Chapitre 318 minAvancé
DMZ, VLAN et segmentation du réseau
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- découper un réseau en zones de confiance avec une DMZ ;
- écrire la matrice des flux d'une architecture, puis ses règles ;
- expliquer pourquoi des VLAN seuls ne filtrent rien ;
- présenter les principes du Zero Trust et de la micro-segmentation.
5 exercices corrigés1 schéma
Une DMZ (zone démilitarisée) est un sous-réseau isolé, placé entre Internet et le réseau interne, qui héberge les serveurs joignables depuis l'extérieur : site web, relais de messagerie, proxy inverse. Si l'un d'eux est piraté, l'attaquant reste bloqué dans la DMZ, sans accès direct aux postes ni aux serveurs internes. Ce chapitre montre comment découper un réseau en zones de confiance avec une DMZ et des VLAN, comment filtrer les flux entre elles, et ce qu'apporte l'approche Zero Trust.
Pourquoi cloisonner un réseau
Dans un réseau « à plat », tout le monde est dans le même sous-réseau : postes, serveurs, imprimantes, caméras, Wi-Fi des visiteurs. Tout fonctionne, et c'est bien le problème :
- un visiteur branché sur le Wi-Fi peut joindre le serveur de fichiers et l'interface d'administration des switchs ;
- un poste infecté atteint directement tous les serveurs : un rançongiciel se propage en quelques minutes ;
- une caméra de surveillance jamais mise à jour devient une porte d'entrée vers la comptabilité ;
- une tempête de diffusion ou une inondation de la table MAC paralyse tout le monde à la fois (sujet E7 SISR 2025).
Le cloisonnement (ou segmentation) découpe le réseau en zones qui regroupent des machines de même niveau de confiance et de même besoin, et ne laisse passer entre elles que les flux nécessaires. C'est l'application directe du moindre privilège au réseau.
Les zones d'un réseau d'entreprise
| Zone | Ce qu'elle contient | Niveau de confiance | Ce qu'elle peut joindre |
|---|---|---|---|
| Internet | Tout le reste du monde | Nul | Les services publiés en DMZ, rien d'autre |
| DMZ | Serveurs exposés : site web, relais de messagerie, proxy inverse | Faible : ils sont attaqués en permanence | Presque rien : mises à jour, DNS, éventuellement un flux précis vers une base interne |
| Serveurs | Annuaire, fichiers, applications, bases de données | Élevé | Ce dont ils ont besoin pour fonctionner |
| Postes | Ordinateurs des salariés | Moyen | Les services des serveurs, Internet (filtré) |
| Visiteurs | Wi-Fi invité | Nul | Internet seulement |
| Objets et téléphonie | Caméras, téléphones IP, badgeuses, imprimantes | Faible : rarement mis à jour | Leur serveur de gestion, rien d'autre |
| Administration | Postes d'administration, bastion, interfaces de gestion des équipements | Le plus élevé | Les interfaces d'administration de tout le reste |
La DMZ
Un serveur joignable depuis Internet sera attaqué : ce n'est pas une hypothèse, c'est une certitude. La DMZ part de ce principe et organise les flux pour que sa compromission coûte le moins possible.
Les règles de flux d'une DMZ tiennent en quatre lignes :
- Internet vers DMZ : seulement les services publiés, sur leurs ports (HTTPS vers le serveur web, SMTP vers le relais de messagerie).
- DMZ vers réseau interne : rien, ou un flux précis et justifié (le site web lit une base de données interne sur un port donné). C'est la règle qui fait la valeur de la DMZ.
- Réseau interne vers DMZ : l'administration, depuis le réseau d'administration uniquement, et l'accès des utilisateurs aux services publiés.
- DMZ vers Internet : le strict nécessaire (DNS, mises à jour). Un serveur web n'a aucune raison d'ouvrir des connexions vers n'importe quelle adresse : s'il le fait, c'est souvent qu'il est compromis.
Deux architectures existent :
- Un pare-feu à trois pattes (ou plus) : une interface vers Internet, une vers la DMZ, une ou plusieurs vers le réseau interne. C'est la solution des PME, celle de Sorbier.
