Chapitre 218 minDébutant
Nom de domaine, DNS et hébergement d'un site
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- choisir un nom de domaine et le garder sous le contrôle de l'organisation ;
- lire et modifier une zone DNS sans couper la messagerie ;
- protéger le domaine contre l'usurpation avec SPF, DKIM et DMARC ;
- choisir un hébergement et migrer un site sans rien casser.
3 exercices corrigés1 schéma
Un nom de domaine est l'adresse lisible d'une organisation sur Internet (cyclerie-des-saules.fr), louée pour une durée renouvelable auprès d'un bureau d'enregistrement ; le DNS est l'annuaire qui associe ce nom aux serveurs du site et de la messagerie ; l'hébergement est le serveur qui stocke le site et répond aux visiteurs. Ce chapitre explique comment choisir et garder la maîtrise d'un nom de domaine, comment lire et modifier une zone DNS sans casser la messagerie, comment choisir un hébergement et comment migrer un site proprement.
C'est quoi un nom de domaine ?
Un nom de domaine se lit de droite à gauche, du plus général au plus précis :
| Partie | Dans www.cyclerie-des-saules.fr | Rôle |
|---|---|---|
| Domaine de premier niveau (TLD, top-level domain) | fr | L'extension, gérée par un registre (l'Afnic pour .fr) |
| Domaine de deuxième niveau | cyclerie-des-saules | Le nom choisi et enregistré par l'organisation |
| Sous-domaine | www | Créé librement par le titulaire dans sa zone DNS : www, boutique, intranet… |
L'ensemble www.cyclerie-des-saules.fr est un nom de domaine pleinement qualifié (FQDN). Une fois le domaine enregistré, l'organisation crée autant de sous-domaines qu'elle veut sans rien payer de plus : reservation.cyclerie-des-saules.fr pour un outil de réservation, mail. pour un webmail.
Il existe deux grandes familles d'extensions :
- les extensions nationales (ccTLD) :
.fr,.be,.de… Le.frest géré par l'Afnic et ouvert aux personnes et organisations résidant ou établies dans l'Union européenne et dans quelques pays voisins ; - les extensions génériques (gTLD) :
.com,.org,.net, et les « nouvelles » extensions comme.bike,.parisou.bzh, régies par les contrats de l'ICANN.
Le nom de domaine n'est pas un titre de propriété : c'est un droit d'usage, accordé pour un à dix ans et renouvelable, selon la règle « premier arrivé, premier servi ». Les acteurs (ICANN, registre, bureau d'enregistrement) et les litiges (cybersquatting, procédures de récupération) sont détaillés dans le cours droit du numérique.
Choisir un nom et une extension
Un bon nom de domaine :
- reprend le nom de l'organisation ou de la marque, pas un mot-clé générique (
velo-vesoul.frvieillit mal si la boutique déménage ou change d'activité) ; - est court et facile à dicter au téléphone : avec ou sans tirets ? Le plus sûr est d'enregistrer les deux variantes et de rediriger l'une vers l'autre ;
- évite les accents : ils sont techniquement possibles en
.fr(noms de domaine internationalisés), mais beaucoup de gens ne savent pas les taper et certaines adresses de courriel accentuées passent mal ; - ne reprend pas une marque déposée par un autre : vérifie dans la base de l'INPI avant de réserver.
Pour une organisation française, le .fr inspire confiance et signale une présence en France. On réserve souvent aussi le .com pour éviter qu'un tiers le prenne, et on le redirige vers le site principal.
On vérifie la disponibilité et le titulaire d'un nom avec les outils de recherche des bureaux d'enregistrement ou un service RDAP (le successeur du Whois). Les coordonnées des particuliers y sont masquées depuis le RGPD.
Enregistrer, renouveler, transférer
Au nom de qui ? Le titulaire doit être l'organisation elle-même (la SARL, l'association, la commune), jamais la personne qui fait la démarche, le stagiaire ou l'agence web. Le compte chez le bureau d'enregistrement doit être rattaché à une adresse générique de l'organisation (domaines@cyclerie-des-saules.fr), protégé par un mot de passe fort et une authentification à deux facteurs, et connu d'au moins deux personnes.
