Chapitre 920 minDébutant
Sécuriser un poste de travail
Par Josselyn C., prof de BTS SIO. Mis à jour le .
À la fin de ce chapitre, tu sauras
- dire contre quoi chaque mesure protège un poste ;
- chiffrer un disque avec BitLocker ou LUKS et gérer la clé de récupération ;
- expliquer la différence entre un antivirus et un EDR ;
- configurer le pare-feu local de Windows et de Linux ;
- auditer un poste avec une check-list de durcissement.
5 exercices corrigés1 schéma
Sécuriser un poste de travail, on dit aussi le durcir, c'est réduire ce qu'un attaquant peut faire contre lui : rendre les données illisibles si le poste est perdu ou volé, bloquer les logiciels malveillants, limiter les dégâts d'un compte compromis et détecter une attaque en cours. Aucune mesure ne suffit seule : on les empile, pour qu'une attaque qui franchit une barrière bute sur la suivante. C'est la défense en profondeur. Ce chapitre passe en revue les mesures d'un poste Windows 11 ou Linux : chiffrement du disque, antivirus et EDR, pare-feu local, démarrage sécurisé, comptes, contrôle des applications, et termine par une check-list d'audit.
Les menaces et les mesures
| Menace | Ce qui se passe | Mesures |
|---|---|---|
| Perte ou vol du portable | Le voleur sort le disque et lit les fichiers sur une autre machine | Chiffrement du disque, verrouillage de session, mot de passe du micrologiciel |
| Logiciel malveillant reçu par courriel ou téléchargé | Il s'exécute avec les droits de l'utilisateur | Antivirus et EDR, utilisateur standard, contrôle des applications, mises à jour |
| Rançongiciel | Les fichiers sont chiffrés, l'attaquant demande une rançon | EDR, moindre privilège, sauvegardes hors ligne, segmentation du réseau |
| Exploitation d'une faille connue | Un logiciel non corrigé est attaqué à distance ou par un document piégé | Mises à jour système et applications, pare-feu local |
| Vol d'identifiants | Mot de passe hameçonné, ou extrait de la mémoire d'un poste | Authentification multifacteur, Windows Hello, protection des identifiants, LAPS |
| Bootkit | Un code malveillant se lance avant le système | Secure Boot, mises à jour du micrologiciel |
| Accès physique au poste allumé | Quelqu'un utilise la session restée ouverte | Verrouillage automatique de session, sensibilisation (Windows + L en partant) |
| Clé USB inconnue | Un logiciel malveillant ou un clavier piégé qui tape des commandes | Restriction des périphériques USB, sensibilisation |
Chiffrer le disque
Le chiffrement du disque rend son contenu illisible sans la clé : un voleur qui sort le SSD et le branche sur une autre machine ne voit que des données aléatoires. C'est la seule protection efficace contre la perte et le vol, la menace la plus fréquente pour un portable.
BitLocker chiffre les volumes de Windows (éditions Professionnel, Entreprise, Éducation) en AES. Il déverrouille le disque au démarrage grâce à un ou plusieurs protecteurs :
| Protecteur | Fonctionnement | Niveau |
|---|---|---|
| TPM seul | Le TPM libère la clé si la chaîne de démarrage n'a pas changé ; rien à taper | Transparent pour l'utilisateur, bon contre le vol d'un disque seul |
| TPM + code PIN | Le TPM ne libère la clé qu'après un code tapé avant le démarrage de Windows | Plus fort : un portable volé éteint ne démarre pas Windows sans le code, ce qui bloque aussi les attaques sur la chaîne de démarrage ; recommandé pour les portables et les postes sensibles |
| Clé de démarrage USB | Un fichier de clé sur une clé USB | Pour les PC sans TPM, rare aujourd'hui |
| Mot de passe de récupération | 48 chiffres, à taper quand le TPM refuse de libérer la clé | Indispensable : c'est la roue de secours |
Un portable volé en veille, session verrouillée, a déjà son disque déverrouillé : le code PIN ne joue pas. Pour les déplacements, préfère l'arrêt ou la veille prolongée.
