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Chapitre 323 minDébutant

Gestion des incidents : le cycle de vie d'un ticket

Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .

À la fin de ce chapitre, tu sauras

  • dérouler les étapes de la gestion d'un incident, de la détection à la clôture ;
  • qualifier un appel avec le QQOQCP et rédiger un ticket exploitable ;
  • faire vivre un ticket GLPI de « Nouveau » à « Clos » ;
  • traiter un bug applicatif ou une demande d'évolution jusqu'à la livraison ;
  • reconnaître un incident majeur et un incident de sécurité.

4 exercices corrigés1 schéma

La gestion des incidents est la pratique ITIL qui vise à rétablir un service le plus vite possible après une panne ou une dégradation, en limitant la gêne pour les utilisateurs. Elle suit un cycle : détecter, enregistrer, qualifier, prioriser, diagnostiquer, résoudre, clôturer. Ce chapitre déroule ce cycle sur un vrai ticket, explique les statuts d'un ticket GLPI de « Nouveau » à « Clos » et montre comment traiter les demandes de service, les incidents majeurs et les incidents de sécurité.

Les étapes de la gestion d'un incident

ÉtapeCe que tu faisCe qui reste dans le ticket
1. DétectionL'utilisateur signale, ou la supervision alerteLe canal d'entrée, l'heure
2. EnregistrementTu crées le ticket, même pour une question courteUn numéro unique, le demandeur, un titre, une description
3. QualificationTu poses les questions qui manquent, tu choisis le type (incident ou demande) et la catégorieLa description factuelle, la catégorie, l'élément concerné
4. PriorisationTu évalues l'impact et l'urgence ; la priorité en découleImpact, urgence, priorité, échéances
5. DiagnosticTu cherches dans la base de connaissances, tu testes des hypothèses, tu escalades si besoinLes suivis : ce qui a été vérifié, avec le résultat
6. RésolutionTu rétablis le service, par une correction ou un contournementLa solution, rédigée pour être réutilisée
7. ClôtureL'utilisateur confirme ; tu vérifies que tout est renseignéLe statut final, éventuellement un article de base de connaissances

Deux règles traversent toutes les étapes. Rétablir d'abord, comprendre ensuite : si un redémarrage remet la messagerie en marche en cinq minutes, on redémarre, puis on cherche la cause à froid. Tenir l'utilisateur informé à chaque changement d'état : un utilisateur sans nouvelles rappelle, et son mécontentement grandit plus vite que la panne.

Qualifier l'appel avec le QQOQCP

L'utilisateur dit : « Ça marche pas. » C'est inexploitable. Qualifier, c'est transformer cette plainte en faits vérifiables. La méthode QQOQCP te donne six questions à poser, dans l'ordre qui convient à la conversation.

QuestionCe que tu cherchesExemple de question à poser
Qui ?Qui est touché : une personne, un service, tout le monde ?« Vos collègues ont-ils le même souci ? »
Quoi ?Le symptôme exact, le message d'erreur mot pour mot« Qu'est-ce qui s'affiche exactement ? Pouvez-vous me le lire ? »
Où ?Quel poste, quel site, quelle application, quelle imprimante« Quel est le nom inscrit sur l'étiquette de votre PC ? »
Quand ?Depuis quand, à quel moment, est-ce que ça revient« Depuis quand ? Ça marchait hier ? »
Comment ?Ce que l'utilisateur faisait, ce qui a changé récemment« Que faisiez-vous juste avant ? Une mise à jour a-t-elle eu lieu ? »
Pourquoi ? (ou combien)L'impact : bloqué ou gêné, combien de personnes, quelle échéance« Est-ce que ça vous empêche de travailler ? Avez-vous une échéance ? »

La question « qu'est-ce qui a changé ? » est la plus rentable du support : une mise à jour, un déménagement de bureau, un mot de passe modifié la veille expliquent une grande partie des pannes.

Voici une qualification réussie, au téléphone, chez Cèdre Habitat.

