Chapitre 524 minDébutant
Installer Windows 11 et un Linux de bureau
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- vérifier qu'un PC peut recevoir Windows 11 et choisir la bonne édition ;
- préparer une clé d'installation et mener l'installation jusqu'au bureau ;
- choisir un système de fichiers : NTFS, FAT32, exFAT ou ext4 ;
- installer Ubuntu 26.04 LTS, seul ou à côté de Windows ;
- dérouler une check-list de post-installation et comparer les méthodes de déploiement d'un parc.
6 exercices corrigés1 schéma
Installer un poste, c'est mettre un système d'exploitation sur un ordinateur, puis le préparer pour son utilisateur : pilotes, mises à jour, nom, comptes, logiciels et sécurité. Le système d'exploitation est le logiciel qui gère le matériel et fait tourner les applications : Windows 11 sur la grande majorité des postes d'entreprise, une distribution Linux comme Ubuntu sur les postes des développeurs et des administrateurs. Ce chapitre détaille les deux installations, les systèmes de fichiers, la check-list de post-installation, le double démarrage, et les méthodes pour déployer tout un parc.
Avant d'installer : vérifier, sauvegarder, choisir
Une installation ratée vient presque toujours d'une étape sautée avant. Prends dix minutes pour :
- Vérifier le matériel : configuration minimale, mode UEFI, Secure Boot et TPM (chapitre 2). Pour Windows 11, l'outil Contrôle d'intégrité du PC de Microsoft donne le verdict et la raison d'un refus.
- Sauvegarder les données de l'utilisateur, et vérifier que la sauvegarde se relit. Note aussi la clé de récupération BitLocker si le disque est chiffré.
- Récupérer les pilotes, au moins celui de la carte réseau, sur une clé USB : sans réseau, tu ne pourras pas télécharger les autres.
- Noter la licence : sur les PC de marque, la clé Windows est enregistrée dans le micrologiciel et l'activation est automatique.
- Choisir l'édition et la version du système.
La configuration minimale de Windows 11, telle que Microsoft la publie :
| Élément | Minimum |
|---|---|
| Processeur | 1 GHz ou plus, au moins 2 cœurs, 64 bits compatible (liste publiée par Microsoft), ou SoC |
| Mémoire | 4 Go |
| Stockage | 64 Go ou plus |
| Micrologiciel | UEFI, compatible démarrage sécurisé |
| TPM | Version 2.0 |
| Carte graphique | Compatible DirectX 12, pilote WDDM 2.0 |
| Écran | Haute définition (720p), plus de 9 pouces de diagonale |
| Connexion Internet et compte Microsoft | Exigés pour la configuration initiale des éditions Famille et Professionnel (usage personnel) |
Ce sont des minimums pour démarrer, pas pour travailler : un poste d'entreprise en 2026 a 16 Go de RAM et un SSD de 256 Go au moins.
Choisir l'édition et la version de Windows 11
| Fonction | Famille | Professionnel | Entreprise, Éducation |
|---|---|---|---|
| Joindre un domaine Active Directory | Non | Oui | Oui |
| Joindre Microsoft Entra ID, gestion par Intune | Non | Oui | Oui |
Stratégies de groupe (GPO), éditeur gpedit.msc | Non | Oui | Oui |
| BitLocker complet et sa gestion | Non (seulement le « chiffrement de l'appareil ») | Oui | Oui |
| Hyper-V, Bac à sable Windows | Non | Oui | Oui |
| Hôte Bureau à distance | Non | Oui | Oui |
| Fonctions de sécurité avancées, contrôle des applications | Non | Partiel | Oui |
En entreprise, l'édition minimale est donc Windows 11 Professionnel. L'édition Entreprise s'obtient par contrat de licence en volume ou par abonnement (inclus dans certaines offres Microsoft 365). Il existe aussi des éditions LTSC (Long-Term Servicing Channel), qui ne reçoivent que des correctifs, jamais de nouvelles fonctions : Windows 11 Entreprise LTSC 2024 est maintenue cinq ans, Windows 11 IoT Entreprise LTSC 2024, prévue pour les appareils dédiés, dix ans. Elles sont réservées aux postes spécialisés : caisse, automate, matériel médical.
