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Chapitre 117 minAvancé

C'est quoi la cybersécurité d'une infrastructure ?

Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .

À la fin de ce chapitre, tu sauras

  • dire quel critère DICP un incident atteint, et le justifier ;
  • distinguer menace, vulnérabilité et risque, puis évaluer un risque ;
  • caractériser les attaques courantes par leur principe et leurs symptômes ;
  • citer les principes de défense et prioriser une faille avec le score CVSS.

5 exercices corrigés1 schéma

La cybersécurité d'une infrastructure, c'est l'ensemble des mesures techniques et organisationnelles qui protègent le réseau, les serveurs et les services d'une organisation contre les attaques et les pannes : pare-feu, cloisonnement, chiffrement, contrôle des accès, détection, sauvegardes, réponse aux incidents. Ce chapitre pose le vocabulaire que tu utiliseras dans tout le cours et dans ta copie d'E7 : les critères DICP, la différence entre menace, vulnérabilité et risque, les grandes familles d'attaques et les principes de défense.

Les critères DICP : ce qu'on protège

Une mesure de sécurité protège toujours au moins un de ces quatre critères. Les sujets d'E7 te demandent souvent « quel critère est atteint ? » : réponds avec le bon mot et un exemple tiré du contexte.

CritèreQuestionExemple d'atteinte chez une PME
DisponibilitéLe service fonctionne-t-il quand on en a besoin ?Le réseau est saturé, plus personne ne peut ouvrir de session ; un rançongiciel rend les fichiers illisibles
IntégritéLes données et les configurations sont-elles exactes, non modifiées à l'insu de leur propriétaire ?L'IBAN d'un fournisseur est modifié dans le logiciel de gestion ; une règle de pare-feu est supprimée sans trace
ConfidentialitéSeules les personnes autorisées accèdent-elles à l'information ?Un visiteur branché sur le Wi-Fi lit les partages de fichiers ; des échanges non chiffrés sont capturés sur le réseau
Preuve (traçabilité)Peut-on savoir qui a fait quoi, et le démontrer ?Aucun journal centralisé : impossible de retrouver l'origine d'une intrusion ; un compte d'administration partagé par trois techniciens

On parle de DIC (ou CIA en anglais : confidentiality, integrity, availability), de DICP quand on ajoute la preuve, parfois de DICT (T pour traçabilité). Ce cours écrit DICP, comme la plupart des sujets.

Menace, vulnérabilité, risque

Ces trois mots ne sont pas synonymes, et les correcteurs le savent.

  • Une vulnérabilité est une faiblesse du système : un logiciel non mis à jour (une CVE connue), un mot de passe d'administrateur identique sur tous les postes, une prise réseau active dans une salle de réunion, un serveur exposé sans filtrage.
  • Une menace est ce qui pourrait exploiter cette faiblesse : un attaquant opportuniste qui balaie Internet, un rançongiciel diffusé par courriel, un visiteur malveillant, mais aussi une panne de courant, un incendie ou une erreur de manipulation.
  • Le risque est la combinaison des deux, rapportée à ce qu'on perdrait : un scénario (« un rançongiciel chiffre le serveur de fichiers en passant par la faille non corrigée du VPN ») évalué par sa gravité (l'impact s'il se produit) et sa vraisemblance (la probabilité qu'il se produise).

On résume souvent par risque = gravité × vraisemblance. Les sujets fournissent en général l'échelle à utiliser. Une échelle courante, inspirée de la méthode EBIOS Risk Manager de l'ANSSI, compte quatre niveaux :

NiveauGravité (impact)Vraisemblance
1Mineure : gêne sans conséquence durableMinime : peu probable, il faudrait des moyens importants
2Significative : dégradation du service, rattrapableSignificative : possible
3Grave : forte dégradation, pertes financières, atteinte à l'imageForte : probable, l'attaque est simple et connue
4Critique : arrêt de l'activité, mise en danger, sanction lourdeMaximale : quasi certaine, ou déjà observée

Le niveau de risque se lit ensuite dans une matrice fournie par le sujet : par exemple, gravité 4 et vraisemblance 3 donnent un risque élevé, à traiter en priorité. Face à un risque, l'organisation a quatre options : le réduire (mesures de sécurité), le transférer (assurance, sous-traitance), l'éviter (renoncer à l'activité risquée, par exemple ne plus exposer un service sur Internet) ou l'accepter (en connaissance de cause, et par écrit).