Le renouvellement. Un domaine se paie pour une durée, puis expire. Active le renouvellement automatique, vérifie que le moyen de paiement est valide, et note l'échéance dans l'outil de gestion de parc. Après l'expiration, la plupart des extensions prévoient une courte période pendant laquelle le titulaire peut encore récupérer son nom, parfois contre des frais de restauration ; ensuite, le nom redevient disponible pour tout le monde. Des personnes guettent les domaines expirés pour récupérer leur trafic.
Changer de bureau d'enregistrement s'appelle un transfert. On déverrouille le domaine chez l'ancien bureau, on récupère le code d'autorisation (appelé aussi code AuthInfo), on le donne au nouveau bureau, qui lance la procédure. Le transfert ne coupe pas le site si la zone DNS est conservée ou recopiée à l'identique avant.
Changer de titulaire, par exemple pour qu'un domaine enregistré au nom d'un salarié revienne à l'entreprise, est une autre opération : l'Afnic l'appelle une transmission pour le .fr. Elle demande l'accord de l'ancien et du nouveau titulaire.
Chez la Cyclerie, Léo prépare la transmission du domaine du neveu vers la SARL : il récupère l'accord écrit du neveu et de la gérante, crée un compte au nom de la SARL chez un bureau d'enregistrement, active la double authentification et le renouvellement automatique, puis consigne l'échéance et les accès dans l'outil de gestion de parc de la Cyclerie.
La zone DNS : les enregistrements à connaître
Le bureau d'enregistrement indique au registre quels serveurs DNS font autorité pour le domaine (enregistrements NS). Ces serveurs, souvent fournis par le bureau d'enregistrement ou l'hébergeur, contiennent la zone DNS : la liste des enregistrements du domaine. Le fonctionnement de la résolution DNS est expliqué dans le cours réseaux ; ici, on regarde la zone d'un point de vue pratique.
| Type | Associe | À quoi il sert pour la présence en ligne |
|---|---|---|
| NS | le domaine à ses serveurs DNS faisant autorité | Savoir où la zone est gérée : c'est là qu'il faut faire les modifications |
| A | un nom à une adresse IPv4 | Faire pointer le domaine vers le serveur web |
| AAAA | un nom à une adresse IPv6 | Idem en IPv6 |
| CNAME | un nom à un autre nom (alias) | www vers le domaine principal, boutique vers une plateforme de vente |
| MX | le domaine à ses serveurs de messagerie, avec une priorité | Recevoir les courriels ; le plus petit nombre est essayé en premier |
| TXT | un nom à un texte libre | Preuve de propriété (Search Console, outils tiers), politiques SPF, DKIM et DMARC |
| CAA | le domaine aux autorités de certification autorisées | Interdire à une autre autorité de délivrer un certificat pour le domaine |
Voici un extrait de la zone de la Cyclerie après sa remise à niveau. Les adresses IP sont des adresses réservées à la documentation.
; Zone de cyclerie-des-saules.fr (extrait)
@ 3600 IN NS ns1.hebergeur.example.
@ 3600 IN NS ns2.hebergeur.example.
@ 3600 IN A 203.0.113.42
@ 3600 IN AAAA 2001:db8:42::10
www 3600 IN CNAME cyclerie-des-saules.fr.
@ 3600 IN MX 10 mx1.messagerie.example.
@ 3600 IN MX 20 mx2.messagerie.example.
@ 3600 IN TXT "v=spf1 include:_spf.messagerie.example include:_spf.lettres.example -all"
s1._domainkey 3600 IN TXT "v=DKIM1; k=rsa; p=MIIBIjANBgkqhkiG9w0BAQEFAAOC..."
_dmarc 3600 IN TXT "v=DMARC1; p=quarantine; rua=mailto:dmarc@cyclerie-des-saules.fr"
@ 3600 IN TXT "google-site-verification=Xk3...9q"
@ 3600 IN CAA 0 issue "letsencrypt.org"
Le @ désigne le domaine lui-même. Le point final de cyclerie-des-saules.fr. indique un nom complet : sans lui, le serveur ajouterait le domaine derrière. Dans l'interface d'un bureau d'enregistrement, tu remplis un formulaire avec les mêmes colonnes (sous-domaine, TTL, type, valeur) au lieu d'écrire le fichier.
