4625 | échec d'ouverture de session | des essais répétés : attaque par force brute ou par pulvérisation de mots de passe |
| 4634 | fermeture de session | la durée d'une session suspecte |
| 4648 | ouverture de session avec des identifiants explicites | l'usage des identifiants d'un autre compte, fréquent lors d'un déplacement latéral |
| 4672 | privilèges spéciaux attribués à une nouvelle session | l'ouverture de session d'un compte d'administration |
| 4720 | création d'un compte d'utilisateur | un compte créé par un attaquant pour garder un accès |
| 4728 / 4732 | membre ajouté à un groupe de sécurité global / local | une élévation de privilèges : ajout à « Admins du domaine » (groupe global) ou au groupe local « Administrateurs » |
| 4740 | compte verrouillé | le seuil de verrouillage atteint après des échecs répétés |
| 1102 | journal d'audit effacé | un attaquant qui efface ses traces |
Deux champs complètent la lecture. Le type d'ouverture de session dit comment l'utilisateur s'est connecté : 2 au clavier du poste, 3 par le réseau (un partage de fichiers, par exemple), 10 à distance par le bureau à distance. Le code d'état d'un 4625 donne la cause de l'échec : 0xC000006A pour un mot de passe erroné sur un compte qui existe, 0xC0000064 pour un compte qui n'existe pas.
Comment ça tombe. Un extrait de journal à interpréter : une série d'échecs suivie d'une réussite, un compte ajouté à un groupe d'administration, un journal effacé. Le sujet 2024 portait aussi sur la centralisation des journaux des postes par le transfert d'événements Windows (WEF) : savoir quels événements collecter fait alors partie de la réponse. Un 1102 n'efface que la copie locale : si les événements partent au fil de l'eau vers un collecteur, la trace reste.
Superviser en SNMPv3
Ce que tu dois savoir. SNMP sert à interroger les équipements (requêtes du serveur vers l'agent, UDP 161) et à recevoir leurs alertes (traps de l'agent vers le serveur, UDP 162). Les versions 1 et 2c ne protègent les échanges que par une « communauté », un mot de passe qui circule en clair. SNMPv3 ajoute un modèle de sécurité par utilisateur avec trois niveaux : noAuthNoPriv, authNoPriv et authPriv.
| Paramètre | Ce qu'il assure |
|---|---|
auth sha <mot de passe> | authentification de l'émetteur et intégrité du message (code d'authentification calculé avec SHA) |
priv aes <mot de passe> | confidentialité : le contenu du message est chiffré en AES |
Switch(config)# snmp-server group SUPERVISION v3 priv
Switch(config)# snmp-server user supervis SUPERVISION v3 auth sha <secret-auth> priv aes 128 <secret-chiffrement>
Switch(config)# snmp-server host 192.168.20.60 version 3 priv supervis
Switch(config)# snmp-server enable traps port-security
Pour être alerté d'un incident, le trap est préférable à l'interrogation périodique : l'alerte part au moment de l'événement. Le cours Supervision montre la mise en place côté serveur, avec SNMPv3 dans Zabbix.
Détecter : EDR, SIEM, SOC
- Un EDR (Endpoint Detection and Response) surveille le comportement des postes et serveurs, bloque ou isole une machine suspecte et remonte des informations détaillées.
- Un SIEM collecte les journaux et alertes de toutes les sources, les corrèle et déclenche des alertes.
- Un SOC est l'équipe qui surveille ces alertes et les qualifie.
Les sujets fournissent parfois un référentiel de tactiques d'attaque (la matrice MITRE ATT&CK simplifiée en 2026) : tu dois rattacher une alerte à une tactique (déplacement latéral, commande et contrôle…), juger si l'activité est légitime, et expliquer une gravité. Un flux sortant vers le site de mises à jour d'un éditeur connu peut être légitime ; une création de fichiers dans un dossier système d'un serveur, depuis un poste utilisateur, ne l'est presque jamais.