La clé de récupération est le point critique. Si elle est perdue et que le TPM refuse de déverrouiller (carte mère changée, micrologiciel mis à jour sans suspendre BitLocker), les données sont perdues pour toujours. En entreprise, la stratégie de groupe ou Intune impose de sauvegarder la clé dans Active Directory ou Entra ID avant d'activer le chiffrement. Sur un poste personnel, elle est sauvegardée dans le compte Microsoft de l'utilisateur.
# État du chiffrement de tous les volumes
manage-bde -status
# Détail du volume système : état, pourcentage chiffré, protecteurs
Get-BitLockerVolume -MountPoint "C:" | Select-Object VolumeStatus, EncryptionPercentage, KeyProtector
# Activer BitLocker : d'abord un mot de passe de récupération, puis le chiffrement avec le TPM
Add-BitLockerKeyProtector -MountPoint "C:" -RecoveryPasswordProtector
Enable-BitLocker -MountPoint "C:" -EncryptionMethod XtsAes256 -UsedSpaceOnly -TpmProtector
L'option -UsedSpaceOnly ne chiffre que l'espace occupé : c'est beaucoup plus rapide sur un poste neuf, dont l'espace libre n'a jamais contenu de données. Sur un disque qui a déjà servi, chiffre tout le disque, car l'espace « libre » contient encore d'anciens fichiers.
Sur l'édition Famille, Windows 11 propose le chiffrement de l'appareil, une version simplifiée de BitLocker. Depuis la version 24H2, il s'active automatiquement lors d'une installation propre sur les PC compatibles, en Famille comme en Professionnel, dès qu'on se connecte avec un compte Microsoft ou un compte professionnel, et la clé de récupération est sauvegardée dans le compte Microsoft. Pense à vérifier sa présence avant de toucher au micrologiciel d'un PC personnel. BitLocker To Go chiffre les clés USB et les disques externes.
Sous Linux, le chiffrement se fait avec LUKS (Linux Unified Key Setup), le plus souvent à l'installation (chapitre 5). La phrase de passe est demandée à chaque démarrage, sauf si on enregistre la clé dans le TPM :
lsblk -f # la partition chiffrée apparaît en « crypto_LUKS »
sudo cryptsetup luksDump /dev/nvme0n1p3 # version de LUKS, algorithme, emplacements de clés
sudo systemd-cryptenroll --tpm2-device=auto /dev/nvme0n1p3 # déverrouillage par le TPM
Sur macOS, c'est FileVault. Quel que soit le système, la règle ne change pas : un chiffrement sans clé de récupération sauvegardée est une bombe à retardement.
Antivirus, EDR et XDR
Un antivirus recherche des logiciels malveillants connus, par leur signature, et des comportements suspects. Un EDR (Endpoint Detection and Response, détection et réponse sur les terminaux) va plus loin : il enregistre en continu ce qui se passe sur le poste (processus lancés, fichiers modifiés, connexions réseau), détecte les enchaînements suspects même sans logiciel malveillant connu, et permet de réagir à distance.
| Antivirus | EDR | |
|---|---|---|
| Détecte | Les menaces connues (signatures) et certains comportements | Les comportements suspects, y compris les attaques sans fichier malveillant |
| Garde un historique | Non, seulement les détections | Oui : la chronologie complète de l'attaque sur chaque poste |
| Réponse | Mettre le fichier en quarantaine | Isoler le poste du réseau, tuer un processus, collecter des preuves, à distance |
| Analyse | Sur le poste | Sur le poste et dans une console centrale, souvent dans le cloud |
| Qui s'en sert | L'utilisateur, le technicien | Une équipe de sécurité, interne ou un prestataire (un SOC) |
Windows 11 intègre Microsoft Defender Antivirus, un antivirus complet et bien noté. Pour l'EDR, on ajoute un produit : Microsoft Defender for Endpoint, CrowdStrike Falcon, SentinelOne, ou des éditeurs français comme HarfangLab. Un XDR (Extended Detection and Response) étend l'EDR à d'autres sources (messagerie, identités, cloud, réseau) ; un service MDR (Managed Detection and Response) confie la surveillance à un prestataire, jour et nuit, ce qui convient aux petites structures sans équipe de sécurité.