- Deux pare-feu en cascade : un pare-feu externe entre Internet et la DMZ, un pare-feu interne entre la DMZ et le réseau interne. La DMZ est « prise en sandwich ». Quand les deux pare-feu sont de marques différentes, une faille de l'un ne suffit pas à traverser l'ensemble : c'est plus robuste, mais plus coûteux à acheter et à administrer.
Le réseau de Sorbier, cloisonné
Au départ, chez Sorbier, le switch de cœur route entre les VLAN avec des listes de contrôle d'accès, et le pare-feu ne voit que le trafic vers Internet (plan d'adressage du cours Réseaux). Pour mieux contrôler et tracer les flux, l'équipe décide trois évolutions :
- le routage entre les VLAN passe au pare-feu : le switch de cœur lui envoie tous les VLAN sur un lien d'agrégation 802.1Q (trunk), chaque VLAN devient une interface du pare-feu (le switch de cœur ne route plus : ses interfaces VLAN routées et ses ACL sont supprimées), et chaque flux entre deux zones est filtré et journalisé au même endroit ;
- une DMZ (VLAN 60) accueille le serveur web qui publie le suivi des livraisons pour les clients ;
- un réseau d'administration (VLAN 99) regroupe le poste d'administration, le bastion et les interfaces de gestion des équipements.
| VLAN | Nom | Réseau | Passerelle (pare-feu) | Contenu |
|---|---|---|---|---|
| 10 | POSTES | 192.168.10.64/26 | 192.168.10.126 | Postes des salariés, imprimantes de bureau |
| 20 | SERVEURS | 192.168.10.176/28 | 192.168.10.190 | srv-ad .177 (annuaire, DNS, DHCP), srv-fichiers .178, srv-gestion .179, srv-journaux .180 (nouveau, journaux et supervision) |
| 30 | ENTREPOT | 192.168.10.128/27 | 192.168.10.158 | Terminaux de scan, imprimantes d'étiquettes |
| 40 | VISITEURS | 192.168.10.0/26 | 192.168.10.62 | Wi-Fi invité, portail captif |
| 50 | TELEPHONIE | 192.168.10.160/28 | 192.168.10.174 | Téléphones IP, caméras |
| 60 | DMZ | 192.168.10.224/28 | 192.168.10.238 | srv-web .225 (suivi des livraisons) |
| 99 | ADMIN | 192.168.10.208/28 | 192.168.10.222 | Poste d'administration .209, bastion .210, interfaces de gestion des switchs et des bornes |
L'adresse publique du pare-feu reste 203.0.113.17. Le réseau de transit 192.168.10.192/30, devenu inutile, est libéré.
La matrice des flux de Sorbier
Voici la politique de filtrage complète, zone par zone. Chaque ligne deviendra une ou plusieurs règles sur l'interface du pare-feu par laquelle le trafic entre.
| Source | Destination | Service (port) | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| Internet | srv-web .225 | HTTPS (TCP 443), HTTP (TCP 80, redirigé vers HTTPS) | Les clients suivent leurs livraisons |
srv-web .225 | srv-gestion .179 | API de gestion (TCP 8443) | Le site lit l'état des livraisons, et rien d'autre |
srv-web .225 | Pare-feu .238, Internet | DNS (UDP/TCP 53) vers le résolveur du pare-feu, HTTPS (TCP 443) vers les dépôts de mises à jour | Mises à jour du système |
srv-web .225 | srv-journaux .180 | Syslog TLS (TCP 6514) | Ses journaux sont conservés hors de la DMZ |
| POSTES | srv-ad .177 | DNS 53, Kerberos 88, LDAP 389 et LDAPS 636, SMB 445 (scripts et stratégies de groupe), NTP 123 | Ouverture de session et services de domaine |
| POSTES | srv-fichiers .178 | SMB (TCP 445) | Partages |
| POSTES | srv-gestion .179 | HTTPS (TCP 443) | Application de gestion |
| POSTES | Internet | HTTP, HTTPS (TCP 80, 443) | Navigation (filtrée par le proxy, chapitre 9) |
| ENTREPOT | srv-gestion .179 | HTTPS (TCP 443) | Les terminaux de scan envoient les colis traités |