Lire un journal applicatif. En 2026, le sujet donnait le bulletin d'alerte du CERT-FR sur la vulnérabilité Log4Shell, qui indiquait les chaînes à rechercher dans les journaux (${jndi:), et un extrait de journal d'un serveur web : il fallait repérer les lignes qui contenaient cette chaîne, l'adresse qui les envoyait, et conclure sur une tentative d'exploitation. C'est une lecture de défenseur : chercher l'indicateur publié, dater, attribuer une source, puis vérifier si le serveur est concerné (version de la bibliothèque).
Certificats, empreintes et signatures : prouver et authentifier
Ce que tu dois savoir. Un certificat lie une clé publique à une identité, une empreinte prouve qu'un fichier n'a pas changé, une signature prouve en plus qui l'a produit. Ces outils reviennent dans toutes les questions d'identité numérique et de preuve électronique, et dans les justifications de TLS, de Syslog sur TLS ou d'une sauvegarde. Distingue-les par ce qu'ils garantissent.
| Outil | Principe | Ce qu'il garantit | Ce qu'il ne garantit pas |
|---|---|---|---|
| Empreinte (hash), par exemple SHA-256 | une fonction à sens unique calcule, à partir d'un fichier, une valeur de taille fixe ; le moindre changement du fichier change l'empreinte | l'intégrité : on recalcule l'empreinte et on la compare à celle de départ | la confidentialité (le fichier reste lisible) ni l'auteur : qui modifie le fichier peut recalculer l'empreinte |
| Chiffrement symétrique (AES) | une même clé chiffre et déchiffre | la confidentialité, rapidement, même sur de gros volumes | rien si la clé est interceptée : tout le problème est de la partager |
| Chiffrement asymétrique (RSA, courbes elliptiques) | une paire de clés : la clé publique, diffusée, et la clé privée, gardée secrète | ce que l'une chiffre, seule l'autre le déchiffre : c'est la base de la signature et de l'échange de clés | la rapidité : on ne chiffre pas de gros volumes ainsi |
| Signature électronique | l'émetteur calcule l'empreinte du document et la signe avec sa clé privée ; le destinataire vérifie avec la clé publique | l'intégrité, l'authenticité de l'émetteur et la non-répudiation (il ne peut pas nier avoir signé) | la confidentialité : un document signé reste lisible |
| Certificat | un document qui lie une clé publique à une identité (un nom de serveur, une personne), signé par une autorité de certification (AC) | qu'une clé publique appartient bien à ce serveur, si l'on fait confiance à l'AC | rien si l'AC n'est pas reconnue ou si la clé privée a été volée : d'où la révocation |
TLS en pratique. Quand un client se connecte à un serveur en HTTPS (ou en Syslog sur TLS, ou à un serveur de sauvegarde), le serveur présente son certificat. Le client vérifie qu'il est signé par une autorité de confiance, qu'il n'a pas expiré, qu'il n'est pas révoqué et qu'il porte bien le nom du serveur ; le serveur prouve qu'il détient la clé privée correspondante. Les deux établissent ensuite une clé de session, et la suite des échanges est chiffrée en symétrique (AES). Retiens la répartition : l'asymétrique authentifie et sert à établir la clé, le symétrique chiffre les données.
L'empreinte d'un certificat. Quand le certificat d'un serveur interne n'est pas signé par une autorité reconnue (certificat autosigné), le client enregistre l'empreinte du certificat attendu. À chaque connexion, il compare l'empreinte du certificat présenté à celle qu'il connaît, et refuse la connexion si elles diffèrent. C'était le sens de la question du sujet 2026 : l'empreinte du certificat TLS du serveur de sauvegarde, renseignée sur les serveurs qui sauvegardent et sur le serveur distant, empêche un serveur usurpé de se faire passer pour lui (attaque de l'homme du milieu), donc de recevoir les sauvegardes ou d'en fournir de fausses.
Horodatage et preuve. Pour prouver qu'un fichier (un journal, la copie d'un disque) existait à une date donnée et n'a pas changé depuis, on calcule son empreinte et on la fait horodater par un service d'horodatage, qui signe l'empreinte avec la date. Avec des journaux centralisés, horodatés grâce à NTP et protégés contre la modification, ce sont les « moyens de preuve électronique » du référentiel.