# État de Microsoft Defender : protection en temps réel, date des signatures, protection contre les falsifications
Get-MpComputerStatus | Select-Object RealTimeProtectionEnabled, AntivirusSignatureLastUpdated, IsTamperProtected
# Lancer une analyse rapide
Start-MpScan -ScanType QuickScan
La protection contre les falsifications (tamper protection) empêche un logiciel malveillant, même lancé avec des droits d'administration, de désactiver Defender : laisse-la active.
Le pare-feu local
Le pare-feu local filtre les connexions qui entrent sur le poste et qui en sortent. Il complète le pare-feu du réseau : il protège un portable branché sur le Wi-Fi d'un hôtel, et il empêche un poste compromis de se connecter facilement à ses voisins (le mouvement latéral).
Le Pare-feu Windows Defender a trois profils, choisis selon le réseau auquel le poste est connecté :
| Profil | Quand | Réglage conseillé |
|---|---|---|
| Domaine | Le poste joint un contrôleur de son domaine | Entrées bloquées sauf les règles d'administration nécessaires |
| Privé | Réseau marqué comme privé (domicile) | Entrées bloquées sauf exceptions |
| Public | Tout autre réseau (gare, hôtel, café) | Le plus strict : toutes les entrées bloquées |
Par défaut, les connexions entrantes sont bloquées, sauf celles qu'une règle autorise, et les connexions sortantes sont autorisées. Les règles se gèrent dans la console wf.msc, par stratégie de groupe pour tout le parc, ou en PowerShell :
# Les trois profils sont-ils actifs ?
Get-NetFirewallProfile | Select-Object Name, Enabled, DefaultInboundAction
# Autoriser le Bureau à distance uniquement depuis le VLAN d'administration
New-NetFirewallRule -DisplayName "RDP depuis le VLAN admin" -Direction Inbound -Protocol TCP `
-LocalPort 3389 -RemoteAddress 10.10.30.0/24 -Action Allow -Profile Domain
Sous Ubuntu, ufw (Uncomplicated Firewall) est installé mais inactif par défaut :
sudo ufw default deny incoming
sudo ufw default allow outgoing
sudo ufw allow from 10.10.30.0/24 to any port 22 proto tcp # SSH depuis le VLAN d'administration seulement
sudo ufw enable
sudo ufw status numbered
Le cours Cybersécurité des infrastructures traite des pare-feu réseau, de la DMZ et du VPN.
Le démarrage, les comptes et l'authentification
- Le démarrage : Secure Boot actif, TPM actif, micrologiciel à jour, mot de passe administrateur sur le micrologiciel, démarrage sur USB désactivé ou protégé (chapitre 2).
- Les comptes : utilisateurs standard, comptes d'administration séparés, administrateur local géré par LAPS (chapitre 6).
- L'authentification : Windows Hello Entreprise remplace le mot de passe par un code PIN ou une donnée biométrique liés au TPM du poste ; même connu, le PIN ne sert à rien sur une autre machine. L'authentification multifacteur protège les accès aux services en ligne (messagerie, VPN).
- La protection des identifiants (Credential Guard) isole les secrets d'authentification de Windows dans une zone protégée par la virtualisation, pour qu'un logiciel malveillant ne puisse pas les extraire de la mémoire. Elle est activée par défaut sur les éditions Entreprise et Éducation récentes, sur le matériel compatible.