Le TTL (time to live, ici 3 600 secondes, soit une heure) est la durée pendant laquelle les résolveurs gardent la réponse en cache. C'est pour cela qu'une modification n'est pas visible partout immédiatement : un résolveur qui vient de mettre la réponse en cache la garde jusqu'à la fin du TTL.
Pour vérifier ce que répond le DNS, depuis n'importe quel poste :
# Linux ou macOS
dig +short cyclerie-des-saules.fr A
dig +short MX cyclerie-des-saules.fr
dig +short TXT _dmarc.cyclerie-des-saules.fr
# Windows (PowerShell)
Resolve-DnsName cyclerie-des-saules.fr -Type MX
nslookup -type=TXT cyclerie-des-saules.fr
La messagerie professionnelle et ses protections
Des adresses sur le domaine (atelier@cyclerie-des-saules.fr) donnent une image professionnelle et restent à l'organisation quand un salarié part. Elles permettent aussi de protéger le domaine contre l'usurpation : sans protection, n'importe qui peut envoyer un courriel qui affiche une adresse @cyclerie-des-saules.fr, par exemple pour envoyer une fausse facture à un client. Trois enregistrements TXT s'en chargent :
| Mécanisme | Ce qu'il publie | Ce que vérifie le serveur qui reçoit |
|---|---|---|
| SPF (Sender Policy Framework) | La liste des serveurs autorisés à envoyer pour le domaine | Le serveur qui m'envoie ce courriel est-il dans la liste ? |
| DKIM (DomainKeys Identified Mail) | Une clé publique ; les serveurs d'envoi signent chaque courriel avec la clé privée | La signature est-elle valide, le message n'a-t-il pas été modifié ? |
| DMARC | Une politique : que faire d'un courriel qui échoue (none, quarantine, reject), et où envoyer les rapports | Le domaine affiché correspond-il à un SPF ou un DKIM valide ? Sinon, appliquer la politique |
Trois points pratiques :
- un domaine n'a qu'un seul enregistrement SPF : si la lettre d'information est envoyée par un autre service, on l'ajoute dans le même enregistrement (
include:), on ne crée pas un deuxième SPF ; - on déploie DMARC progressivement :
p=nonependant quelques semaines pour lire les rapports et repérer les services légitimes oubliés, puisquarantine, puisreject; - depuis 2024, les grands fournisseurs de messagerie grand public exigent SPF, DKIM et DMARC des expéditeurs qui envoient beaucoup de courriels : une lettre d'information mal configurée finit dans les indésirables.
Le détail technique de ces protocoles est dans le cours services réseau ; leur rôle contre l'usurpation d'identité est traité dans le cours droit du numérique.
Choisir un hébergement
| Type | Pour quel site | Ce que l'organisation gère | Ordre de prix |
|---|---|---|---|
| Hébergement statique (GitHub Pages, Netlify, Cloudflare Pages, Vercel) | Site en HTML, CSS et JavaScript sans base de données | Presque rien : les fichiers | Gratuit pour un petit site |
| Hébergement mutualisé | Site PHP avec base MySQL ou MariaDB, typiquement un WordPress | Le site et sa base ; l'hébergeur gère le serveur, partagé avec d'autres clients | Quelques euros par mois |
| Plateforme applicative (PaaS) | Application sur mesure (Node.js, PHP, Python) | Le code et sa configuration ; la plateforme gère serveurs, déploiement et HTTPS | Gratuit à quelques dizaines d'euros par mois |
| Serveur privé virtuel (VPS) ou dédié | Plusieurs sites, application sur mesure, besoins particuliers | Tout : système, serveur web, PHP, base, mises à jour, pare-feu, sauvegardes | Quelques euros à plusieurs dizaines par mois |
| Site en SaaS (Wix, Squarespace, Shopify, WordPress.com) | Site construit en ligne avec l'outil de la plateforme | Les contenus ; la plateforme gère tout le reste | Abonnement mensuel |
| Serveur interne | Intranet, application réservée au personnel | Tout, plus l'ouverture du réseau | L'infrastructure existante |
Les critères qui départagent les offres :
- La technologie supportée : version de PHP (WordPress recommande aujourd'hui PHP 8.3 ou plus et MariaDB 10.11 ou MySQL 8.0 ou plus), bases de données, accès SSH, Git.