Dans un domaine Windows. Une autorité de certification interne (le rôle AD CS) délivre les certificats des serveurs et des postes ; son certificat racine est déployé par GPO, et les postes font alors confiance à tout ce qu'elle signe. C'est le même mécanisme que l'inspection HTTPS du pare-feu, vue au chapitre précédent.
Usurper l'organisation par la messagerie : SPF, DKIM, DMARC. Un attaquant qui envoie des courriels au nom du domaine de l'organisation, pour un hameçonnage ciblé ou une fraude au président, atteint son identité numérique. Trois enregistrements DNS la protègent. SPF liste les serveurs autorisés à envoyer du courrier pour le domaine. DKIM ajoute à chaque message une signature que le destinataire vérifie avec une clé publique publiée dans le DNS. DMARC indique aux destinataires quoi faire d'un message qui échoue à ces contrôles (p=none pour observer, p=quarantine pour le classer en indésirable, p=reject pour le refuser) et leur demande des rapports. Depuis 2024, Gmail et Yahoo exigent les trois des expéditeurs qui envoient de gros volumes.
Sauvegarder contre le rançongiciel
Ce que tu dois savoir. Un rançongiciel moderne cherche et détruit les sauvegardes accessibles avant de chiffrer. Une sauvegarde n'est donc une protection que si l'attaquant ne peut pas l'atteindre et si sa restauration a été testée.
Les règles à connaître :
- 3-2-1 : trois copies des données (la production et deux sauvegardes), sur deux supports différents, dont une hors site ; l'ANSSI insiste sur une copie hors ligne. La variante 3-2-1-1-0 ajoute une copie hors ligne ou immuable et zéro erreur constatée lors des vérifications et des tests de restauration.
- Cloisonner les serveurs de sauvegarde dans une zone distincte de la production, faire circuler les flux de sauvegarde dans un VLAN dédié.
- Comptes dédiés pour administrer la sauvegarde, distincts des comptes du domaine : un attaquant administrateur du domaine ne doit pas pouvoir supprimer les sauvegardes.
- Chiffrer et authentifier les flux et les sauvegardes, et gérer les clés : une sauvegarde chiffrée dont la clé est perdue est perdue ; la clé se conserve aussi hors ligne.
- Tester les restaurations régulièrement et documenter le résultat.
La rétention. On te demande parfois de fixer des paramètres de rétention à partir de besoins métiers et d'obligations légales. Méthode : un paramètre par besoin. Exemple : restaurer une version quotidienne sur 30 jours (30 sauvegardes quotidiennes), garder une version par mois pour les clôtures de l'année (12 mensuelles), conserver une trace annuelle sur la durée légale (6 annuelles pour une obligation fiscale de 6 ans, 10 pour une obligation comptable de 10 ans). Le cours Sauvegarde, PCA et PRA détaille les types de sauvegarde et les tests de restauration.
Pour aller plus loin. Le cours Authentification détaille Active Directory et Kerberos et les comptes à privilèges ; le cours Réponse à incident, la centralisation des journaux et leur analyse ; le cours Cryptographie, les certificats et la PKI. Le cours Wazuh met en place un SIEM sur le labo, de la collecte des journaux à la détection des incidents courants, et le cours Stockage montre comment protéger un NAS contre les rançongiciels.
Exercices
Exercice 1 sur 5 Priorités Syslog Réussi À revoir
- Calcule la valeur PRI d'un message
auth.warning, puis d'un messagelocal7.notice. - Un message arrive avec la valeur PRI 134. Retrouve sa facility et sa gravité.
- Un collecteur doit recevoir les messages d'authentification privée (
authpriv) de gravité critique ou plus grave. Écris le sélecteur et la plus grande valeur PRI concernée.
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auth.warning: 4 × 8 + 4 = 36.local7.notice: 23 × 8 + 5 = 189.- 134 = 16 × 8 + 6 : facility 16 = local0, gravité 6 = info, soit
local0.info. - Le sélecteur
authpriv.critretient les gravités 0 (emerg), 1 (alert) et 2 (crit). Les valeurs PRI vont de 10 × 8 + 0 = 80 à 10 × 8 + 2 = 82.