- Le verrouillage de session : automatique après quelques minutes d'inactivité, fixé par stratégie, et le réflexe Windows + L (ou Super + L sous Linux) quand on quitte son bureau.
Contrôler les applications et les périphériques
Un poste qui n'exécute que des logiciels approuvés résiste à la plupart des logiciels malveillants. Windows propose plusieurs niveaux :
- SmartScreen avertit avant d'ouvrir un fichier téléchargé peu connu ou un site d'hameçonnage.
- Les règles de réduction de la surface d'attaque (ASR) de Defender bloquent des comportements typiques des attaques : un document Office qui lance un programme, un script qui télécharge un exécutable, le vol de mots de passe dans la mémoire du processus
lsass. - Les macros Office provenant d'Internet sont bloquées par défaut depuis 2022 : ne réactive jamais ce blocage pour « faire marcher un fichier ».
- App Control for Business (anciennement WDAC) et AppLocker n'autorisent que les applications listées (par éditeur, par chemin, par empreinte). C'est la mesure la plus forte, à déployer progressivement, en mode audit d'abord.
Les ports USB sont une porte d'entrée : clé infectée, clé qui imite un clavier et tape des commandes, fuite de données. Une stratégie de groupe ou Intune peut interdire les supports de stockage amovibles, ou n'autoriser que les clés chiffrées de l'entreprise. L'exécution automatique (autorun) des supports amovibles est désactivée depuis longtemps dans Windows ; vérifie qu'aucune stratégie ne l'a réactivée.
Journaliser et suivre des référentiels
Un poste bien protégé doit aussi laisser des traces : ouvertures de session réussies et échouées (événements 4624 et 4625 du journal Sécurité), installations, modifications des groupes d'administration. Ces journaux sont envoyés vers un serveur central ou une solution de supervision de la sécurité, pour être conservés et analysés même si l'attaquant efface ceux du poste. Voir les chapitres Quoi journaliser et Lire et analyser des logs du cours Réponse à incident, et le cours Supervision.
Inutile d'inventer ta propre liste de réglages : des référentiels existent. L'ANSSI publie un guide d'hygiène informatique (42 mesures, résumées dans le chapitre Hygiène informatique du cours Cybersécurité, dont plusieurs concernent directement les postes de travail) et des recommandations de configuration des systèmes GNU/Linux ; Microsoft publie des lignes de base de sécurité (security baselines) pour Windows 11, applicables par stratégie de groupe ou Intune ; le CIS publie des guides détaillés pour chaque système. Citer un référentiel dans un compte rendu montre que tes choix ne sont pas arbitraires.
La check-list d'audit d'un poste
| Point | Comment vérifier | Attendu |
|---|---|---|
| Système maintenu et à jour | winver ; Paramètres > Windows Update | Version en cours de support, aucune mise à jour en attente depuis plus d'un mois |
| Applications à jour | winget upgrade | Rien d'ancien sur les navigateurs, la suite bureautique, le lecteur PDF |
| Chiffrement | manage-bde -status | « Chiffrement complet », protection activée, clé sauvegardée dans l'annuaire |
| Secure Boot et TPM | msinfo32, tpm.msc | Activé, TPM 2.0 prêt |
| Comptes | Get-LocalGroupMember -SID "S-1-5-32-544" | Pas d'utilisateur ordinaire dans les Administrateurs ; administrateur local géré par LAPS |
| Antivirus ou EDR | Get-MpComputerStatus, console de l'EDR | Protection en temps réel, signatures du jour, protection contre les falsifications |
| Pare-feu | Get-NetFirewallProfile | Les trois profils actifs, entrées bloquées par défaut |
| Verrouillage de session | Stratégie appliquée (gpresult /r) | Verrouillage après quelques minutes d'inactivité |
| Micrologiciel | msinfo32, outil du fabricant | Dernière version, mot de passe administrateur posé |
| Sauvegarde | Console de sauvegarde ou OneDrive | Données de l'utilisateur sauvegardées, restauration testée |
Sur un poste d'entreprise, certains réglages sont verrouillés par l'administrateur : noter « réglé par stratégie » est une réponse juste dans un audit. Pour chaque écart, l'audit propose une action et une priorité.