L'utilisatrice ditSarah demandeSarah note
« Je n'arrive plus à imprimer ! »« Qu'est-ce qui s'affiche quand vous lancez l'impression ? »Message « Imprimante hors ligne »
« Hors ligne, je crois. »« Sur quelle imprimante ? Vos collègues impriment-ils ? »Copieur du 2e étage, siège ; les collègues voisins impriment
« Eux oui, c'est juste moi. »« Depuis quand ? Votre PC a-t-il redémarré récemment ? »Depuis ce matin ; mise à jour Windows cette nuit
« J'ai une commission d'attribution à 14 h. »« Je note que c'est bloquant pour 14 h. »Bloquée, échéance 14 h

Description rédigée dans le ticket : « Poste PC-SIE-047 (Mme Roussel, service attributions, siège 2e étage) : impression impossible vers le copieur du 2e étage, message "Imprimante hors ligne", depuis le redémarrage après la mise à jour Windows de cette nuit. Les postes voisins impriment normalement. Bloquant pour une commission à 14 h. »

Cette description dit déjà beaucoup : le copieur fonctionne (les autres impriment), le réseau du bureau aussi, la cause probable est sur ce poste, et la mise à jour de la nuit est suspecte. Le diagnostic commence avant même d'avoir touché le PC.

Le ticket : les champs qui comptent

Dans GLPI, un ticket se crée par Assistance > Tickets, bouton Ajouter. Les champs essentiels :

ChampCe qu'on y metPourquoi c'est important
TitreSymptôme + élément concerné, en quelques motsOn comprend le ticket sans l'ouvrir
DescriptionLes faits du QQOQCP, datés, avec le message d'erreur exactUn collègue peut reprendre sans rappeler
TypeIncident ou DemandeLes deux ne suivent pas le même circuit ni les mêmes délais
CatégorieMatériel > Impression, Logiciel > Messagerie, Compte et accès…Statistiques, attribution automatique, articles liés
ActeursDemandeur, observateur, attribué àLes notifications partent aux bonnes personnes
Urgence, impact, prioritéVoir le chapitre 4L'ordre de traitement et les échéances en dépendent
Éléments associésLe poste, l'imprimante, le logiciel inventoriésL'historique de l'équipement est visible d'un clic

Associer l'élément du parc est ce qui fait la force d'un outil comme GLPI : depuis la fiche du copieur, tu vois tous ses tickets passés. Si le même copieur revient dix fois en un mois, il ne s'agit plus d'incidents isolés.

Les statuts d'un ticket, de Nouveau à Clos

solution refusée : le ticket est rouvertNouveaucréé, pas encorepris en chargeEn coursattribuéou planifiéRésolusolution rédigée,attend l'accordClosconfirmé, ou délaide clôture écouléon attendla réponse arriveEn attentel'utilisateur ou un tiersdélais suspendus
Les statuts d'un ticket GLPI : « Résolu » attend la confirmation, « Clos » la scelle
Statut GLPICe qu'il signifieQui le déclenche
NouveauLe ticket existe, personne ne l'a prisCréation par l'utilisateur, le technicien ou le collecteur de courriels
En cours (attribué)Un technicien ou un groupe en est chargéL'attribution
En cours (planifié)Une intervention est programméeL'ajout d'une tâche planifiée
En attenteLa balle est dans le camp de quelqu'un d'autre : l'utilisateur, un fournisseurLe technicien, qui doit dire ce qu'il attend
RésoluLa solution est appliquée et décriteLe technicien, en rédigeant la solution
ClosLe demandeur a validé, ou le délai sans réponse est écouléL'approbation du demandeur ou la clôture automatique

Pourquoi deux statuts, Résolu puis Clos ? « Résolu » veut dire « je pense que c'est réglé » ; « Clos » veut dire « le demandeur confirme ». Ce double palier évite de fermer un ticket sur une fausse réparation : tant que le ticket est résolu, l'utilisateur peut refuser la solution et le ticket est rouvert. Dans GLPI, un délai de clôture automatique se règle par entité : sans réponse du demandeur, le ticket se ferme seul au bout de ce délai.

Suivis, tâches et solution

Pendant le traitement, trois types d'écrits enrichissent le ticket dans GLPI.