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Exercice 2 sur 5 Un audit Active Directory Réussi À revoir
Un extrait de rapport d'audit d'un domaine indique : (a) 14 comptes membres du groupe « Admins du domaine » ; (b) un mot de passe d'administrateur local identique sur 120 postes ; (c) 9 serveurs sous un système qui ne reçoit plus de correctifs de sécurité ; (d) une politique de mot de passe à 7 caractères minimum. Pour chaque point, donne le risque et une mesure.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
(a) Trop de comptes aux pleins pouvoirs : chacun est une porte d'entrée vers tout le domaine. Mesure : réduire au strict nécessaire (deux ou trois comptes nominatifs), déléguer les tâches courantes avec des droits limités, mettre ces comptes dans Protected Users, les utiliser depuis des postes d'administration dédiés. (b) Un seul poste compromis ouvre les 119 autres (déplacement latéral). Mesure : Windows LAPS, mot de passe unique et renouvelé par poste. (c) Vulnérabilités connues non corrigées, exploitables par des outils publics. Mesure : migrer ces serveurs ; en attendant, les isoler dans un VLAN avec un filtrage strict et les surveiller. (d) Mots de passe devinables par essais répétés ou réutilisés. Mesure : au moins 12 caractères de quatre types (recommandation CNIL quand le mot de passe est le seul facteur), politique affinée plus stricte pour les administrateurs, verrouillage après plusieurs échecs, authentification multifacteur sur les accès distants et les comptes à privilèges.
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Exercice 3 sur 5 Une stratégie de sauvegarde à vérifier Réussi À revoir
Une PME sauvegarde chaque nuit ses serveurs sur un NAS du VLAN serveurs, joint au domaine. Tous les quinze jours, un technicien copie le NAS sur un disque amovible qu'il garde chez lui. Aucune restauration n'a jamais été testée. Relève quatre faiblesses au regard des recommandations vues dans ce chapitre, et propose une mesure pour chacune.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
- Le NAS est dans la même zone que les serveurs sauvegardés : un rançongiciel qui atteint les serveurs atteint aussi les sauvegardes. Mesure : placer le serveur de sauvegarde dans une zone dédiée, avec un VLAN de sauvegarde et un filtrage limité aux flux de sauvegarde.
- Le NAS est joint au domaine : un administrateur du domaine compromis peut supprimer les sauvegardes. Mesure : comptes d'administration de la sauvegarde dédiés, hors domaine, avec authentification forte.
- La copie hors ligne n'a lieu que tous les quinze jours : jusqu'à deux semaines de données peuvent être perdues si le NAS est chiffré. Mesure : une copie hors ligne ou immuable plus fréquente (hebdomadaire au moins), ou un stockage externe immuable.
- Aucune restauration testée : rien ne prouve que les sauvegardes sont exploitables. Mesure : tests de restauration planifiés et documentés (règle « 0 erreur » du 3-2-1-1-0).
On peut aussi relever qu'un disque gardé au domicile d'un salarié pose une question de sécurité physique et de confidentialité : il doit être chiffré, et sa clé conservée ailleurs.
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Exercice 4 sur 5 Un extrait du journal de sécurité Réussi À revoir
Voici un extrait, trié par heure, des événements centralisés depuis le contrôleur de domaine d'une PME. Tous ont pour source le poste 192.168.10.41.
| N° | Heure | ID | Compte | Détail |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 09:12:04 | 4625 | a.dupont | type 3, état 0xC000006A |
| 2 | 09:12:05 | 4625 | b.martin | type 3, état 0xC000006A |
| 3 | 09:12:05 | 4625 | c.leroy | type 3, état 0xC000006A |
| 4 | 09:12:06 | 4625 | admin | type 3, état 0xC0000064 |
| 5 | 09:12:07 | 4625 | l.bernard | type 3, état 0xC000006A |
| 6 | 09:12:31 | 4624 | l.bernard | type 3 |
| 7 | 09:12:31 | 4672 | l.bernard | privilèges spéciaux |
| 8 | 09:13:10 | 4720 | l.bernard | création du compte svc-sauv2 |
| 9 | 09:13:22 | 4728 | l.bernard | svc-sauv2 ajouté à « Admins du domaine » |
| 10 | 09:20:02 | 1102 | l.bernard | journal d'audit effacé |
- Quelle technique d'attaque les lignes 1 à 5 révèlent-elles ? Que t'apprend en plus la ligne 4 ?