Les attaques que tu dois savoir nommer

L'E7 te demande de caractériser une attaque : la nommer, expliquer son principe en une ou deux phrases, dire ce qu'elle cherche à obtenir et quels critères elle atteint. Tu n'as jamais à savoir la mener : ce qui compte, c'est la reconnaître à ses symptômes et choisir la parade. Voici celles qui reviennent le plus dans les sujets SISR.

AttaquePrincipe en une phraseSymptômes typiquesCritères atteintsParade (chapitre)
RançongicielUn logiciel malveillant chiffre les fichiers et les sauvegardes accessibles, puis une rançon est exigée, souvent avec menace de publier des données voléesFichiers renommés, note de rançon, serveurs inaccessiblesD, I, CSauvegardes hors ligne, cloisonnement, EDR (14)
Hameçonnage (phishing)Un message trompeur pousse un utilisateur à donner ses identifiants ou à ouvrir une pièce jointe piégéeConnexions depuis un pays inhabituel, règles de transfert de courriel crééesC, IMFA, filtrage, sensibilisation (12)
Force brute, password sprayingDes milliers d'essais de mots de passe, sur un compte ou sur tous les comptes avec quelques mots de passe courantsRafales d'échecs de connexion (événement Windows 4625), comptes verrouillésC, PMFA, verrouillage, Fail2ban (11)
Exploitation d'une vulnérabilitéUne faille connue (CVE) d'un service exposé permet d'exécuter du code ou de contourner l'authentificationProcessus inconnus, requêtes anormales dans les journaux du serviceD, I, CMises à jour, réduction de l'exposition, IPS (10)
Déni de service (DoS, DDoS)Le service est saturé de requêtes ou de trafic jusqu'à ne plus répondreLien Internet saturé, service injoignableDProtection anti-DDoS de l'opérateur ou de l'hébergeur, limitation de débit
Attaques de couche 2Inondation de la table MAC, usurpation ARP ou faux serveur DHCP sur le réseau localLenteurs, trames reçues qui ne te sont pas destinées, mauvaise passerelleD, C, ISécurité des ports, DHCP snooping, DAI (5)
Homme du milieu (man-in-the-middle)L'attaquant s'intercale entre deux machines pour lire ou modifier leurs échangesAlerte de certificat, passerelle qui change d'adresse MACC, IChiffrement TLS, certificats vérifiés (6)
Point d'accès illégitime (rogue AP, evil twin)Une borne Wi-Fi pirate imite le réseau de l'entreprise pour capter les connexionsDeux SSID identiques, borne inconnue détectée par le contrôleurCWPA3-Entreprise, détection des bornes (8)
Mouvement latéralDepuis un premier poste compromis, l'attaquant rebondit vers les serveurs avec des identifiants volésConnexions d'administration depuis un poste utilisateurC, ISegmentation, comptes d'administration dédiés, bastion (3, 12)
ExfiltrationDes données sont copiées vers l'extérieur, souvent par un canal discret (HTTPS, DNS)Volume sortant anormal, requêtes DNS très longuesCFiltrage sortant, proxy, SIEM (9, 13)

Les étapes d'une attaque : la matrice MITRE ATT&CK

Une attaque réelle enchaîne plusieurs étapes. Le référentiel public MITRE ATT&CK, cité dans le sujet E7 SISR 2026, les classe en tactiques (le but de l'étape) et techniques (la façon de l'atteindre). La matrice « Enterprise » compte quinze tactiques depuis la version 19 (avril 2026), qui a scindé l'évasion des défenses en furtivité et neutralisation des défenses. Tu n'as pas à les réciter : retiens le découpage simplifié ci-dessous, qui suffit pour situer une alerte d'IDS ou de SIEM.