Les versions. Windows 11 reçoit une mise à jour de fonctionnalités par an, à l'automne : 24H2, 25H2, 26H2. Chaque version est maintenue 24 mois pour les éditions Famille et Professionnel et 36 mois pour Entreprise et Éducation ; au-delà, il faut passer à une version plus récente pour continuer à recevoir les correctifs. Entre deux versions, les mises à jour cumulatives mensuelles apportent les correctifs de sécurité. La commande winver affiche la version et le numéro de build d'un poste.
Créer le support d'installation
- L'outil de création de support de Microsoft (Media Creation Tool), sur la page de téléchargement de Windows 11, prépare une clé USB d'au moins 8 Go. C'est la méthode la plus simple.
- L'image ISO, sur la même page, sert pour une machine virtuelle ou pour préparer une clé avec un autre outil.
- Rufus (Windows) prépare une clé à partir d'une ISO, en choisissant le schéma GPT et la cible UEFI. Ventoy permet de mettre plusieurs ISO sur une même clé et de choisir au démarrage : pratique pour un technicien, à condition de vérifier qu'il démarre avec le Secure Boot sur tes postes.
Vérifie toujours l'empreinte SHA-256 d'une ISO téléchargée, publiée par l'éditeur : elle garantit que le fichier n'a été ni corrompu ni modifié.
# Sous Windows : calculer l'empreinte d'une ISO et la comparer à celle de l'éditeur
Get-FileHash .\ubuntu-26.04-desktop-amd64.iso -Algorithm SHA256
# Sous Linux : même chose, en comparant avec le fichier SHA256SUMS publié par Ubuntu
sha256sum ubuntu-26.04-desktop-amd64.iso
Installer Windows 11 pas à pas
- Démarrer sur la clé par le menu de démarrage ponctuel (F12, F9 ou F8 selon le fabricant).
- Choisir la langue, le format de l'heure et la disposition du clavier (Français, AZERTY).
- La clé de produit : sur un PC dont la licence est dans le micrologiciel, l'installation la lit toute seule. Sinon, « Je n'ai pas de clé de produit » ; l'activation se fera plus tard.
- Choisir l'édition (Professionnel), accepter la licence, choisir l'installation personnalisée pour une installation propre.
- Le partitionnement. Supprime les anciennes partitions du disque cible (après avoir vérifié la sauvegarde), sélectionne l'espace non alloué et clique sur Suivant : Windows crée lui-même les partitions nécessaires.
- La copie des fichiers et les redémarrages, sans toucher à rien. Retire la clé au premier redémarrage si le PC redémarre dessus.
| Partition | Taille typique | Système de fichiers | Rôle |
|---|---|---|---|
| Système EFI (ESP) | Environ 100 Mo | FAT32 | Les chargeurs de démarrage, lus par l'UEFI |
| Réservée Microsoft (MSR) | 16 Mo | Aucun | Espace réservé à la gestion du disque par Windows |
| Windows (C:) | Le reste du disque | NTFS | Le système, les programmes, les profils |
| Récupération | Environ 1 Go | NTFS | L'environnement de récupération WinRE |
Les systèmes de fichiers : NTFS, FAT32, exFAT, ext4
Un système de fichiers est la façon dont un système d'exploitation range les fichiers sur une partition : où se trouve chaque fichier, son nom, sa taille, sa date et ses droits. Formater une partition, c'est y créer un système de fichiers vide. Le choix décide de ce que la partition pourra contenir et des systèmes qui sauront la lire. Le tableau des partitions ci-dessus en montre déjà deux : FAT32 pour la partition EFI, que tout micrologiciel UEFI sait lire, et NTFS pour Windows.