  • Le suivi est un message horodaté : une question à l'utilisateur, un point d'avancement, un compte rendu de vérification. Il est public (le demandeur le voit et reçoit une notification) ou privé (note interne entre techniciens).
  • La tâche est une action concrète, avec une durée et un responsable : « Réinstaller le pilote du copieur, 15 min, Sarah ». Les tâches mesurent le temps passé et peuvent être planifiées.
  • La solution dit ce qui a résolu le ticket. Elle se rédige pour un collègue qui ne connaît pas le dossier (chapitre 10).

Le fil du ticket de Mme Roussel, tel qu'on le lit dans GLPI :

HeureTypeContenu
09:12CréationTicket ouvert par Sarah après l'appel ; incident, catégorie Matériel > Impression ; poste PC-SIE-047 associé
09:14Suivi public« Bonjour Madame Roussel, votre demande est enregistrée sous le numéro 4127. Je prends la main sur votre poste à 9 h 20 pour vérifier l'imprimante. »
09:31Suivi privé« Ping du copieur OK depuis le poste. File d'impression bloquée ; spouleur redémarré sans effet. Pilote du copieur en erreur dans le gestionnaire de périphériques depuis la mise à jour KB de cette nuit. »
09:44TâcheSuppression et réinstallation du pilote universel du copieur, 12 min
09:47Solution« Pilote du copieur 2e étage corrompu après la mise à jour Windows de la nuit : pilote supprimé puis réinstallé depuis le serveur d'impression, page de test imprimée avec l'utilisatrice. » Statut Résolu
10:05ValidationMme Roussel approuve la solution ; statut Clos

Incident ou demande de service : deux circuits

Une demande de service n'est pas une panne. Elle suit un circuit prévu à l'avance, souvent avec une validation.

IncidentDemande de service
Point de départQuelque chose est cassé ou dégradéUn besoin prévu au catalogue des services
ObjectifRétablir viteFournir ce qui est demandé, dans le délai annoncé
ValidationAucuneSouvent : le responsable valide un accès, un achat
MéthodeDiagnostic, souvent imprévisibleProcédure connue, parfois automatisée
ExemplesImprimante hors ligne, application en erreurNouveau compte, accès à un dossier, logiciel à installer, deuxième écran

Dans GLPI, le type du ticket (Incident ou Demande) les sépare. Les formulaires intégrés à GLPI depuis la version 11 permettent de proposer aux utilisateurs des demandes toutes prêtes (« Arrivée d'un salarié », « Accès à un dossier »), avec les bons champs et la validation automatique du responsable. Les demandes d'évolution d'une application (« ajouter un filtre par date dans l'export ») passent par le même circuit, puis deviennent des changements ou des tâches de développement : la section suivante montre comment.

Traiter un bug applicatif ou une demande d'évolution

Un bug applicatif est un incident dont la cause est dans le code d'une application : il se traite comme tout incident (ticket, priorité, communication), mais sa correction passe par le cycle du développement. C'est la sous-compétence « traiter des demandes concernant les applications » du bloc 1, celle que l'on attend surtout d'un étudiant SLAM. Quand l'application est un progiciel, le support reproduit le bug et le transmet à l'éditeur (N3) ; quand elle est développée en interne, c'est l'équipe qui la corrige.

Chez Cèdre Habitat, le portail locataires est développé par l'équipe projets (une API Node.js et une base de données, déployées en conteneurs Docker). Mardi, la version 2.3.0 a ajouté le complément d'adresse sur les avis d'échéance en PDF. Mercredi, le ticket 4356 arrive par l'accueil : « Plusieurs locataires ne peuvent plus télécharger leur avis d'échéance : le portail affiche "Une erreur est survenue". » Nadia le prend en charge.