ÉtapeCe que cherche l'attaquantExemples de tactiques ATT&CKCe qui la détecte ou la bloque
PréparerConnaître la cible : adresses, services exposés, versions, noms des salariésReconnaissance, développement de ressourcesExposition minimale, IDS qui repère les balayages de ports
EntrerObtenir un premier accèsAccès initial (hameçonnage, service exposé vulnérable, identifiants volés)MFA, mises à jour, filtrage des courriels
S'installerExécuter du code, rester présent après un redémarrage, devenir administrateurExécution, persistance, élévation de privilèges, furtivité, neutralisation des défensesEDR, durcissement, comptes à privilèges protégés
S'étendreTrouver les serveurs intéressants et les atteindreAccès aux identifiants, découverte, mouvement latéralSegmentation, journaux d'authentification, SIEM
AgirVoler, chiffrer, détruireCollecte, commande et contrôle, exfiltration, impactFiltrage sortant, proxy, sauvegardes hors ligne

Les principes de défense

Quelques principes reviennent dans toutes les architectures sécurisées. Cite-les par leur nom dans tes justifications : ils montrent que ta proposition n'est pas un choix au hasard.

Défense en profondeur. Aucune protection n'est parfaite : on en empile plusieurs, indépendantes, pour qu'une seule défaillance ne suffise pas. Si l'antivirus laisse passer un rançongiciel, le cloisonnement l'empêche d'atteindre les serveurs, et les sauvegardes hors ligne permettent de repartir.

Organisation et utilisateurscharte, sensibilisation, procéduresPérimètrepare-feu, DMZ, VPN, proxyRéseau interneVLAN, sécurité des ports, 802.1XSystèmesdurcissement, mises à jour, EDRApplicationsauthentification, droits, TLSDonnéeschiffrement, sauvegardes hors ligneDétectionà chaquecouche :journaux,IDS, EDR,SIEM
La défense en profondeur : plusieurs couches indépendantes autour des données

Moindre privilège. Chaque compte, chaque service, chaque flux n'a que les droits strictement nécessaires. Un compte de service de sauvegarde n'a pas besoin d'être administrateur du domaine ; le Wi-Fi des visiteurs n'a pas besoin de joindre les serveurs.

Cloisonnement (segmentation). On découpe le système d'information en zones de confiance différente, séparées par des points de filtrage. Une compromission reste ainsi confinée à une zone (chapitre 3).

Refus par défaut. Tout ce qui n'est pas explicitement autorisé est interdit. C'est la règle de base d'un pare-feu bien configuré (chapitre 2).

Réduction de la surface d'attaque. Moins il y a de services, de ports ouverts, de logiciels installés et de comptes actifs, moins il y a de portes à surveiller.

Traçabilité. Les actions importantes sont journalisées, horodatées par une source de temps fiable et conservées hors de portée d'un attaquant (chapitre 13).

Ne jamais faire confiance par défaut (Zero Trust). Être branché sur le réseau interne ne donne aucun droit : chaque accès est authentifié, autorisé et vérifié, quel que soit l'endroit d'où il vient.

Vulnérabilités, CVE et veille

Une vulnérabilité publiée reçoit un identifiant CVE (Common Vulnerabilities and Exposures) de la forme CVE-2021-44228 (l'année puis un numéro) : c'est celui de Log4Shell, la faille de la bibliothèque Java Log4j qu'analyse le sujet E7 SISR 2026. Sa sévérité est notée par le CVSS (Common Vulnerability Scoring System), de 0 à 10. La version 4.0 du CVSS, publiée en 2023, garde les mêmes niveaux que la 3.1 :

Score CVSSSévérité
0,0Aucune
0,1 à 3,9Faible
4,0 à 6,9Moyenne
7,0 à 8,9Élevée
9,0 à 10,0Critique

Le score dit à quel point la faille est dangereuse en général, pas pour ton organisation : une faille critique sur un logiciel que tu n'utilises pas ne te concerne pas, une faille moyenne sur ton VPN exposé à Internet est urgente. Le référentiel du BTS demande que « les failles potentielles [soient] identifiées grâce à une activité de veille sur les vulnérabilités ». En pratique, la veille s'appuie sur :