| FAT32 | exFAT | NTFS | ext4 | |
|---|---|---|---|---|
| Taille maximale d'un fichier | 4 Gio moins un octet | Sans limite en pratique | Sans limite en pratique | 16 Tio |
| Journal | Non | Non | Oui | Oui |
| Droits sur les fichiers | Non | Non | Oui (listes de contrôle d'accès) | Oui (droits Unix) |
| Windows | Lecture et écriture | Lecture et écriture | Système natif | Non (sauf par WSL 2) |
| macOS | Lecture et écriture | Lecture et écriture | Lecture seule | Non |
| Linux | Lecture et écriture | Lecture et écriture | Lecture et écriture (pilote ntfs3) | Système natif |
| Usage type | Partition EFI, vieux appareils | Clés USB, cartes SD, disques externes partagés | Disque système de Windows | Disque système de Linux |
La différence entre NTFS, FAT32 et exFAT tient en trois points. FAT32 est lu partout, mais refuse tout fichier de 4 Gio ou plus : une image ISO, une vidéo ou une sauvegarde un peu grosse ne passe pas. exFAT lève cette limite tout en restant lisible par Windows, macOS, Linux et la plupart des appareils (téléviseurs, appareils photo) : c'est le bon choix pour une clé ou un disque qui circule. NTFS ajoute ce qu'il faut à un disque système : les droits par utilisateur et par groupe (le chapitre 6 s'en sert), la compression, les quotas et le chiffrement BitLocker. Windows ne s'installe que sur NTFS.
Le journal note chaque modification avant de l'appliquer. Après une coupure de courant, le système relit le journal et remet la partition dans un état cohérent en quelques secondes, au lieu d'une longue vérification qui peut perdre des fichiers. C'est pour cela qu'un disque système est toujours en NTFS ou en ext4, et qu'il faut éjecter une clé exFAT avant de la retirer.
D'autres systèmes existent : APFS sur les Mac, Btrfs (avec des instantanés, par défaut sur Fedora) et XFS sous Linux, ReFS sur les serveurs Windows. Le cours Administration Linux détaille le montage et la gestion des disques sous Linux.
# Windows : voir le système de fichiers de chaque volume, puis formater la clé E: en exFAT
Get-Volume
format E: /FS:exFAT /Q /V:TRANSFERT
# Linux : voir le système de fichiers de chaque partition, puis formater la clé en exFAT
lsblk -f
sudo mkfs.exfat -L TRANSFERT /dev/sdb1
La configuration initiale et le compte
Au premier démarrage, l'assistant de configuration (l'OOBE, Out-Of-Box Experience) demande la région, le clavier, le réseau, puis le compte. C'est le choix qui compte le plus :
| Compte | Où il existe | Quand le choisir |
|---|---|---|
| Compte Microsoft | Chez Microsoft, en ligne (adresse outlook.com, etc.) | Poste personnel |
| Compte professionnel Microsoft Entra ID | Dans l'annuaire en ligne de l'organisation (Microsoft 365) | Entreprise gérée dans le cloud, avec Intune |
| Compte de domaine Active Directory | Sur les contrôleurs de domaine de l'organisation | Entreprise avec un domaine local, comme ravelle.lan |
| Compte local | Sur ce poste seulement | Poste isolé, compte d'administration de secours |
Sur l'édition Professionnel, l'assistant propose de configurer le poste pour un usage professionnel ou scolaire : l'utilisateur se connecte avec son compte Entra ID, et le poste s'inscrit dans Intune. Pour un domaine Active Directory, on termine l'installation, puis on joint le poste au domaine depuis Windows (voir la check-list plus bas).
La check-list de post-installation
Un poste n'est pas prêt quand le bureau s'affiche. Voici la check-list de Ravelle Conseil, dans l'ordre :
- Windows Update jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à installer, y compris les mises à jour facultatives de pilotes. Redémarre autant de fois que nécessaire.