  1. Qualifier avec le QQOQCP, en ajoutant ce qu'un développeur demande toujours : la version de l'application, le compte concerné, les données en jeu, les étapes exactes pour reproduire, le résultat attendu et le résultat obtenu. Ici : version 2.3.0, trois comptes de locataires cités, clic sur « Télécharger » dans « Mes avis d'échéance ».
  2. Reproduire en environnement de test, jamais sur la production : avec une copie anonymisée des données, Nadia obtient l'erreur pour un des trois locataires, et pas pour son compte de test.
  3. Lire les journaux. Le code HTTP oriente tout de suite : un code 4xx dit que le serveur a refusé la requête (400 donnée invalide, 401 non authentifié, 403 accès interdit, 404 introuvable) ; un code 5xx dit que le serveur a échoué en la traitant, donc souvent un défaut du code ou de son environnement. La console du navigateur (touche F12, onglets Console et Réseau) montre la requête en erreur ; le journal de l'API dit pourquoi :
bash
docker compose logs --since 2h api
text
api-1  | GET /api/avis/2026-11/pdf 500
api-1  | TypeError: Cannot read properties of null (reading 'trim')
api-1  |     at formaterAdresse (/app/src/pdf/avis.js:42:38)
  1. Isoler un cas minimal. Les trois locataires touchés n'ont pas de complément d'adresse : le champ vaut null, et la ligne 42 appelle .trim() dessus. Les locataires qui en ont un ne sont pas touchés. Le contournement est noté dans le ticket : l'accueil envoie l'avis par courriel depuis le logiciel de gestion locative.
  2. Écrire le test qui reproduit le bug, avant de corriger. Il échoue (rouge) tant que le bug est là :
js
test("avis d'échéance : locataire sans complément d'adresse", () => {
  const lignes = formaterAdresse({
    rue: '12 rue des Lilas', complementAdresse: null,
    codePostal: '69200', ville: 'Vénissieux',
  });
  expect(lignes).toEqual(['12 rue des Lilas', '69200 Vénissieux']);
});
  1. Corriger la cause, pas le symptôme : (locataire.complementAdresse ?? '').trim() traite l'absence de complément. Masquer l'erreur par un try/catch qui renvoie un PDF vide aurait caché le défaut.
  2. Lancer toute la suite de tests : le nouveau test passe (vert) et les anciens aussi. C'est la non-régression : la correction n'a rien cassé ailleurs, et le test restera dans la suite pour que ce bug ne revienne jamais.
  3. Livrer comme un changement : une branche, un commit fix: avis PDF sans complément d'adresse, une revue par un collègue, une version 2.3.1, un déploiement annoncé, et un plan de retour arrière (redéployer l'image de la version précédente). Si le déploiement par la chaîne d'intégration continue est une procédure pré-autorisée, c'est un changement standard ; sinon, un changement normal (chapitre 6).
  4. Relier les traces : le ticket GLPI cite l'issue du dépôt et le commit de correction, l'issue cite le numéro du ticket. N'importe qui peut ainsi remonter du symptôme au code, et inversement.
  5. Clore et capitaliser : solution rédigée sans jargon pour l'accueil, validation par un locataire touché, note de version, et une erreur connue enregistrée si la livraison tarde.

Une demande d'évolution (« pouvoir filtrer ses avis d'échéance par année ») suit un autre chemin, plus proche de la demande de service. Le support enregistre un ticket de type Demande et qualifie le besoin : qui le demande, pour quoi faire, ce qui se passe aujourd'hui sans. Le responsable métier (ici, la responsable de la relation locataires) valide ; l'équipe estime la charge ; la responsable de la DSI arbitre et planifie avec les autres demandes. L'évolution est développée sur une branche avec ses tests, livrée dans une version mineure (2.4.0) par un changement normal, puis annoncée aux utilisateurs. Le ticket est résolu à la livraison, pas à la validation.

L'incident majeur

Un incident majeur a un impact très fort sur l'activité : tout un site sans réseau, la messagerie en panne pour tous, le logiciel métier inaccessible un jour de paiement des loyers. Il ne se traite pas comme un ticket ordinaire.

  • Une seule personne coordonne (souvent la responsable de la DSI ou un responsable d'astreinte) : elle répartit le travail, décide, informe.
  • Un seul ticket principal (le « ticket chapeau ») ; les dizaines d'appels qui arrivent y sont rattachés (dans GLPI, on les lie comme tickets fils du ticket parent) au lieu d'être traités un par un.
  • Une communication régulière à tous les utilisateurs, même sans nouveauté : « Incident en cours sur la messagerie, prochain point à 11 h. »
  • Un retour d'expérience après coup : un post-mortem et l'ouverture d'un problème (chapitre 5).