| VISITEURS | Internet | HTTP, HTTPS (TCP 80, 443), DNS vers le pare-feu | Wi-Fi invité, après le portail captif (chapitre 8) |
| TELEPHONIE | Opérateur de téléphonie | SIP et voix (ports de l'opérateur) | Téléphonie hébergée |
| Toutes zones internes | srv-journaux .180 | Syslog TLS (TCP 6514) | Centralisation des journaux (chapitre 13) |
| ADMIN (switchs, bornes) | srv-journaux .180 ; serveur RADIUS (srv-ad .177) | Traps SNMP (UDP 162) ; RADIUS (UDP 1812, 1813), NTP 123 | Alertes, 802.1X et heure des équipements |
| ADMIN | Toutes les zones | SSH 22, HTTPS 443, RDP 3389 | Administration, depuis ce réseau uniquement |
| Tout le reste | Refusé et journalisé |
Remarque ce qui n'y figure pas : aucune zone ne peut ouvrir de connexion vers ADMIN (ce sont les équipements d'ADMIN qui joignent les serveurs, pour leurs alertes, RADIUS et l'heure), VISITEURS ne joint aucune zone interne, et la DMZ n'a que deux flux précis vers l'intérieur, l'API de srv-gestion et l'envoi de ses journaux à srv-journaux.
Les VLAN ne filtrent pas : ce qui filtre, c'est le routage
Un VLAN sépare les domaines de diffusion : une machine du VLAN 40 ne reçoit pas les trames du VLAN 10, et ne peut pas lui envoyer de trame directement (les VLAN dans le cours Réseaux). Mais dès qu'un routeur relie les deux VLAN, tout passe, sauf si l'équipement qui route filtre. Deux solutions :
| Solution | Comment | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|
| ACL sur le switch de niveau 3 | Le switch route entre les VLAN et applique des listes de contrôle d'accès sur ses interfaces virtuelles (SVI) | Très rapide, pas de goulot d'étranglement | Filtrage sans état, règles vite illisibles, journalisation pauvre |
| Routage par le pare-feu | Le switch transmet les VLAN au pare-feu par un trunk ; le pare-feu route et filtre | Filtrage avec état, journaux, IPS possible, une seule console | Le pare-feu doit tenir le débit de tous les flux internes |
Pour comparer, voici ce que donnerait sur un switch Cisco la règle « les visiteurs n'accèdent qu'à Internet », en filtrage sans état :
ip access-list extended VISITEURS-ENTRANT
deny ip 192.168.10.0 0.0.0.63 192.168.10.64 0.0.0.63
deny ip 192.168.10.0 0.0.0.63 192.168.10.128 0.0.0.127
permit ip 192.168.10.0 0.0.0.63 any
!
interface Vlan40
ip access-group VISITEURS-ENTRANT in
Les ACL Cisco utilisent un masque générique (wildcard), l'inverse du masque de sous-réseau : 0.0.0.63 pour un /26, 0.0.0.127 pour un /25. La deuxième ligne couvre 192.168.10.128 à 192.168.10.255, donc tous les autres VLAN internes de Sorbier. Comme sur un pare-feu, la première ligne qui correspond s'applique, et une ACL se termine par un refus implicite.
Le réseau d'administration
Les interfaces d'administration (pages web des switchs, du pare-feu, des bornes Wi-Fi, des hyperviseurs, cartes de gestion à distance des serveurs comme iDRAC ou iLO) donnent le contrôle total de l'infrastructure. Elles ne doivent être joignables que depuis un réseau d'administration dédié :
- chaque équipement a son adresse de gestion dans le VLAN 99, et son interface d'administration n'écoute que sur cette adresse ;
- les administrateurs travaillent depuis un poste d'administration dédié, ou passent par un bastion (chapitre 12) ;
- aucune autre zone ne peut ouvrir de connexion vers le VLAN 99.
C'est une recommandation constante de l'ANSSI : un attaquant qui prend le contrôle d'un poste utilisateur ne doit pas pouvoir atteindre une interface d'administration, même s'il connaît le mot de passe.