- Pilotes et micrologiciel avec l'outil du fabricant ; vérifier le Gestionnaire de périphériques (aucun point d'exclamation).
- Activation : Paramètres > Système > Activation.
- Nom du poste selon la convention de nommage (ici, son numéro d'inventaire), puis jonction au domaine ou inscription dans Intune.
- Comptes : l'utilisateur est un utilisateur standard, pas un administrateur ; le compte administrateur local est géré par LAPS (chapitre 6).
- Chiffrement : BitLocker actif, clé de récupération sauvegardée dans l'annuaire (chapitre 9).
- Sécurité : antivirus ou agent EDR, pare-feu actif sur les trois profils.
- Logiciels du profil métier, depuis une source fiable.
- Agent d'inventaire (agent GLPI) et sauvegarde des données utilisateur.
- Tests avec l'utilisateur : session, messagerie, imprimante, lecteurs réseau, logiciels métier. Mise à jour de la fiche d'inventaire et clôture du ticket.
# Renommer le poste, puis le joindre au domaine ravelle.lan (PowerShell administrateur)
Rename-Computer -NewName "PC-0042" -Restart
# Après le redémarrage :
Add-Computer -DomainName "ravelle.lan" -Credential "RAVELLE\admin-sarah" -Restart
# Installer et mettre à jour des logiciels avec winget, le gestionnaire de paquets de Windows
winget install --id Mozilla.Firefox --exact --silent
winget install --id 7zip.7zip --exact --silent
winget upgrade --all --silent
winget télécharge les logiciels depuis le dépôt de Microsoft et vérifie leur empreinte : c'est plus sûr et plus rapide que de chercher un installateur sur le Web. Add-Computer demande le mot de passe du compte autorisé à joindre des postes au domaine.
Installer Ubuntu 26.04 LTS
Pourquoi un Linux de bureau ? Pour les développeurs (les serveurs de production tournent sous Linux), pour les administrateurs (outils réseau, scripts, SSH), pour prolonger la vie d'un PC refusé par Windows 11, ou par choix de logiciel libre. Les distributions de bureau les plus courantes :
| Distribution | Version de référence en 2026 | Points forts |
|---|---|---|
| Ubuntu | 26.04 LTS « Resolute Raccoon » (avril 2026), maintenue cinq ans | La plus documentée, très répandue en entreprise et dans le cloud |
| Debian | 13 « Trixie » (2025) | Très stable, base d'Ubuntu, référence pour les serveurs |
| Linux Mint | Série 22, basée sur Ubuntu 24.04 LTS | Interface proche de Windows, légère |
| Fedora | Une version tous les six mois | Logiciels très récents, proche de Red Hat Enterprise Linux |
Ubuntu Desktop 26.04 LTS demande un processeur double cœur à 2 GHz, 6 Go de RAM et 25 Go d'espace disque. Les versions LTS (Long-Term Support) sortent tous les deux ans, en avril, et sont maintenues cinq ans (dix ans avec l'abonnement Ubuntu Pro) : ce sont les seules à installer en entreprise.
Les étapes :
- Télécharger l'ISO sur ubuntu.com et vérifier son empreinte SHA-256.
- Préparer la clé : Rufus ou balenaEtcher sous Windows, le Créateur de disque de démarrage sous Ubuntu.
- Démarrer sur la clé (le Secure Boot peut rester actif) et choisir d'installer Ubuntu ; le mode d'essai permet de vérifier que le matériel fonctionne avant de toucher au disque.
- Langue, clavier, réseau, puis le type d'installation : effacer le disque, installer à côté d'un système existant, ou partitionnement manuel.
- Le chiffrement : dans les options avancées, choisir LVM avec chiffrement (LUKS), protégé par une phrase de passe ou adossé au TPM. Sur un portable, c'est indispensable.