- La localisation des données : un hébergement dans l'Union européenne simplifie le respect du RGPD dès que le site collecte des données personnelles (formulaires, comptes clients).
- Les sauvegardes : fréquence, durée de conservation, restauration en libre-service, copie hors du serveur.
- La sécurité : HTTPS inclus, isolation des sites, pare-feu applicatif, mises à jour du serveur.
- La disponibilité et le support : engagement de disponibilité (SLA), support en français, délais de réponse.
- La réversibilité : peut-on récupérer facilement fichiers et base pour partir ailleurs ?
- Le coût total, renouvellement compris : beaucoup d'offres affichent un prix d'appel la première année.
Pour la Cyclerie, Léo propose un hébergement mutualisé en France : le site reste sous WordPress, la gérante n'a pas de compétence serveur, et le prestataire n'a pas à maintenir un système complet. Le nom, l'adresse et le téléphone de l'hébergeur iront dans les mentions légales (chapitre 9). Le déploiement par SFTP ou par Git est détaillé dans le cours HTML et CSS ; monter soi-même un serveur web Apache ou Nginx relève de l'option SISR (services Linux).
HTTPS et certificats
HTTPS chiffre les échanges entre le navigateur et le serveur et prouve au visiteur qu'il parle au bon site. Il repose sur un certificat TLS délivré pour le nom de domaine par une autorité de certification. C'est devenu gratuit et automatique : les hébergeurs obtiennent et renouvellent des certificats Let's Encrypt (valables 90 jours) sans intervention, et l'outil certbot fait de même sur un serveur que tu administres.
Ce qu'il faut vérifier :
- tout le site passe en HTTPS, et les adresses en
http://redirigent vershttps://(redirection permanente 301) ; - le certificat couvre toutes les variantes utilisées :
cyclerie-des-saules.fretwww.cyclerie-des-saules.fr; - le renouvellement est automatique et surveillé : la durée de vie maximale des certificats publics diminue (200 jours depuis le 15 mars 2026, et elle doit descendre à 47 jours d'ici 2029), ce qui rend le renouvellement manuel intenable ;
- l'en-tête HSTS demande aux navigateurs de n'utiliser que HTTPS pour ce domaine (sécurité applicative).
Migrer un site sans rien casser
Changer d'hébergeur, ou remplacer un vieux site par un nouveau, est une opération à préparer. La méthode que Léo applique pour la Cyclerie :
- Inventorier : copie de la zone DNS complète, liste des adresses de courriel, des sous-domaines et des services qui dépendent du domaine.
- Baisser le TTL des enregistrements qui vont changer (A, AAAA, CNAME du site) à 300 secondes, au moins une durée égale à l'ancien TTL avant la bascule : ainsi, le jour J, les caches expirent vite.
- Installer le nouveau site chez le nouvel hébergeur, et le tester avant la bascule, par exemple avec une adresse temporaire fournie par l'hébergeur ou en modifiant le fichier
hostsde ton poste. - Préparer les redirections 301 des anciennes adresses vers les nouvelles, pour ne pas perdre les liens et le référencement (chapitre 6).
- Basculer : modifier les seuls enregistrements du site, sans toucher aux MX, aux TXT de messagerie ni aux autres sous-domaines.
- Vérifier : résolution DNS, certificat, pages principales, formulaires, envoi et réception de courriels, Search Console.
- Remonter le TTL à sa valeur normale quelques jours plus tard, et résilier l'ancien hébergement seulement après avoir vérifié que plus rien n'en dépend, sauvegarde finale comprise.