L'incident de sécurité : des réflexes à part

Un poste qui affiche une demande de rançon, un utilisateur qui a saisi son mot de passe sur une fausse page, un compte qui se connecte la nuit depuis l'étranger : ce sont des incidents de sécurité. On les enregistre comme tout incident, mais les réflexes changent.

  1. Isoler sans éteindre : débrancher le câble réseau ou couper le Wi-Fi du poste suspect, mais le laisser allumé pour conserver les traces en mémoire.
  2. Prévenir immédiatement la personne chargée de la sécurité (responsable de la DSI, RSSI), sans attendre d'avoir compris.
  3. Ne rien effacer : ni fichier, ni journal, ni courriel suspect.
  4. Restreindre la visibilité du ticket : une catégorie dédiée, accessible à peu de personnes.
  5. Si des données personnelles sont touchées, l'organisation doit notifier la violation à la CNIL dans les 72 heures après en avoir pris connaissance (article 33 du RGPD) : la décision revient au responsable, pas à toi, mais il doit être prévenu tout de suite.

Ces réflexes sont détaillés dans le cours Journalisation et réponse à incident, et l'obligation de notifier dans le chapitre Notifier un incident ; voir aussi les cours cybersécurité de l'infrastructure et droit et RGPD.

Exercices

Exercice 1 sur 4 Réécrire un ticket bâclé Réussi À revoir

Un collègue a créé ce ticket :

« Titre : bug. Description : ça marche pas, voir vite. Type : Incident. Urgence : Très haute. »

En le rappelant, tu apprends qu'il s'agit de M. Faure, comptable au siège, poste PC-SIE-112 : depuis ce matin 8 h 30, le logiciel de comptabilité affiche « Connexion à la base impossible » au démarrage. Ses deux collègues de bureau ont le même message. La clôture mensuelle est prévue demain.

  1. Cite trois défauts du ticket d'origine.
  2. Réécris le titre et la description.
  3. Quelle question poses-tu encore pour avancer le diagnostic ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
  1. Le titre ne dit ni quoi ni où ; la description n'a aucun fait (pas de poste, pas de message, pas d'heure) ; l'urgence est fixée sans justification ; l'élément du parc n'est pas associé ; le nombre de personnes touchées n'est pas indiqué. Trois de ces défauts suffisent.
  2. Titre : « Comptabilité : "Connexion à la base impossible" pour 3 postes du siège ». Description : « Depuis 8 h 30, le logiciel de comptabilité affiche "Connexion à la base impossible" au démarrage sur PC-SIE-112 (M. Faure) et sur les postes de ses deux collègues du service comptabilité, siège. Les autres applications fonctionnent. Clôture mensuelle prévue demain. »
  3. Par exemple : « Les autres services qui utilisent ce logiciel ont-ils le même message ? » ou « Quelque chose a-t-il changé depuis hier soir ? ». Si tout le monde est touché, la cause est côté serveur et le ticket part au N2 avec un impact plus fort.

Tu avais trouvé ?

Exercice 2 sur 4 Remettre le cycle dans l'ordre Réussi À revoir

Voici les événements d'un ticket, dans le désordre. Remets-les dans l'ordre et donne le statut GLPI après chacun.

a. L'utilisatrice confirme que tout fonctionne. b. Lucas demande à l'utilisatrice le message d'erreur exact et attend sa réponse. c. Le ticket arrive par le collecteur de courriels. d. Lucas rédige la solution. e. Lucas s'attribue le ticket. f. L'utilisatrice envoie une capture du message.

Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2

c (Nouveau) → e (En cours, attribué) → b (En attente) → f (En cours : la réponse de l'utilisatrice relance le traitement) → d (Résolu) → a (Clos).

Tu avais trouvé ?

Exercice 3 sur 4 Les bons réflexes Réussi À revoir

Pour chaque situation, dis ce que le technicien aurait dû faire.