- Le compte : nom, nom de la machine, mot de passe. Ce premier compte est membre du groupe
sudo: il peut administrer la machine. L'installateur propose aussi de joindre un domaine Active Directory. - Redémarrer, retirer la clé.
Après l'installation :
# Mettre à jour tout le système
sudo apt update && sudo apt full-upgrade -y
# Installer les pilotes propriétaires recommandés (carte graphique, Wi-Fi), s'il y en a
sudo ubuntu-drivers install
# Activer le pare-feu, inactif par défaut sur Ubuntu
sudo ufw enable
sudo ufw status verbose
# Vérifier que les mises à jour de sécurité automatiques sont actives
systemctl status unattended-upgrades
Le double démarrage
Le double démarrage (dual boot) installe deux systèmes sur la même machine ; GRUB demande lequel lancer au démarrage. Il a quatre pièges :
- Installe Windows d'abord, puis Linux : l'installateur d'Ubuntu détecte Windows et ajoute une entrée dans GRUB, alors que l'installation de Windows ne propose pas Linux.
- Réduis la partition Windows depuis Windows (Gestion des disques > Réduire le volume), pas depuis Linux, et désactive le démarrage rapide de Windows : il laisse la partition NTFS dans un état « en veille » que Linux refuse de modifier.
- Note la clé de récupération BitLocker avant : modifier la chaîne de démarrage peut la faire demander au redémarrage suivant.
- L'heure décalée : Windows règle l'horloge matérielle à l'heure locale, Linux en temps universel (UTC). Passer d'un système à l'autre décale l'heure d'une ou deux heures. La solution la plus simple est de demander à Linux de suivre l'heure locale :
timedatectl set-local-rtc 1.
En entreprise, le double démarrage reste rare : il complique le support et la sécurité. On préfère une machine virtuelle, ou WSL 2 (le sous-système Windows pour Linux), qui fait tourner une vraie distribution Linux dans Windows, installée en une commande : wsl --install -d Ubuntu.
Déployer tout un parc
Installer un poste à la main prend une demi-journée avec la check-list. Pour 48 postes, il faut une méthode de déploiement :
| Méthode | Principe | Pour qui |
|---|---|---|
| Installation manuelle avec check-list | Un poste à la fois | Moins de cinq postes, cas particuliers |
| Image maîtresse (masterisation) | On prépare un poste modèle, on le généralise avec Sysprep, on capture son disque et on le copie sur les autres (FOG, Clonezilla, WDS) | Parc homogène sur site, salles de formation |
| Installation automatisée | L'installation officielle, pilotée par un fichier de réponse (autounattend.xml), puis des scripts et winget installent le reste | Parc varié, besoin de postes toujours à jour |
| Windows Autopilot avec Intune | Le fabricant enregistre l'identifiant matériel du PC chez Microsoft ; l'utilisateur déballe son PC, se connecte avec son compte professionnel, et le poste se configure seul | Postes neufs, télétravail, entreprise gérée dans le cloud |
| Linux : preseed (Debian), autoinstall (Ubuntu) | Un fichier de réponses décrit toute l'installation | Parcs Linux, serveurs |
Le démarrage réseau (PXE) complète ces méthodes : le poste démarre sur sa carte réseau, reçoit une adresse et un chargeur d'un serveur, puis lance l'installation sans clé USB. Le cours Déploiement de postes détaille chaque méthode : Sysprep et l'image de référence, PXE et WDS, FOG et Clonezilla, Autopilot et Intune.
Exercices
Exercice 1 sur 6 Quelle édition ? Réussi À revoir
Pour chaque situation, choisis l'édition de Windows 11 et justifie.
- Les 48 postes de Ravelle Conseil, joints au domaine
ravelle.lanet gérés par stratégies de groupe. - Le PC personnel d'un salarié, pour sa famille.