Exercices
Exercice 1 sur 3 Lire une zone DNS Réussi À revoir
Voici un extrait de zone :
@ 3600 IN A 203.0.113.42
www 3600 IN CNAME cyclerie-des-saules.fr.
boutique 3600 IN CNAME cyclerie.shop-plateforme.example.
@ 3600 IN MX 10 mx1.messagerie.example.
@ 3600 IN MX 20 mx2.messagerie.example.
@ 3600 IN TXT "v=spf1 include:_spf.messagerie.example -all"
- Quelle adresse IP obtient un visiteur qui tape
www.cyclerie-des-saules.fr? - Où est hébergée la boutique en ligne ?
- Vers quel serveur un courriel destiné à
atelier@cyclerie-des-saules.frest-il envoyé en premier ? - La Cyclerie commence à envoyer sa lettre d'information avec un service dont l'instruction SPF est
include:_spf.lettres.example. Que faut-il modifier ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
wwwest un alias (CNAME) decyclerie-des-saules.fr, dont l'enregistrement A donne 203.0.113.42.- Sur une plateforme de vente : le sous-domaine
boutiqueest un alias verscyclerie.shop-plateforme.example, c'est la plateforme qui répond. - Vers mx1.messagerie.example, dont la priorité (10) est la plus petite ; mx2 sert de secours.
- Ajouter le service dans le même enregistrement SPF :
"v=spf1 include:_spf.messagerie.example include:_spf.lettres.example -all". Créer un second enregistrement SPF rendrait les deux invalides. Il faudra aussi publier la clé DKIM fournie par le service d'envoi.
Tu avais trouvé ?
Exercice 2 sur 3 Préparer une bascule Réussi À revoir
Le TTL actuel de l'enregistrement A du site est de 14 400 secondes. La bascule vers le nouvel hébergeur est prévue lundi à 9 h.
- Au plus tard quand faut-il baisser le TTL à 300 secondes ?
- Une fois la bascule faite avec un TTL de 300 secondes, combien de temps au maximum un visiteur peut-il encore arriver sur l'ancien serveur ?
- Pourquoi ne pas laisser le TTL à 300 secondes en permanence ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
- 14 400 s = 4 heures. Il faut baisser le TTL au plus tard lundi à 5 h, et en pratique la veille pour avoir de la marge : les résolveurs qui ont mis l'ancienne réponse en cache juste avant la modification la gardent encore 4 heures.
- 5 minutes (300 s), le temps que les caches expirent. Garde quand même l'ancien serveur en service quelques jours : certains résolveurs ou navigateurs gardent les réponses plus longtemps que prévu.
- Un TTL très court multiplie les requêtes vers les serveurs DNS et rend le site plus sensible à une panne DNS passagère. On le remonte (par exemple à 3 600 s) une fois la migration terminée.
Tu avais trouvé ?
Exercice 3 sur 3 La messagerie coupée Réussi À revoir
Après la mise en ligne du nouveau site d'une association, plus personne ne reçoit de courriels. Le nouvel hébergeur a demandé de « remplacer les serveurs DNS par les siens », et la personne l'a fait chez le bureau d'enregistrement.
- Explique ce qui s'est passé.
- Comment réparer, et comment l'éviter la prochaine fois ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
- En changeant les serveurs DNS faisant autorité (enregistrements NS), l'association a fait passer la gestion de sa zone chez le nouvel hébergeur. La nouvelle zone ne contenait que les enregistrements du site : les MX (et les TXT de SPF, DKIM et DMARC) de la messagerie n'y ont pas été recopiés. Les serveurs qui envoient des courriels ne savent plus où les livrer.
- Réparer : recréer dans la nouvelle zone les enregistrements MX et TXT de la messagerie, à partir de l'ancienne zone ou des instructions du prestataire de messagerie, puis vérifier avec
dig MXouResolve-DnsName. Prévenir : capturer la zone complète avant toute migration, recopier tous les enregistrements dans la nouvelle zone avant de changer les NS, ou plus simplement garder la zone là où elle est et ne modifier que les enregistrements A, AAAA et CNAME du site.
Tu avais trouvé ?