  • les avis et alertes du CERT-FR, l'équipe de réponse aux incidents de l'ANSSI : un avis signale une faille et son correctif, une alerte une faille activement exploitée ;
  • le catalogue KEV (Known Exploited Vulnerabilities) de l'agence américaine CISA, qui liste les failles réellement exploitées ;
  • les bulletins de sécurité des éditeurs (Microsoft publie les siens chaque deuxième mardi du mois) ;
  • l'inventaire du parc : sans liste à jour des logiciels et de leurs versions, impossible de savoir si une faille te concerne (cours GLPI et gestion de parc).

Les acteurs et les référentiels à connaître

Acteur ou référentielRôle
ANSSIAgence nationale de la sécurité des systèmes d'information : publie guides et recommandations, accompagne les opérateurs critiques
CERT-FRCentre de réponse aux incidents de l'ANSSI : avis, alertes, bons réflexes en cas d'intrusion
Cybermalveillance.gouv.frDispositif d'assistance aux victimes (particuliers, entreprises, collectivités), avec le numéro 17Cyber
CNILAutorité de protection des données : reçoit les notifications de violations de données personnelles
Guide d'hygiène informatique de l'ANSSI42 mesures de base, de l'inventaire aux sauvegardes : la référence pour juger la sécurité d'une PME
CIS BenchmarksGuides de configuration sécurisée, système par système (Windows Server, Debian, Cisco IOS…)
ISO/IEC 27001 et 27002Normes internationales du système de management de la sécurité de l'information et de ses mesures (version 2022)
Directive NIS 2Directive européenne qui impose des mesures de sécurité et la notification des incidents à des milliers d'entités (chapitre 14)

Ces référentiels servent à l'E7 quand une question te demande de vérifier la conformité d'une configuration : le sujet te donne un extrait de recommandations de l'ANSSI, tu dis pour chacune si elle est respectée, preuve à l'appui, et tu proposes une correction pour celles qui ne le sont pas (sujet 2026).

Pour aller plus loin. Les bases communes aux deux options (DICP, attaques, hygiène) sont dans le cours Cybersécurité : les fondamentaux, et la démarche d'analyse des risques qui justifie chaque mesure dans le cours Analyse de risques.

Exercices

Exercice 1 sur 5 Quel critère est atteint ? Réussi À revoir

Pour chaque situation, donne le ou les critères DICP atteints et justifie en une phrase.

  1. Le serveur de fichiers est chiffré par un rançongiciel.
  2. Un stagiaire consulte les fiches de paie rangées dans un partage ouvert à tous.
  3. Les techniciens se connectent tous aux switchs avec le compte admin.
  4. Une règle du pare-feu a été modifiée et personne ne sait par qui.
  5. Le lien Internet est saturé et le site de suivi des livraisons ne répond plus.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
  1. Disponibilité (les fichiers sont inutilisables) et intégrité (ils ont été modifiés). Si les données ont été copiées avant le chiffrement, ce qui est fréquent, la confidentialité l'est aussi.
  2. Confidentialité : une personne non autorisée accède à des données personnelles.
  3. Preuve : avec un compte partagé, impossible d'attribuer une action à une personne.
  4. Intégrité de la configuration, et preuve puisque la modification n'est pas tracée.
  5. Disponibilité du service.

Tu avais trouvé ?

Exercice 2 sur 5 Menace, vulnérabilité ou risque ? Réussi À revoir

Classe chaque élément : menace, vulnérabilité ou risque.

  1. Le VPN tourne avec une version qui a une faille publiée il y a trois mois.
  2. Un groupe criminel qui diffuse un rançongiciel par courriel.
  3. « Un attaquant exploite la faille du VPN pour chiffrer le serveur de comptabilité, ce qui bloque la facturation pendant une semaine. »
  4. La prise réseau de la salle d'attente est active et branchée sur le VLAN des postes.
  5. Un orage provoque une coupure de courant.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
  1. Vulnérabilité : une faiblesse du système.
  2. Menace : une source d'attaque qui peut exploiter une faiblesse.
  3. Risque : un scénario complet, une menace qui exploite une vulnérabilité, avec son impact.
  4. Vulnérabilité.
  5. Menace, non intentionnelle. Elle compte autant qu'une attaque pour la disponibilité.