Exercices
Exercice 1 sur 5 Le portable oublié dans le train Réussi À revoir
Un commercial de Ravelle Conseil a oublié son portable dans le train. Le portable était éteint, protégé par un mot de passe de session solide. Le disque n'était pas chiffré.
- Le voleur peut-il lire les fichiers ? Explique comment.
- Quelle mesure l'aurait empêché ?
- Les fichiers contenaient des données personnelles de clients. Quelle obligation pèse sur l'entreprise ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 1
- Oui. Le mot de passe de session ne protège que l'ouverture d'une session Windows sur ce PC. Le voleur démarre sur une clé USB Linux, ou retire le SSD et le branche sur un autre ordinateur : les fichiers sont lisibles en clair.
- Le chiffrement du disque (BitLocker, idéalement avec TPM et code PIN) : le disque serait illisible sans la clé. Un mot de passe sur le micrologiciel aurait gêné le démarrage sur une clé USB, mais pas le retrait du disque.
- C'est une violation de données personnelles au sens du RGPD : l'entreprise doit la documenter dans son registre et la notifier à la CNIL dans les 72 heures si elle présente un risque pour les personnes, voire informer les clients concernés si le risque est élevé. Si le disque avait été chiffré avec une clé non compromise, la notification aux personnes n'aurait pas été nécessaire. Voir le cours Droit et RGPD.
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Exercice 2 sur 5 La clé de récupération introuvable Réussi À revoir
Après le remplacement de la carte mère d'un portable sous garantie, le poste demande la clé de récupération BitLocker. Le technicien du fabricant n'en a pas, l'utilisatrice non plus.
- Pourquoi le poste demande-t-il cette clé ?
- Où la chercher chez Ravelle Conseil ?
- Si elle n'existe nulle part, que deviennent les données ? Qu'aurait-il fallu faire avant l'intervention ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 2
- La clé de chiffrement était scellée dans le TPM de l'ancienne carte mère (ou du processeur). Le nouveau TPM ne la connaît pas : BitLocker demande le protecteur de secours, le mot de passe de récupération de 48 chiffres.
- Dans Active Directory (onglet Récupération BitLocker de l'objet ordinateur, avec les outils d'administration) ou dans Entra ID / Intune (fiche de l'appareil), grâce à l'identifiant de clé affiché à l'écran.
- Sans clé, les données sont définitivement perdues : c'est le but du chiffrement. Il fallait vérifier, avant de confier le portable, que la clé était sauvegardée dans l'annuaire, et idéalement suspendre BitLocker pour l'intervention, puis le réactiver après. Plus largement, la stratégie doit interdire d'activer BitLocker tant que la clé n'est pas sauvegardée, et les données de l'utilisatrice doivent être synchronisées ou sauvegardées ailleurs.
Tu avais trouvé ?
Exercice 3 sur 5 Antivirus ou EDR ? Réussi À revoir
La responsable de Ravelle Conseil te demande : « On a déjà l'antivirus de Windows. Le prestataire nous propose un EDR avec une surveillance assurée par son SOC, pour 6 € par poste et par mois. À quoi ça sert de plus ? »
Réponds-lui en cinq à huit lignes, sans jargon inutile, avec un exemple concret.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 3
Une réponse possible :
« L'antivirus reconnaît surtout les menaces déjà connues et met le fichier en quarantaine. Les attaques actuelles utilisent souvent des outils légitimes de Windows, sans fichier malveillant à reconnaître. L'EDR, lui, enregistre ce qui se passe sur chaque poste et repère les enchaînements anormaux : un document Word qui lance PowerShell, qui télécharge un programme, qui essaie de lire les mots de passe. Il permet aussi d'isoler un poste du réseau à distance en quelques secondes, avant qu'un rançongiciel ne se propage. Comme nous n'avons personne pour surveiller les alertes la nuit et le week-end, le service de surveillance du prestataire réagirait à notre place. Pour 48 postes, cela représente 288 € par mois, à comparer au coût de quelques jours d'arrêt complet du cabinet. »
Le calcul : 48 × 6 = 288 € par mois. Les éléments attendus : la différence entre détection de signatures et détection de comportements, la réponse à distance, l'intérêt de la surveillance continue pour une structure sans équipe de sécurité, et un ordre de grandeur du coût.