- Le poste qui pilote une machine de découpe dans un atelier : il ne doit pas changer pendant toute la durée de vie de la machine.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
- Professionnel au minimum : l'édition Famille ne peut ni joindre un domaine ni appliquer de stratégies de groupe, et n'offre pas BitLocker complet. L'édition Entreprise se justifie si l'organisation a besoin de ses fonctions de sécurité avancées et dispose de la licence.
- Famille suffit : pas de domaine, pas de gestion centralisée.
- IoT Entreprise LTSC : seulement des correctifs de sécurité, sans nouvelles fonctions, pendant dix ans ; c'est l'édition prévue pour les appareils dédiés comme ce poste de pilotage (l'édition Entreprise LTSC, elle, est maintenue cinq ans). Le logiciel de la machine ne risque pas d'être cassé par une mise à jour de fonctionnalités.
Tu avais trouvé ?
Exercice 2 sur 6 Remettre la post-installation dans l'ordre Réussi À revoir
Un collègue a installé un poste dans cet ordre : installation des logiciels métier, jonction au domaine, Windows Update, renommage du poste, chiffrement BitLocker, tests avec l'utilisateur, installation de l'agent GLPI.
- Quelles étapes posent problème à leur place, et pourquoi ?
- Propose un ordre correct.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
- Trois étapes sont mal placées. Le renommage après la jonction au domaine crée d'abord dans l'annuaire un objet ordinateur sous le nom aléatoire (
DESKTOP-XXXX), qu'il faut ensuite renommer ; on renomme avant de joindre. Windows Update après les logiciels installe des logiciels sur un système non corrigé, et les pilotes mis à jour peuvent obliger à refaire des réglages : les mises à jour viennent en premier. L'agent GLPI après les tests oblige à revenir sur le poste une fois l'utilisateur installé, et le poste a été remis sans figurer dans l'inventaire : l'agent s'installe avant les tests, qui sont la dernière étape. Le chiffrement, lui, est bien placé après la jonction au domaine, qui permet de sauvegarder la clé de récupération dans l'annuaire. - Windows Update et pilotes ; activation ; renommage ; jonction au domaine ; comptes (utilisateur standard, LAPS) ; BitLocker avec sauvegarde de la clé dans l'annuaire ; antivirus ou EDR et pare-feu ; logiciels métier ; agent GLPI et sauvegarde ; tests avec l'utilisateur ; mise à jour de la fiche d'inventaire.
Tu avais trouvé ?
Exercice 3 sur 6 L'heure qui change toute seule Réussi À revoir
Un développeur a installé Ubuntu à côté de Windows 11 sur son portable. Depuis, chaque fois qu'il revient sous Windows, l'horloge a une heure (ou deux heures en été) d'avance ou de retard.
- Explique la cause.
- Donne une solution.
- Quelle alternative au double démarrage lui aurais-tu proposée en entreprise ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
- L'horloge matérielle de la carte mère est réglée à l'heure locale par Windows et en temps universel (UTC) par Linux. Chaque système corrige l'horloge selon sa convention, et l'autre la lit avec la sienne : l'écart est celui du fuseau horaire, une heure en hiver et deux en été pour la France.
- Sous Ubuntu,
timedatectl set-local-rtc 1fait suivre l'heure locale à Linux. Autre solution : configurer Windows pour lire l'horloge en UTC, par une clé de registre. - WSL 2 (
wsl --install -d Ubuntu) ou une machine virtuelle : un seul système démarre la machine, le support et la sécurité restent simples, et il n'y a plus de conflit de démarrage, d'heure ou de BitLocker.
Tu avais trouvé ?
Exercice 4 sur 6 Choisir une méthode de déploiement Réussi À revoir
Ravelle Conseil achète 30 portables neufs d'un même modèle pour remplacer ses fixes. Dix salariés sont en télétravail trois jours par semaine. L'entreprise a Microsoft 365 avec Intune, et garde son domaine Active Directory pour l'instant.