Zero Trust et micro-segmentation
Le cloisonnement par zones a une faiblesse : à l'intérieur d'une zone, tout le monde fait confiance à tout le monde. Un poste compromis du VLAN 10 peut attaquer les autres postes du VLAN 10. L'approche Zero Trust (« ne jamais faire confiance, toujours vérifier »), décrite par le NIST dans la publication SP 800-207, va plus loin :
- l'emplacement réseau ne donne aucun droit : être « à l'intérieur » ne suffit plus ;
- chaque accès à une ressource est authentifié (de préférence avec MFA), autorisé selon l'identité, l'état de l'appareil (à jour, chiffré, protégé par un EDR) et le contexte, puis journalisé ;
- les droits sont accordés au plus juste et pour la durée nécessaire.
En pratique, cela se traduit par :
- la micro-segmentation : un filtrage au plus près de chaque machine, par le pare-feu local ou par l'hyperviseur (pare-feu de Proxmox VE, VMware NSX), pour que deux serveurs d'une même zone ne se parlent que s'ils en ont besoin ;
- l'isolation des clients sur le Wi-Fi invité : deux visiteurs ne peuvent pas se joindre entre eux ;
- le ZTNA (Zero Trust Network Access), qui donne accès à une application précise plutôt qu'à tout un réseau, là où un VPN classique ouvre un tunnel vers toute une zone (chapitre 7).
L'ANSSI rappelle que le Zero Trust est une démarche progressive, qui s'ajoute à la défense périmétrique sans la remplacer : la DMZ et le pare-feu restent nécessaires.
Exercices
Exercice 1 sur 5 Ranger les machines dans les zones Réussi À revoir
Chez un cabinet comptable, place chaque élément dans une zone (Internet, DMZ, SERVEURS, POSTES, VISITEURS, OBJETS, ADMIN) et justifie en une phrase : le serveur web qui permet aux clients de déposer leurs justificatifs ; le contrôleur de domaine ; la borne Wi-Fi de la salle d'attente (côté clients) ; l'interface web du NAS de sauvegarde ; les caméras de l'entrée ; le serveur de bases de données du logiciel comptable.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
- Serveur web de dépôt : DMZ, il est joignable depuis Internet.
- Contrôleur de domaine : SERVEURS, c'est le cœur du système d'information.
- Wi-Fi de la salle d'attente : VISITEURS, accès à Internet seulement.
- Interface web du NAS : ADMIN ; le NAS lui-même est dans SERVEURS (ou dans une zone de sauvegarde dédiée), mais son interface d'administration ne doit être joignable que depuis le réseau d'administration.
- Caméras : OBJETS, rarement mises à jour, elles ne doivent joindre que leur enregistreur.
- Serveur de bases de données : SERVEURS. Même si le site web en DMZ en a besoin, il reste à l'intérieur, et seul un flux précis l'atteint depuis la DMZ.
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Exercice 2 sur 5 Le NAS exposé Réussi À revoir
Dans le sujet E7 SISR 2025, un NAS qui contient des données de clients et d'utilisateurs est dans le même VLAN que tous les postes (192.168.10.0/24), et un incident l'a rendu exposé aux captures de trames. Propose une évolution de l'architecture qui limite ce risque, et justifie-la.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
Créer un VLAN dédié aux serveurs, dans lequel on place le NAS, et faire passer tout accès à ce VLAN par un équipement qui filtre (le pare-feu ou un switch de niveau 3 avec ACL). Seuls les postes qui en ont besoin, et seulement sur le port du partage (SMB, TCP 445), peuvent joindre le NAS ; son interface d'administration n'est joignable que depuis le réseau d'administration. Justification : un incident ou une attaque de couche 2 sur le VLAN des postes ne touche plus le domaine de diffusion des serveurs, et chaque accès au NAS est contrôlé et journalisé. On limite ainsi l'atteinte à la confidentialité des données personnelles, ce que le RGPD impose (article 32, sécurité du traitement).