Tu avais trouvé ?
Exercice 4 sur 5 Écrire des règles de pare-feu Réussi À revoir
- Écris la commande PowerShell qui autorise les connexions entrantes en SSH (TCP 22) sur un poste Windows, uniquement depuis le réseau 10.10.30.0/24, pour le profil Domaine.
- Écris les commandes
ufwqui, sur un poste Ubuntu, bloquent toutes les entrées sauf le SSH depuis ce même réseau, puis activent le pare-feu. - Pourquoi garder un pare-feu local actif sur des postes qui sont déjà derrière le pare-feu de l'entreprise ?
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 4
- La règle Windows :
New-NetFirewallRule -DisplayName "SSH depuis le VLAN admin" -Direction Inbound -Protocol TCP `
-LocalPort 22 -RemoteAddress 10.10.30.0/24 -Action Allow -Profile Domain
- Les commandes
ufw:
sudo ufw default deny incoming
sudo ufw default allow outgoing
sudo ufw allow from 10.10.30.0/24 to any port 22 proto tcp
sudo ufw enable
- Le pare-feu de l'entreprise filtre ce qui entre depuis Internet, pas ce qui circule entre les postes du réseau interne : un poste compromis peut attaquer ses voisins (mouvement latéral). Et un portable n'est pas toujours derrière le pare-feu de l'entreprise : à l'hôtel ou à la gare, son pare-feu local est sa seule protection réseau.
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Exercice 5 sur 5 Exploiter un audit Réussi À revoir
L'audit du poste PC-0017 donne : Windows 11 23H2 ; BitLocker « Protection désactivée » ; Secure Boot activé ; l'utilisateur est membre des Administrateurs ; Defender actif, signatures d'il y a deux jours ; pare-feu du profil Public désactivé ; aucun mot de passe sur le micrologiciel.
Classe les écarts du plus grave au moins grave, avec l'action correspondante pour chacun.
Voir la réponseMasquer la réponse de l'exercice 5
- Windows 11 23H2 : version qui n'est plus maintenue pour l'édition Professionnel, le poste ne reçoit plus de correctifs de sécurité. Action : mettre à jour vers une version maintenue (25H2 ou 26H2), puis vérifier pourquoi il n'a pas suivi (anneau mal configuré, échec d'installation, poste rarement connecté).
- L'utilisateur est administrateur : tout logiciel malveillant qu'il lance obtient tous les droits. Action : le retirer du groupe Administrateurs et prévoir le catalogue d'applications.
- BitLocker « Protection désactivée » : le disque est chiffré, mais la protection est suspendue (la clé est lisible en clair sur le disque), sans doute après une mise à jour du micrologiciel. Action : réactiver la protection (
Resume-BitLocker -MountPoint "C:") et vérifier la sauvegarde de la clé. - Pare-feu du profil Public désactivé : grave pour un portable utilisé hors de l'entreprise. Action : le réactiver, et vérifier la stratégie qui doit l'imposer.
- Pas de mot de passe sur le micrologiciel : action : le poser, par l'outil du fabricant.
- Signatures de deux jours : écart mineur, souvent dû à un poste resté éteint. Action : forcer une mise à jour et vérifier qu'elle passe.
D'autres ordres sont défendables entre les points 2, 3 et 4, s'ils sont argumentés.
Tu avais trouvé ?