Tu avais trouvé ?

Exercice 3 sur 5 Évaluer un risque Réussi À revoir

Avec l'échelle de ce chapitre et la matrice suivante (niveau = gravité × vraisemblance ; 1 à 3 faible, 4 à 6 moyen, 8 et 9 élevé, 12 et 16 critique), évalue ce scénario chez Sorbier Logistique : « Un attaquant exploite une faille critique du pare-feu, exposée sur Internet, pour entrer dans le réseau et chiffrer les serveurs. » Le CERT-FR a publié une alerte : la faille est activement exploitée et le correctif n'est pas encore installé. Sans serveurs, Sorbier ne peut plus préparer ni facturer les livraisons. Propose une mesure de chaque type : réduire, transférer.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
  • Gravité 4 (critique) : l'activité s'arrête, les livraisons ne sont plus préparées ni facturées.
  • Vraisemblance 4 (maximale) : la faille est publique, activement exploitée selon le CERT-FR, et non corrigée.
  • Niveau : 4 × 4 = 16, critique. C'est à traiter tout de suite.
  • Réduire : installer le correctif en urgence ; en attendant, fermer l'accès à l'interface ou au service vulnérable depuis Internet, et vérifier les journaux pour savoir si l'attaque a déjà eu lieu.
  • Transférer : une assurance cyber couvre une partie des pertes financières. Elle ne dispense pas de corriger la faille.

Tu avais trouvé ?

Exercice 4 sur 5 Défense en profondeur Réussi À revoir

Un poste de la comptabilité ouvre une pièce jointe piégée. L'antivirus ne détecte rien. Cite quatre mesures, à des couches différentes, qui peuvent encore empêcher que tout le système d'information soit chiffré.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4

Par exemple :

  • Systèmes : un EDR repère le comportement du programme (chiffrement massif de fichiers) et isole le poste.
  • Réseau interne : la segmentation empêche le poste de joindre les interfaces d'administration des serveurs ; seuls les flux nécessaires sont ouverts.
  • Comptes : l'utilisateur n'est pas administrateur local, et les comptes d'administration ne se connectent jamais sur les postes utilisateurs, donc l'attaquant ne peut pas les y voler.
  • Données : une sauvegarde hors ligne, ou immuable, permet de restaurer même si les serveurs sont chiffrés.
  • Détection : le SIEM corrèle les alertes et prévient l'équipe avant la propagation.

Tu avais trouvé ?

Exercice 5 sur 5 Lire un score CVSS Réussi À revoir

Trois failles sont publiées la même semaine : A, CVSS 9,8, sur un logiciel de dessin que Sorbier n'utilise pas ; B, CVSS 6,5, sur la passerelle VPN de Sorbier, exposée sur Internet, inscrite au catalogue KEV ; C, CVSS 7,5, sur l'imprimante de l'accueil, joignable seulement depuis le VLAN des postes. Donne la sévérité de chaque faille, puis l'ordre dans lequel tu les traites. Justifie.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
  • Sévérités : A critique (9,0 à 10,0), B moyenne (4,0 à 6,9), C élevée (7,0 à 8,9).
  • Ordre : B, puis C, puis A. B est exposée à Internet et déjà exploitée (catalogue KEV) : c'est la plus urgente malgré son score moyen. C est élevée mais joignable seulement depuis l'intérieur. A ne concerne pas Sorbier : il suffit de vérifier dans l'inventaire que le logiciel n'est installé nulle part.
  • Le score CVSS mesure la gravité générale d'une faille ; la priorité dépend de ton exposition.

Tu avais trouvé ?

Chapitre terminé !

Fais les 5 exercices avant de passer à la suite : c'est en t'entraînant que tout se fixe.

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