- Interprète les lignes 6 et 7.
- Que fait l'attaquant aux lignes 8 à 10 ?
- Propose trois actions immédiates et deux mesures durables.
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- Un essai par compte, sur cinq comptes différents, en trois secondes, depuis le même poste : c'est une pulvérisation de mots de passe (password spraying). Elle évite le verrouillage, qui compte les échecs compte par compte. La ligne 4 porte l'état
0xC0000064: le compte « admin » n'existe pas, l'attaquant devine des noms de comptes. - Vingt-quatre secondes après un échec, le compte l.bernard réussit une ouverture de session réseau depuis le même poste (4624, type 3) : l'attaquant a trouvé son mot de passe. Le 4672 montre que ce compte reçoit des privilèges spéciaux : c'est un compte d'administration, ce qui aggrave fortement l'incident.
- Il crée un compte (4720) pour garder un accès même si l.bernard change de mot de passe (persistance), le place dans « Admins du domaine » (4728, élévation de privilèges), puis efface le journal local (1102) pour masquer ses traces. Ces lignes nous parviennent quand même parce que les événements étaient centralisés au fil de l'eau.
- Actions immédiates : isoler le poste 192.168.10.41 du réseau sans l'éteindre ; désactiver svc-sauv2 et le retirer du groupe ; réinitialiser le mot de passe de l.bernard et vérifier ses dernières actions. Mesures durables : authentification multifacteur et comptes d'administration dédiés, utilisés depuis des postes dédiés ; une alerte du SIEM sur les événements 4728 et 1102 et sur les rafales de 4625 venant d'une même source.
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Exercice 5 sur 5 Empreinte, signature ou certificat ? Réussi À revoir
- Pour chaque besoin, choisis l'outil adapté et justifie en une phrase : (a) vérifier qu'une image ISO téléchargée n'a pas été altérée ; (b) prouver qu'un courriel vient du directeur, qui ne pourra pas nier l'avoir envoyé ; (c) chiffrer une sauvegarde de 2 To ; (d) empêcher un serveur pirate de se faire passer pour le site web de l'organisation.
- La synchronisation entre deux serveurs de sauvegarde, configurée avec l'empreinte du certificat du serveur principal, échoue avec le message « empreinte inattendue ». Donne deux causes possibles et la conduite à tenir.
- Un technicien copie le disque d'un serveur compromis à 10 h. Comment prouvera-t-il aux enquêteurs que la copie n'a pas été modifiée depuis ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
- (a) Une empreinte (SHA-256) : je la recalcule et la compare à celle que publie l'éditeur sur son site en HTTPS ; si elles sont identiques, le fichier est intact. (b) Une signature électronique avec le certificat personnel du directeur : elle garantit l'intégrité, l'authenticité et la non-répudiation. (c) Un chiffrement symétrique (AES) : seul assez rapide pour un tel volume ; la clé doit être conservée à part, hors ligne. (d) Un certificat délivré par une autorité reconnue, présenté en HTTPS : le navigateur vérifie que le serveur détient la clé privée liée au nom du site, ce qu'un serveur pirate ne peut pas faire.
- Première cause : le certificat du serveur principal a été renouvelé ou régénéré, par exemple après une réinstallation ; on le vérifie auprès de l'administrateur, puis on met à jour l'empreinte en la relevant directement sur le serveur, jamais à travers le réseau suspect. Seconde cause : un équipement s'interpose et présente un autre certificat (homme du milieu) ; il ne faut surtout pas accepter la nouvelle empreinte, mais analyser le réseau. Dans les deux cas, on ne désactive pas la vérification.
- Il calcule l'empreinte (SHA-256) de la copie au moment où il la fait et la note dans la main courante, avec l'heure et son nom ; idéalement, il la fait horodater. Les enquêteurs recalculent l'empreinte : si elle est identique, la copie est intacte. Il travaille ensuite sur une seconde copie, jamais sur celle qui sert de preuve.
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