  1. Lucas clôt directement un ticket dès qu'il a appliqué la solution, sans attendre l'utilisateur.
  2. Sarah écrit dans un suivi public : « L'utilisateur ne sait pas se servir de son PC. »
  3. Un poste affiche un message de rançon ; Thomas l'éteint pour « arrêter le chiffrement ».
  4. Quarante utilisateurs appellent pour la panne de messagerie ; chaque appel donne un ticket traité séparément.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
  1. Passer le ticket en Résolu et attendre la confirmation (ou le délai de clôture automatique) : c'est le demandeur qui valide.
  2. Rester factuel et respectueux, et ne jamais juger une personne dans un ticket. Un suivi public est lu par l'utilisateur ; même en privé, le ticket est une trace professionnelle qui peut être consultée.
  3. Isoler le poste du réseau sans l'éteindre, puis prévenir immédiatement le responsable de la sécurité : éteindre fait perdre des traces utiles à l'analyse.
  4. Traiter un incident majeur : un ticket principal coordonné, les autres tickets y sont liés, et une communication générale évite les appels en double.

Tu avais trouvé ?

Exercice 4 sur 4 Du ticket à la livraison Réussi À revoir

Ticket 4371, créé par l'accueil : « Un locataire ne peut pas enregistrer son nouveau numéro de téléphone sur le portail : "Une erreur est survenue". » Nadia reproduit en test et relève :

  • le locataire saisit +33 6 12 34 56 78 ; avec 06 12 34 56 78, l'enregistrement fonctionne ;

  • le journal de l'API affiche PUT /api/profil/telephone 400 avec le message telephone : format invalide ;

  • le code valide le numéro avec l'expression /^0[1-9](\s?\d{2}){4}$/ ;

  • le cahier des charges du portail demandait « un numéro de téléphone français », sans préciser le format.

  1. Le code 400 indique-t-il un plantage du serveur ? Que dit-il ?
  2. Ce ticket relève-t-il de la maintenance corrective, d'une demande d'évolution, ou des deux ? Justifie.
  3. Quel contournement donnes-tu au locataire tout de suite ?
  4. Cite quatre cas de test à écrire avant de toucher au code, avec le résultat attendu.
  5. Décris le circuit jusqu'à la livraison et la clôture du ticket.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4
  1. Non. Un code 4xx signifie que le serveur a reçu la requête et l'a refusée : la donnée envoyée ne respecte pas sa règle de validation. Un plantage donnerait un code 5xx. L'API a fait ce qu'on lui a demandé ; c'est la règle, et l'affichage du refus, qui posent question.
  2. Les deux. Le message « Une erreur est survenue » est un défaut : l'API renvoie une explication précise (« format invalide ») que l'écran n'affiche pas, et le locataire ne peut pas savoir quoi corriger ; c'est de la maintenance corrective. Accepter le format international +33 est une évolution : le cahier des charges ne l'exigeait pas, il faut que le responsable métier la valide. On peut traiter les deux dans le même ticket ou ouvrir une demande liée pour l'évolution.
  3. Saisir le numéro au format 06 12 34 56 78, qui est accepté.
  4. Par exemple : 06 12 34 56 78 accepté ; 0612345678 accepté ; +33 6 12 34 56 78 accepté et enregistré comme 0612345678 (après l'évolution) ; 12345 refusé, avec un message lisible affiché à l'écran (« Le numéro doit comporter 10 chiffres, par exemple 06 12 34 56 78 »). Les deux premiers sont des tests de non-régression : ils passent déjà et doivent continuer de passer.
  5. Ticket qualifié (version, compte, étapes, résultat attendu et obtenu) ; issue créée dans le dépôt et liée au ticket ; validation de l'évolution par la responsable de la relation locataires ; branche, tests écrits d'abord (rouges pour le +33 et pour le message), correction de l'affichage et de la validation, suite complète au vert ; revue de code ; livraison dans une version 2.4.0 (elle contient une évolution) par un changement avec plan de retour arrière ; vérification en production ; suivi public au locataire par l'accueil ; ticket résolu, puis clos après confirmation ; note de version.

Tu avais trouvé ?

Chapitre terminé !

Fais les 4 exercices avant de passer à la suite : c'est en t'entraînant que tout se fixe.

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