- Compare deux méthodes de déploiement possibles.
- Laquelle recommandes-tu ? Quelle information faut-il demander au fournisseur au moment de la commande ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4
- Image maîtresse : préparer un portable modèle, le généraliser avec Sysprep, le capturer et le copier sur les 29 autres avec FOG ou Clonezilla. Rapide pour un modèle unique, mais il faut que chaque portable passe à l'atelier, et l'image vieillit (il faut la refaire à chaque mise à jour importante). Windows Autopilot : les portables sont livrés directement aux salariés, qui se connectent avec leur compte professionnel ; Intune installe les applications, les réglages et les règles de sécurité. Aucun passage à l'atelier, et le poste est toujours à jour.
- Autopilot, adapté aux télétravailleurs et au modèle unique. À la commande, il faut demander au fournisseur d'enregistrer les identifiants matériels (hardware hash) des portables dans le locataire Microsoft de Ravelle Conseil. Si les postes doivent rester joints au domaine local, il faudra prévoir la jonction hybride, plus complexe, ou profiter du renouvellement pour passer ces postes en jonction Entra ID seule.
Tu avais trouvé ?
Exercice 5 sur 6 Vérifier une ISO Réussi À revoir
Tu télécharges ubuntu-26.04-desktop-amd64.iso depuis un site miroir. sha256sum affiche une empreinte qui diffère d'un caractère de celle publiée sur ubuntu.com.
- Que fais-tu de ce fichier ?
- Pourquoi une seule lettre différente suffit-elle à conclure ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
- Ne pas l'utiliser : le supprimer, le retélécharger depuis le site officiel, et revérifier l'empreinte. Si le miroir fournit toujours un fichier différent, le signaler.
- Une fonction de hachage comme SHA-256 change complètement d'empreinte dès qu'un seul bit du fichier change. Deux empreintes différentes prouvent que le fichier n'est pas identique à celui de l'éditeur : téléchargement corrompu, ou fichier modifié, peut-être piégé. Il n'existe pas d'empreinte « presque bonne ».
Tu avais trouvé ?
Exercice 6 sur 6 Quel système de fichiers ? Réussi À revoir
Pour chaque situation, choisis un système de fichiers et justifie.
- Une clé USB de 64 Go pour transporter un fichier ISO de 6 Go entre un PC Windows 11 et un Mac.
- En copiant ce fichier sur une autre clé, Windows affiche « Le fichier est trop volumineux pour le système de fichiers de destination ». Quel est le système de fichiers de cette clé, et comment la rendre utilisable sans perdre ce qu'elle contient ?
- Le disque de données d'un serveur de fichiers sous Debian 13.
- Pourquoi la partition système EFI est-elle en FAT32 et pas en NTFS ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 6
- exFAT : le fichier fait 6 Go, soit 6 000 000 000 octets, plus que la limite de FAT32 (4 Gio moins un octet, 4 294 967 295 octets) ; NTFS ne serait qu'en lecture sur le Mac. exFAT accepte les gros fichiers et se lit et s'écrit sur les deux systèmes.
- La clé est en FAT32, qui refuse les fichiers de 4 Gio ou plus. Pour la passer en exFAT, il faut copier son contenu ailleurs, la formater, puis recopier : un formatage efface tout. La commande
convert E: /FS:NTFSla convertirait en NTFS sans perte de données, mais le Mac ne pourrait plus y écrire. - ext4 (ou XFS) : un système de fichiers journalisé, avec les droits Unix, pris en charge nativement par Linux. FAT32 et exFAT n'ont ni journal ni droits.
- Parce que le micrologiciel UEFI doit lire cette partition avant le démarrage de tout système d'exploitation, et que la norme UEFI s'appuie sur FAT : tous les micrologiciels savent lire FAT32, aucun n'est obligé de lire NTFS.
Tu avais trouvé ?