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Exercice 3 sur 5 Les règles de la DMZ Réussi À revoir
Écris, sous forme de tableau (interface d'entrée, source, port source, destination, port destination, protocole, action), les règles du pare-feu de Sorbier pour les flux de la DMZ : le site de suivi accessible depuis Internet en HTTPS ; le serveur web qui lit l'API de srv-gestion sur TCP 8443 ; ses mises à jour (DNS vers le résolveur du pare-feu 192.168.10.238, HTTPS vers Internet) ; l'envoi de ses journaux à srv-journaux 192.168.10.180 en syslog TLS (TCP 6514) ; l'administration en SSH depuis le réseau d'administration. Termine par ce qui doit être refusé.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
| N° | Interface | Source | Port source | Destination | Port destination | Protocole | Action |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | WAN | * | * | 192.168.10.225 | 443 | TCP | Autoriser (après redirection depuis 203.0.113.17) |
| 2 | DMZ | 192.168.10.225 | * | 192.168.10.179 | 8443 | TCP | Autoriser |
| 3 | DMZ | 192.168.10.225 | * | 192.168.10.238 | 53 | UDP, TCP | Autoriser |
| 3 bis | DMZ | 192.168.10.225 | * | 192.168.10.180 | 6514 | TCP | Autoriser |
| 4 | DMZ | 192.168.10.225 | * | réseaux internes (192.168.10.0/24) | * | * | Bloquer (journaliser) |
| 5 | DMZ | 192.168.10.225 | * | * | 443 | TCP | Autoriser (mises à jour) |
| 6 | DMZ | * | * | * | * | * | Bloquer (journaliser) |
| 7 | ADMIN | 192.168.10.208/28 | * | 192.168.10.225 | 22 | TCP | Autoriser |
La règle 4 est placée avant la règle 5 : sans elle, « HTTPS vers any » laisserait le serveur web joindre n'importe quel serveur interne sur le port 443. Les règles 2, 3 et 3 bis, plus précises, sont au-dessus de la règle 4 pour rester valables. Encore mieux : remplacer la destination any de la règle 5 par un alias qui ne contient que les dépôts de mises à jour.
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Exercice 4 sur 5 Adresser la DMZ et le réseau d'administration Réussi À revoir
Pour les réseaux 192.168.10.224/28 (DMZ) et 192.168.10.208/28 (ADMIN), donne l'adresse de réseau, la première et la dernière adresse utilisables, l'adresse de diffusion et le nombre d'hôtes. Vérifie que la passerelle choisie par Sorbier respecte sa convention (dernière adresse utilisable).
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4
Un /28 laisse 4 bits d'hôte : 2⁴ − 2 = 14 hôtes.
| Réseau | Adresse de réseau | Première utilisable | Dernière utilisable | Diffusion |
|---|---|---|---|---|
| DMZ | 192.168.10.224 | 192.168.10.225 | 192.168.10.238 | 192.168.10.239 |
| ADMIN | 192.168.10.208 | 192.168.10.209 | 192.168.10.222 | 192.168.10.223 |
Les passerelles 192.168.10.238 et 192.168.10.222 sont bien les dernières adresses utilisables. Le calcul pas à pas est dans le chapitre sur le masque de sous-réseau.
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Exercice 5 sur 5 ACL ou pare-feu ? Réussi À revoir
Le responsable de Sorbier hésite : garder le routage entre les VLAN sur le switch de cœur avec des ACL, ou le confier au pare-feu. Donne deux arguments pour chaque solution, puis une recommandation pour une PME de 14 salariés.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
- ACL sur le switch : très bon débit, car le switch route en matériel ; pas de point unique de passage qui pourrait saturer.
- Pare-feu : filtrage avec état (pas de règles de retour à écrire) ; journalisation de chaque flux accepté ou refusé, utile pour détecter et enquêter ; possibilité d'ajouter IPS et filtrage applicatif ; une seule console pour toute la politique de filtrage.
- Recommandation : le pare-feu. Avec 14 salariés, le débit entre VLAN reste modeste, et la traçabilité et la lisibilité de la politique comptent davantage. Pour un réseau beaucoup plus gros, on peut combiner les deux : ACL simples sur le switch pour les gros volumes internes, pare-feu pour les zones sensibles.
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